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Prisons: négociations sous tension après une nouvelle agression de surveillants



Fleury-Mérogis, France | AFP | vendredi 19/01/2018 - Les négociations entre syndicats et administration pénitentiaire se poursuivaient vendredi dans un climat électrisé par une nouvelle agression de surveillants, à la prison corse de Borgo, au quatrième jour d'une mobilisation nationale pour de meilleures conditions de sécurité.

Après une série d'agressions qui ont ravivé la colère des surveillants, deux gardiens ont été blessés vendredi en Haute-Corse, dont l'un grièvement à l'arme blanche, par trois détenus dont l'un était suivi pour radicalisation islamiste.
Une agression qualifiée de "grave" et "intolérable" par la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui se rendra à la prison de Borgo dans l'après-midi pour rencontrer les surveillants, a-t-on appris auprès du ministère.
L'auteur principal et trois autres détenus ont été interpellés dans la maison d'arrêt où la situation est revenue à la normale, selon une source proche de l'enquête.
Malgré ce nouvel incident, les négociations engagées depuis mardi soir entre la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP) et les syndicats Ufap-Unsa et CGT Pénitentiaire se poursuivaient dans un climat tendu.
"Depuis lundi, on a de la casse, et c'est sans compter sur les forces de l'ordre qui nous chargent", a commenté à l'AFP Jean-François Forget, secrétaire général de l'Ufap-Unsa (majoritaire).
Plus tôt dans la matinée, les forces de l'ordre ont chargé et tiré des gaz lacrymogènes sur 150 gardiens qui bloquaient l'accès à Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande prison d'Europe (plus de 4.300 détenus). La veille, 123 détenus avaient brièvement refusé de regagner leurs cellules dans cet établissement.
Le syndicat FO-Pénitentiaire, qui ne participe pas aux négociations avec la Chancellerie, a lui aussi haussé le ton après l'agression de Borgo en appelant "à durcir" les modalités d'action et en exigeant une "rencontre rapide" avec la garde des Sceaux.
Avant même ce nouvel incident, les syndicats avaient reconduit le mouvement lancé lundi après l'agression le 11 janvier de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) afin de peser sur les négociations.
 

- "On recharge les batteries" -

 
Pour l'instant, les discussions avec le ministère ont débouché sur un document de travail contenant des propositions sur la sécurité des agents, la prise en charge de la radicalisation, une meilleure reconnaissance du métier de surveillant et les effectifs. Matignon a rendu son arbitrage sur ce document et un accord doit maintenant être finalisé entre le ministère et les syndicats associés aux négociations, selon la Chancellerie. 
Vendredi, les blocages ont notamment repris à Fresnes (Val-de-Marne), où une tentative d'évasion a été déjouée dans la nuit, à Réau (Seine-et-Marne), ou à Nanterre (Hauts-de-Seine), Bois d'Arcy (Yvelines) ou encore à la maison d'arrêt des femmes de Versailles qui n'avait pas pris part au mouvement jusqu'ici, selon des sources syndicales.
Certains responsables syndicaux expliquent avoir concentré leurs actions sur quelques établissements pour éviter un essoufflement du mouvement. "Ce n'est pas évident de mobiliser plusieurs jours de suite à 5 heures du mat', donc on essaie de regrouper nos forces", a expliqué Khalid Belyamani,secrétaire général UGSP-CGT Paca Corse.
Les centres pénitentiaires de Bar-le-Duc, Saint-Mihiel, Montmédy, Toul et Ecrouves, Tarbes, Foix Lannemezan, Toulouse-Seysses, Montauban, Perpignan, Béziers, Corbas, Riom, Moulins, Privas, Roanne ou encore Valence, Cherbourg, Caen, Le Havre, Argentan, Rouen, Le Mans, Condé-sur-Sarthe, Nantes, Saint-Brieuc, Aix, Avignon, Nice, Toulon, Tarascon, Borgo, Digne et Salon-de-Provence étaient bloqués vendredi matin.
"On recharge les batteries s'il faut repartir vraiment au combat à partir de lundi", a déclaré Laurens Maffre, secrétaire régional Occitanie Ufap-Unsa.
Dans la région Centre-Val de Loire, aucun établissement n'est bloqué, les surveillants faisant une "pause", a souligné Pascal Sabourault, secrétaire interrégional FO.
Dans les Hauts-de-France, l'Ufap-Unsa bloquait vendredi matin 13 établissements sur 17, dont Vendin-le-Vieil, Beauvais, Bapaume et Longuenesse.
A Metz, l'exaspération des agents était particulièrement vive vendredi matin, selon Jean-Claude Roussy, secrétaire général de l'Ufap-Unsa Justice Grand Est, après l'annonce de la condamnation de l'un d'entre eux à 6 mois de prison avec sursis pour des coups portés à un détenu, en avril dernier.

le Vendredi 19 Janvier 2018 à 05:49 | Lu 207 fois




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