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Prévention contre l’usage abusif des fusées de détresse en mer


Tout usage abusif de fusées de détresse expose son auteur à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 3,6 millions de francs d’amende.
Tout usage abusif de fusées de détresse expose son auteur à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 3,6 millions de francs d’amende.
Tahiti, le 20 janvier 2026 - Trois alertes en dix jours. Depuis le début de l’année 2026, le centre de secours en mer de Polynésie française (JRCC Tahiti) fait face à une hausse préoccupante des signalements liés à des tirs de fusées de détresse.
 
Ces fameuses “fusées rouges” sont censées être utilisées uniquement en cas de danger vital en mer. Derrière ces alertes, souvent prises à la légère par leurs auteurs, se cachent pourtant de lourdes opérations de recherche, coûteuses et parfois risquées pour les équipes mobilisées.
 
À plusieurs reprises ces dernières semaines, des témoins ont signalé des fusées aperçues depuis la côte ou au large. À chaque fois, impossible pour les secours de savoir immédiatement s’il s’agit d’un jeu irresponsable ou d’un véritable appel à l’aide. Résultat : des moyens sont engagés sans attendre. Dans deux des trois cas récents, un hélicoptère Dauphin a notamment été mobilisé afin de vérifier qu’aucune embarcation ni aucune personne ne se trouvait en difficulté en mer. Une seule alerte a finalement pu être formellement attribuée à un tir effectué depuis la terre ferme. 
 
Les autorités tirent donc la sonnette d’alarme. Les fusées de détresse sont strictement réservées aux situations de danger réel et immédiat : naufrage, voie d’eau, personne à la mer. Leur utilisation à des fins festives, par curiosité ou par ignorance, est tout simplement interdite. Et elle n’est pas sans conséquences : l’usage abusif de ces dispositifs est passible de lourdes sanctions pénales, pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 3,6 millions de francs d’amende. Quant aux fusées périmées, elles ne doivent ni être utilisées, ni jetées à la décharge. Elles doivent impérativement être rapportées au point de vente pour être détruites ou recyclées en toute sécurité, car elles restent dangereuses même hors d’usage.
 
Enfin, le haut-commissaire appelle à la responsabilité collective. Les feux d’artifice ou lâchers de lanternes volantes organisés près du littoral doivent systématiquement être signalés aux secours. Ces dispositifs lumineux peuvent facilement être confondus avec des signaux de détresse et déclencher, là encore, des opérations inutiles.
 

Rédigé par D'après communiqué le Mardi 20 Janvier 2026 à 13:26 | Lu 287 fois