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Premier décès d'une femme porteuse des implants mammaire PIP



Premier décès d'une femme porteuse des implants mammaire PIP
MARSEILLE, 23 novembre 2011 (AFP) - Une femme, ancienne porteuse des prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP), une entreprise du Var mise en liquidation judiciaire et dont le patron est soupçonné de fraude, est décédée, a-t-on appris mercredi auprès d'une association de victimes.

"C'est avec une profonde tristesse et une colère non dissimulée que l'association PPP vous annonce le premier décès parmi les victimes PIP", affirme l'association des Porteuses de Prothèses PIP (PPP) dans un communiqué.

Elle ajoute qu'"Edwige, ancienne porteuse de prothèses mammaires défectueuses PIP rompues, (qui) avait contracté au contact des implants un lymphome", est décédée lundi.

La présidente de l'association, accompagnée du médecin-expert de l'association, le Dr Dominique-Michel Courtois, sera reçue le 14 décembre au ministère de la Santé "pour y exposer les faits et exiger des solutions adaptées".

Une enquête préliminaire du pôle santé du parquet de Marseille avait été ouverte en mars 2010, parallèlement au retrait du marché de prothèses défectueuses par l'Agence des produits de santé (Afssaps) et à la mise en liquidation judiciaire de PIP.

L'affaire avait été révélée fin mars quand l'Afssaps avait suspendu l'utilisation des prothèses mammaires à base de gel de silicone fabriquées par PIP.

En cause: un taux de rupture anormal, de l'ordre du double en termes de fréquence comparé aux autres fabricants, sachant que les implants ont habituellement une durée de vie d'une dizaine d'années. Selon les éléments recueillis sur le site par les enquêteurs, PIP utilisait un gel de silicone différent de celui qui avait été déclaré aux autorités sanitaires.

Des inspecteurs dépêchés sur place avaient repéré des fûts de matière première suspects et recueilli des confidences de salariés.

Il a depuis été établi que le silicone utilisé n'était pas destiné à un usage médical, mais industriel, d'où une gélification favorisant les fuites à travers l'enveloppe de l'implant et pouvant la fragiliser jusqu'à la rupture.

Le nombre de femmes porteuses de prothèses PIP est évalué en France à 30.000, alors qu'une grande partie de la production de la société, un temps troisième fabricant mondial, a aussi été exportée, notamment en Grande-Bretagne et en Espagne.

Quelque 1.400 plaintes ont été déposées auprès du procureur de la République de Marseille par des femmes porteuses de ces implants.

lrb/ei

Rédigé par AFP le Mercredi 23 Novembre 2011 à 11:24 | Lu 1252 fois





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