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Plus d'une centaine de personnalités de la culture soutiennent la rapporteuse de l'ONU pour les territoires palestiniens


Dia Dipasupil / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Dia Dipasupil / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Paris, France | AFP | samedi 14/02/2026 - Plus d'une centaine de personnalités de la culture, parmi lesquelles la prix Nobel de littérature Annie Ernaux et l'actrice américaine Susan Sarandon, ont apporté samedi leur soutien à la rapporteuse de l'ONU pour les territoires palestiniens Francesca Albanese, dont la France et l'Allemagne ont réclamé la démission en raison de récents propos sur Israël. 

"Nous apportons tout notre soutien à Francesca Albanese, défenseure du droit des peuples, donc, aussi, du peuple palestinien, à exister", ont souscrit ces personnalités, dont les musiciens Peter Gabriel, Annie Lennox, les acteurs Javier Bardem, Mark Ruffalo, ou encore le réalisateur Yorgos Lanthimos. Figurent aussi les musiciennes et actrices françaises Pomme ou Camélia Jordana.

"Nous sommes infiniment plus nombreux, aux quatre coins de la Terre, à vouloir que la force ne fasse plus loi", affirment cette lettre ouverte lancée par le collectif "Artistes pour la Palestine". L'absence de sanction de l'Etat français à l'égard d'Israël y est également dénoncée.

Des parlementaires et responsables de gauche français (Ecologistes, LFI...) ont aussi appuyé Francesca Albanese. 

L'intéressée a dénoncé, elle, des "accusations mensongères" et une "manipulation" de ses propos.

La polémique n'a cessé d'enfler après une lettre adressée mardi par un groupe de députés du camp présidentiel au ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, pour dénoncer des propos "antisémites" de l'experte italienne auprès de l'ONU et demander que la France "oeuvre" pour qu'elle soit "déchue de tout mandat onusien".

Selon eux, cette experte a désigné dans une intervention publique "Israël comme un ennemi commun de l'humanité".

Le lendemain, Jean-Noël Barrot a demandé devant le Parlement la démission de Mme Albanese pour ses "propos outranciers et coupables qui visent (...) Israël en tant que peuple et en tant que nation, ce qui est absolument inacceptable". 

Ces propos "s'ajoutent à une longue liste de prises de positions scandaleuses, justifiant le 7-Octobre, pire massacre antisémite de notre histoire depuis la Shoah, évoquant le lobby juif, ou encore comparant Israël au Troisième Reich", a-t-il ajouté.

Il a été rejoint jeudi par son homologue allemand, Johann Wadephul.

Les soutiens de Mme Albanese ont dénoncé, eux, une décision basée sur une "fausse information".

"Je n'ai jamais, jamais, jamais dit +Israël est l'ennemi commun de l'humanité+", a dénoncé mercredi Mme Albanese à l'antenne de la chaîne France 24.

"J'ai parlé des crimes d'Israël, de l'apartheid, du génocide et j'ai condamné comme l'ennemi commun le système qui ne permet pas d'amener en justice et d'amener à une cessation des crimes d'Israël", a-t-elle assuré. 

le Lundi 16 Février 2026 à 02:42 | Lu 152 fois