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Papouasie: un avion s'écrase avec 32 personnes à bord



Papouasie: un avion s'écrase avec 32 personnes à bord
PORT-MORESBY, jeudi 13 octobre 2011 (Flash d’Océanie) – Un petit avion Dash-8 (Bombardier) de la compagnie Airlines PNG s’est écrasé au sol jeudi en fin d’après-midi (aux alentours de dix huit heures locales, GMT+10) après avoir décollé de la seconde ville du pays, Lae, en direction de Madang (province de Morobé, côte nord de l’île principale de Nouvelle-Guinée), rapporte jeudi la radio nationale.
Trente deux passagers étaient enregistrés à bord et, selon les premières informations communiquées par les services de l’aviation civile, l’accident, survenu près de Madang (à une vingtaine de kilomètres de la piste de destination) a fait plusieurs morts.
Les services d’urgence, dépêchés sur place, tenteraient toujours de secourir les survivants, dont le nombre ni la nationalité n’ont été précisés.
Une enquête visant à établir les circonstances exactes de cet accident a été ouverte.
Au moment du crash, les conditions météorologiques locales étaient considérées comme mauvaises: averses, avec de violents orages et une pluie battante.

Début août 2011, dans la même région des environs de Lae, le crash d’un hélicoptère de la compagnie privée Manolos Aviation avait fait trois morts, dont le pilote, un ressortissant australien expérimenté de soixante dix ans.
Les deux autres étaient des Papous employés comme agents de sécurité par la compagnie minière Barrick Gold, qui exploite un gisement d’or sur le site de Porgera.
L’appareil était censé relier Lae à la petite localité de Wafi, dans les montagnes, mais avais rencontré une météo particulièrement adverse qui avait sérieusement perturbé la visibilité.
Une enquête a été ouverte par l’aviation civile afin de déterminer les causes exactes de l’accident.
Cet accident aérien intervenait deux ans jour pour jour après celui d’un Twin Otter qui s’était écrasé le 11 août 2009 dans la jungle environnant la piste historique de Kokoda, au Nord de la capitale Port-Moresby, faisant treize victimes, dont neuf touristes Australiens.
L’avion s’était écrasé non loin du petit aérodrome de Kokoda, point de départ d’une randonnée en brousse sur les traces d’un haut lieu de la défense australienne contre l’avancée impériale japonaise durant la guerre du Pacifique.
Parmi les victimes se trouvaient aussi trois Papous et un Japonais.
Là aussi, l’accident était survenu dans une région particulièrement dense en végétation et extrêmement escarpée, au cœur de la chaîne montagneuse Owen Stanley (centre de l’île principale).
Il avait fallu plusieurs jours pour que les importants moyens militaires et civils mobilisés notamment par le gouvernement australien pour accéder à l’épave et procéder à un hélitreuillage des cadavres.
Une importante équipe de médecins légistes militaires australiens avait aussi été dépêchée sur place, ainsi que des agents du bureau fédéral australien de la sécurité des transports, dans le cadre de l’enquête, qui n’a toujours pas abouti.
Le petit bimoteur appartenait à une compagnie privée, Airlines PNG, qui travaillait régulièrement avec les agences de voyage australiennes à destination de la piste historique de Kokoda.

Déboires papous des Cessna

Fin septembre 2010, un autre Cessna (210) qui transportait, en mode charter, un groupe de cinq touristes australiens état contraint d’effectuer un atterrissage forcé en Papouasie-Nouvelle-Guinée, non loin de l’aéroport de la petite localité d’Alotau (province de Milne Bay, Nord-est de l’île principale de Nouvelle-Guinée), sans toutefois faire de victime.
Le 31 août 2010, un autre petit avion charter avec à son bord trois Australiens et deux Néo-zélandais s’était écrasé alors qu’il était en phase d’atterrissage dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles sur la petite île de Misima (Sud-est de la capitale Port-Moresby), où se trouve une exploitation aurifère.
Le seul survivant avait été le pilote néo-zélandais, aux commandes d’un avion de la société privée Trans Air.
Cet avion aurait quitté la petite piste juste après l’atterrissage pour aller s’écraser contre des arbres en bordure et ensuite rapidement s’enflammer.
Le 31 décembre 2009, un avion Cessna 185 s’écrasait dans une région montagneuse de la province papoue de Morobé, tuant les six passagers, dont deux enfants.
Le Cessna 185 s’est ensuite écrasé à flanc de colline, dans la région des montagnes de Boana, terrain particulièrement escarpé et aurait ensuite très rapidement pris feu.

pad

Rédigé par PAD le Jeudi 13 Octobre 2011 à 05:17 | Lu 880 fois






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