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Mort de Fiona: la défense obtient le renvoi du procès en appel



Le Puy-en-Velay, France | AFP | lundi 16/10/2017 - Une "mascarade", de l'avis de l'avocat général: la défense a obtenu lundi le renvoi du procès en appel de la mère de Fiona et de son ex-compagnon, après une passe d'armes avec une avocate de la partie civile.
La nouvelle audience débutera le 29 janvier devant cette même cour d'assises de Haute-Loire dont les magistrats ont fait droit à la demande des avocats de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, qui étaient tous les deux rejugés pour coups mortels depuis une semaine au Puy-en-Velay.
Sans en donner lecture à l'audience, les juges ont motivé leur décision par la nécessaire "sérénité des débats", selon une source proche du dossier.
Me Renaud Portejoie et Me Mohamed Khanifar avaient quitté le palais de justice avec fracas vendredi après-midi, estimant que "leur probité" avait été "mise en cause" par l'avocate d'une association de protection de l'enfance, Me Marie Grimaud.
Tandis qu'un témoin de l'entourage du couple dans le milieu des stupéfiants - les deux accusés sont d'anciens toxicomanes - était interrogé, cette dernière avait fait remarquer que cet homme avait été assisté par Me Khanifar lors d'une garde à vue au début de l'affaire.
Elle avait ajouté que Me Portejoie avait, lui, conseillé Berkane Makhlouf quand les deux accusés d'aujourd'hui étaient encore parties civiles dans le dossier, suggérant ainsi une connivence sur les bancs de la défense. L'avocate avait fait mouche, ses deux confrères s'estimant accusés ainsi de "subornation de témoin et de collusion".
Après une longue suspension, le président de la cour Étienne Fradin avait annoncé que l'audience reprendrait lundi matin, avec les mêmes avocats de la défense, désormais désignés d'office.
Mais à la reprise des débats, ceux-ci réclamaient un renvoi, tandis que l'avocat général et les conseils des parties civiles - à l'exception de l'avocat de la mère et du beau-père de Cécile Bourgeon qui soutenait la défense - demandaient que le procès se poursuive.

- 'Déni de justice' -

 
"Où sommes-nous ? Sur la place publique ? Nous sommes otages de cette mascarade de la justice. Elle attend un minimum de loyauté et d'humilité de nous tous et de vous, les avocats", a lancé l'avocat général, Raphaël Sanesi de Gentile.
"Il ne s'agit pas d'un coup, il s'agit d'une atteinte extrêmement grave à notre probité que nous avons fait sanctionner et la cour d'assises a partagé notre analyse", s'est félicité après la décision Me Portejoie. Pour Me Khanifar, "il n'y a pas de vainqueur, il n'y a pas de perdants, c'est uniquement le droit strict qui a été entendu".
De leur côté, les parties civiles ont fait part de leur "écœurement" après une décision qui donne selon eux "une image pitoyable" de la justice.
"Cette cour d'assises a été prise en otage, c'est une véritable comédie qui était orchestrée depuis de nombreux mois. Je ne comprends pas cette décision, j'estime que nous sommes en plein déni de justice", a dénoncé Me Grimaud.
Pour le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, "c'est un nouveau coup qui lui est porté", a déploré son avocat, Me Charles Fribourg, fustigeant une "instrumentalisation".
Avant de virer au fiasco, ce second procès devait être celui de la seconde chance pour éclaircir les circonstances de la mort de Fiona. En première instance, en novembre 2016 devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme, les débats n'avaient pas pu en percer le mystère et avaient même tourné à la mauvaise farce quand une médium était venue témoigner à la barre.
A l'issue de cette audience à Riom, Cécile Bourgeon avait été acquittée des violences fatales à l'enfant, dont le corps n'a jamais été retrouvé, mais condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti en 2013 sur sa disparition. Berkane Makhlouf avait écopé de 20 ans de réclusion.
Tous deux resteront en détention jusqu'au nouveau procès.

le Lundi 16 Octobre 2017 à 04:57 | Lu 399 fois




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