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Mission : restauration des écosystèmes


Les associations, fondations, collectivités territoriales et certains établissements publics peuvent soumettre un projet relatif aux milieux terrestre, marin ou aquatique (Crédit : archive/Te Mana o te moana).
Les associations, fondations, collectivités territoriales et certains établissements publics peuvent soumettre un projet relatif aux milieux terrestre, marin ou aquatique (Crédit : archive/Te Mana o te moana).
Tahiti, le 19 mars 2026 – Mission Nature 2026, c’est la quatrième édition de l’appel à projets lancé par l’OFB, en partenariat avec la FDJ United dans le cadre du loto de la biodiversité. Les fonds récoltés via ce jeu de grattage serviront à financer des projets “concrets et ambitieux” sur l’ensemble du territoire national, dont les collectivités d’Outre-mer. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 7 mai 2026.
 

Relayé localement par la Direction de l’environnement (Diren), l’appel à projets Mission Nature 2026 est officiellement lancé par l’Office français de la biodiversité (OFB) en faveur de la restauration des écosystèmes. Établissement public administratif de l’État, l’OFB contribue à la préservation et la restauration de la biodiversité, ainsi qu’à la gestion équilibrée et durable de l’eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique. Depuis 2023, un jeu de grattage, surnommé “le loto de la biodiversité”, permet de financer cet appel à projets en partenariat avec la Française des Jeux (FDJ United).
 
L’ensemble du territoire national est concerné, collectivités d’Outre-mer incluses. Différentes entités peuvent soumettre un projet, dont les associations, les fondations, les collectivités territoriales et certains établissements publics. Cet appel à projets vise à soutenir des initiatives de restauration écologique, aussi bien d’un point de vue des habitats que des espèces ou des pressions et menaces. Terrestre, marin ou aquatique, tous les milieux naturels sont concernés.
 

900 millions de francs à partager


Concernant la teneur des projets, les critères d’éligibilité sont nombreux. Par exemple, une artificialisation des écosystèmes est exclue et, en cas d’utilisation de matériaux, ils doivent être à faible impact écologique. La période de mise en œuvre opérationnelle ne doit pas excéder 36 mois. Le projet doit également pouvoir justifier d’un diagnostic permettant de définir les enjeux et les objectifs des travaux de restauration écologique envisagés. Concernant la sélection, plusieurs critères sont mis en avant : la maturité et la pertinence du projet, sa faisabilité et sa durabilité, mais aussi sa robustesse financière et juridique, ou encore l’évaluation et la valorisation des résultats.
 
Un ensemble de données “concrètes et ambitieuses” est sollicité pour constituer le dossier de candidature, qui doit être soumis en ligne avant le 7 mai 2026, à 23h59 (heure de Paris). Il faut dire que les sommes en jeu sont importantes : une enveloppe prévisionnelle de 8 millions d’euros (900 millions de francs) sera partagée entre les lauréats, avec des subventions comprises entre 50.000 et un peu moins d’un million d’euros chacun, et un taux de financement pouvant atteindre 80 %. Les lauréats seront annoncés en juillet.
 
L’an dernier, 21 projets ont été soutenus, dont huit ultramarins : restauration écologique de l’embouchure d’une rivière en Guadeloupe, régénération des mangroves en Nouvelle-Calédonie ou encore restauration des écosystèmes littoraux à Tahiti en luttant contre l’espèce invasive des tortues de Floride, à travers un programme mené par Te Mana o te moana et plusieurs partenaires locaux.
 

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Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Jeudi 19 Mars 2026 à 16:29 | Lu 211 fois