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Marie-Andrée Pierrard, l’art de la joaillerie pour héritage



PAPEETE, le 14 février 2019 - Installée sur la presqu’île depuis 2003, elle est joaillière comme son père et son grand-père qui lui a légué ses techniques. "Il perçait avant 1900" avec des outils d’un autre siècle. Aujourd’hui, Marie-Andrée utilise ces mêmes outils et les techniques de son aïeul avec des matériaux locaux, dont la nacre de burgo.

Au XIX, il était utilisé pour la réalisation de manche d’éventail. Aujourd’hui, Marie-Andrée Pierrard se sert de la nacre de burgo pour confectionner ses bijoux. Elle trouve les coquillages sur la plage, abandonnés. Elle récupère les coquilles une fois vides.

"Je trouve que la nacre d’huître se dépolit avec le temps. Tandis que la nacre de burgo ne bouge pas, elle est solide. Et puis, on y voit des reflets rose ou verts en fonction de l’endroit travaillé." Ce que la nacre d’huître n’offre pas.

Le matériau, toutefois, n’a pas tous les avantages. "La nacre de burgo est problématique dans le sens où elle est toxique. La poudre qui se dégage quand on la manipule déclenche des bronchites et autres. Elle est très fine, pire que l’or", affirme Marie-Andrée Pierrard en connaissance de cause.

Installée sur la presqu’île depuis 2003, elle travaille la nacre de burgo depuis des années. Elle créé également des bijoux à partir d’argent, d’or, de pierres précieuses, de perles, de keshis… "Je fais tout, en partant des produits bruts, par exemple d’un lingot d’or. Je n’utilise jamais d’apprêts." Elle réalise des pièces uniques.

"Quand on fait de la création", dit-elle, "on est comme des gosses. On n’a pas de limite si on a la technique et les connaissances".

Marie-Andrée Pierrad ne manque des de l’une, ni des autres. Elle est joaillière depuis 40 ans. "Mon père et le père de mon père l’étaient avant moi. J’ai appris avec eux et connais des techniques anciennes. Mon grand-père perçait avant 1900 des perles fins. J’ai de lui des instruments dont je n’ai pas su quoi faire pendant longtemps. Et puis un jour, j’ai trouvé. Grâce à eux, je peux percer des keshis minuscules."

D’après elle, la formation ne suffit pas. Il faut des années de pratique pour maîtriser les gestes et sans doute pouvoir anticiper l’évolution des matériaux au cours de la création.

Contact :

Tél.: 87 28 08 76.


Rédigé par Delphine Barrais le Jeudi 14 Février 2019 à 08:14 | Lu 751 fois





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