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Mahina montre les crocs contre les chiens errants



La police municipale repère les chiens errants ou divagants.
La police municipale repère les chiens errants ou divagants.
Papeete, le 5 novembre 2019 - La commune de Mahina a décidé de s'attaquer aux problèmes des chiens errants et des aboiements incessants de certains de ces canidés. Après un arrêté du conseil municipal, la mairie a enchaîné ce mardi matin par la signature d'une convention avec la société Patrouille Animale de Tahiti pour la prise en charge de chiens vagabondant dans de nombreux quartiers de la ville.

"Il y a des fois, je n'ose pas aller me promener à la plage, car il y a plusieurs chiens attroupés. Ils n'ont pas forcément l'air tous très méchants, mais ce n'est pas très rassurant, on ne sait jamais comment ils peuvent réagir", explique une habitante de la Pointe Vénus.

Pour faire face à ce problème récurrent depuis des années de chiens vagabondant dans la ville, le conseil municipal de Mahina avec son tavana, Damas Teuira en tête, a décidé d'agir en prenant un arrêté "portant interdiction de divagation des chiens errants et dangereux dans la commune de Mahina". Outre cet arrêté, la commune a signé ce mardi matin une convention de prise en charge des chiens errants et divagants par la société Patrouille animale de Tahiti.

DES PROPRIÉTAIRES TROP LAXISTES

Mike Mac Carthy et Damas Teuira.
Mike Mac Carthy et Damas Teuira.
"On a souhaité faire quelque chose pour la sécurité et la tranquillité des administrés de la commune (…). On a eu plusieurs plaintes, des cas de morsures... Et cela pose aussi également certains problèmes d'odeur, surtout quand les chiens vont dans les écoles le week-end, ce n'est pas très agréable le lundi matin pour les élèves…", insiste le maire, Damas Teuira, bien décidé à se dresser contre les chiens et certains de leurs propriétaires un peu trop laxistes.

Car effectivement, les chiens, vagabondant souvent en bande, entraînent pas mal de problèmes dans la commune. Morsures, incidents, craintes des habitants et conflits de voisinage en raison notamment des aboiements incessants, se multiplient depuis quelques années. "Les appels concernant des problèmes avec les chiens sont la troisième cause d'intervention de la police municipale dans la commune, ils arrivent juste après les nuisances sonores et les différends familiaux", précise Poetai Parker, agent de la police municipale de Mahina.

DES CONTRAVENTIONS DE 4100 A 16 100 FCPF

Alors, à partir du 1er décembre à Mahina, si "le meilleur ami de l'homme" veut le rester, halte aux grandes balades solitaires ou en meute dans les servitudes ou sur la plage. Les chiens devront se plier à certaines règles bien précises et leurs maîtres aussi... en tous les cas pour ceux qui en ont.

Pour les chiens divagants, leurs maîtres devront se soumettre à quelques règles de civisme. Ils devront garder leur compagnon à quatre pattes dans une enceinte clôturée ou les tenir en laisse, les identifier (puce ou tatouage) et veiller à ce qu'ils n'aboient pas outre mesure. En cas de non-respect de ces règles, les policiers municipaux pourront verbaliser par des contraventions allant, hors majoration, de 4100 à 16 100 Fcfp. "On ne va pas verbaliser tout de suite, on va les prévenir, faire un travail de médiation, mais si les personnes recommencent plusieurs fois, on le fera", prévient Jacques Teaotea, chef de la police municipale de Mahina.
"On essaye de repérer si le chien a un maître. Si on ne le trouve pas, on va parler de chien errant. On va attirer le chien avec de la nourriture et on va l'attraper puis on va le garder huit à dix jours avec le week-end. On s'occupera de lui, on le nourrira, on lui enlèvera les puces… Si finalement un maître réclame son chien, il devra payer la prise en charge de l'animal établie à 4000 Fcfp et 800 Fcfp par jour", explique Mike Mac Carthy, de la société Patrouille Animale de Tahiti. Si à l'issue de cette durée, le chien n'est pas réclamé, la société va alors essayer de lui trouver une famille d'accueil. La commune lance d'ailleurs un appel pour avoir davantage de familles d'accueil. La bête ne sera euthanasiée que dans de très rares cas, pour des raisons médicales ou d'agressivité extrême.
Cette convention n'est que la première étape de la politique de la ville de Mahina pour lutter contre ce problème de chiens dans les rues, estimé entre 50 à 100.

UNE CAMPAGNE DE STERILISATION

L'édile, qui ne désespère pas de faire des émules parmi ses collègues tavana et de développer l'intercommunalité, souhaite aller encore plus loin. La mairie compte engager une campagne de stérilisation pour 2020 et envisage à terme d'installer un refuge d'ici 2021-22, peut-être sur un ancien terrain militaire.


Rédigé par Pauline Stasi le Mardi 5 Novembre 2019 à 16:35 | Lu 1841 fois





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