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Macron débat avec des élus corses malgré le boycott des nationalistes



Cozzano, France | AFP | jeudi 04/04/2019 - Emmanuel Macron a salué "la singularité" de la Corse au milieu de la "diversité" de la France, en ouvrant jeudi le grand débat avec 160 maires de l'île, en l'absence notable des responsables nationalistes, qui boycottent la visite du président.

Le chef de l'Etat est arrivé discrètement dans la matinée en Corse, dernière étape de son tour de France des régions engagé le 15 janvier dans le cadre du grand débat censé répondre à la crise des "gilets jaunes".
Il a ensuite rejoint en voiture depuis Ajaccio le village de montagne de Cozzano, où il a déjeuné avec les membres du conseil municipal. Avant de retrouver les maires dans la salle des fêtes dont l'un des murs était recouvert par un grand drapeau français. Un drapeau corse était également déployé, alors qu'il était absent de la salle où Emmanuel Macron avait parlé en février 2018, lors de sa première visite en Corse comme président.
En introduisant le débat, Emmanuel Macron a loué leur "attachement viscéral au dialogue républicain" qui "parfois s'emporte mais toujours revient". Il a souhaité un "débat libre et utile (...)  pour la Corse".
"La Corse frappe à votre porte. Une démarche à la hauteur de nos attentes serait la bienvenue", lui a répondu Marc Tartuffo, président des maires ruraux de l'île.
Plus offensif, l'édile de Pietrosella, Jean-Baptiste Luccioni a déclaré avoir à la fois "mal vécu (votre) visite du 6 février" 2018 mais "tout autant mal vécu la lettre reçue nous incitant au boycott" du débat. 
Si les maires d'Ajaccio ou de Propriano étaient présents, manquaient plus de la moitié des 360 maires de l'île, ainsi que les deux hommes forts de l'île, le président du conseil exécutif Gilles Simeoni et celui de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, au pouvoir depuis 2015.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par France 3 Via Stella montre Gilles Simeoni, avec Jean-Félix Acquaviva, député nationaliste, en train de regarder le débat dans une salle de l'Assemblée de Corse.
Frustrés de ne pas obtenir d'avancées sur leur demande d'une autonomie plus large, ils avaient annoncé leur boycott, tandis que la coalition nationaliste Pè a Corsica a organisé une opération "île morte", la première depuis des années, partiellement suivie. Le puissant syndicat des travailleurs corses STC a également appelé à la grève, pour s'opposer au "mépris de l'Etat français vis-à-vis de la Corse".

- Impatience -

 
Des militants ont placardé des drapeaux corses tout au long du trajet vers Cozzano, étroitement contrôlé par les gendarmes. Plus inquiétant, un vague d'explosions a secoué l'île depuis trois semaines, la plus importante depuis 2012, sans revendication politique à ce stade, même si elle rappelle le mode opératoire de groupes clandestins nationalistes.
MM. Simeoni et Talamoni avaient invité mercredi Emmanuel Macron à s'exprimer devant les élus de l'Assemblée de Corse, ce que le chef de l'Etat a aussitôt refusé, en leur proposant de les rencontrer à Cozzano ou à Paris. Une "rebuffade", selon les nationalistes, qui assurent rechercher eux aussi le dialogue. 
La droite a salué jeudi la fermeté du chef de l'Etat, alors que la France Insoumise dénonçait une attitude "provocante" du président. 
A l'hostilité des nationalistes se greffe une grève nationale dans l'éducation et une contestation sociale classique.
Accompagné de la ministre de la Cohésion des Territoires Jacqueline Gourault, chargée du dossier Corse, Emmanuel Macron veut centrer le débat sur les problèmes quotidiens des habitants, plutôt que sur les revendications jugées "totémiques" des nationalistes: autonomie, langue corse obligatoire jusqu'en terminale ou retour des prisonniers détenus sur le continent. 
"Ces prisonniers ne sont que trois : les assassins du préfet Erignac", s'agace l'entourage du président. Pour la langue corse, Emmanuel Macron a annoncé mardi qu'elle deviendrait l'une des spécialités à part entière du nouveau baccalauréat. Quant aux institutions, il estime avoir déjà fait une concession majeure en promettant l'inscription de la spécificité corse dans la Constitution.
Mais s'il est interrogé sur ces dossiers, "il répondra", souligne l'Elysée. Au risque d'aller à la confrontation.
L'opinion française s'impatiente, car le grand débat se prolonge sans aucune réponse concrète pour l'instant. La veille, devant 900 maires bretons, Emmanuel Macron a promis de répondre sans "reniement" ni "entêtement" aux souhaits des Français, un "en même temps" qui maintient le flou.
Sa cote de confiance est en baisse de 3 points à 28%, selon un sondage Elabe pour les Echos et Radio classique publié jeudi.

le Jeudi 4 Avril 2019 à 07:09 | Lu 149 fois




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