Tahiti, le 17 février 2026 - Les ventes de voitures sans permis ont explosé ces dernières années dans le monde. À Tahiti, ces véhicules sont désormais nombreux sur les routes.
Devant un magasin de Faa’a, Clara Clark affiche un large sourire sur son visage. Cette vendeuse de 42 ans a fait l’acquisition de sa voiture sans permis 100 % électrique, une Luqi noire, il y a deux ans. “ Un cadeau de mon conjoint”, confie-t-elle. “Je n’ai jamais eu le permis, j’avais peur en voiture ” , raconte celle qui fait maintenant tous les jours l’aller - retour entre Punaauia et Faa’a au volant de sa voiture. Si conduire ces véhicules ne nécessite pas de permis classique, Clara Clark a tout de même dû maîtriser des notions du code de la route et passer le BSR quadricycle. Souvent privilégiées pour leur sécurité, les voitures sans permis attirent les parents voulant faire un cadeau à leurs adolescents, surtout dans un contexte où les accidents de scooters se multiplient. Selon le magasin spécialisé dans la vente de voitures sans permis Cowan Motor, la clientèle est très diverse : des jeunes conducteurs, des parents achetant pour leurs enfants, des personnes ayant échoué plusieurs fois au permis ou ne l’ayant jamais passé, et beaucoup de seniors.
Ces véhicules fonctionnent en boîte automatique, avec marche avant, marche arrière et position parking. Il n’y a pas plus simple. “Tu branches sur une prise domestique et ça recharge. En 6 heures, juste si tu es à 0 % de charge, ça peut être plus long, environ 10 heures, pour 100 km d'autonomie.” Pour Clara Clark, cinq heures suffisent généralement pour recharger son véhicule pour un coût de 280 francs. Elle effectue quotidiennement le trajet de Punaauia jusqu’à Faa’a et recharge sa voiture tous les deux jours.
De nombreux "gadgets"
Le démarrage de la voiture est progressif et la vitesse maximale atteint 50 km/h. En montée, à deux passagers, le véhicule ne dépasse pas 25 km/h. Une des clés du succès de ces voitures : les “gadgets”. “Sur la tablette, tu partages la connexion de ton téléphone, tu as la musique, Google, mais aussi une caméra de recul”, le commercial Patrick Teuira énumère les fonctions du véhicule électrique, des équipements parfois absents sur certaines anciennes voitures thermiques. Chez Cowan Motor à Arue, une soixantaine de personnes ont adopté la location l’an dernier et déjà 25 ventes ont été enregistrées en 2026, indique Tevahitua Cowan.
Petit hic, si les voitures sans permis offrent davantage de sécurité qu’un deux-roues, elles restent nettement plus coûteuses. “Celle -ci est à 850 000 francs. C’est la moins chère du marché”, montre Patrick Teuira devant le concessionnaire auto. La durée de vie moyenne des batteries est estimée entre cinq et sept ans. Le remplacement représente un investissement important, autour de 700 000 francs. “ Le permis, c’est un budget, tu te serres la ceinture depuis longtemps et finalement, tu le rates. On ne sait jamais où ça va aboutir alors que là, le coût est garanti” , justifie une amie de Clara Clark.
Des assurances qui ne couvrent pas les sans-permis
Le développement du marché se heurte toutefois à certaines difficultés du côté des assurances. Certaines compagnies refusent de couvrir ces véhicules. Chez Axa, la direction a fait le choix de ne pas assurer les voitures sans permis. À ce jour, Poe-ma Insurances – Courtage d'assurance à Papeete est le seul acteur à proposer une couverture. Les tarifs varient selon l’âge du conducteur et son expérience. L’entreprise explique : “Si le conducteur est considéré comme jeune conducteur mineur, il faut que ce soient les parents qui assurent la voiture. Pour une couverture tout risque, le coût dépasse les 300 000 francs l'année.
Devant un magasin de Faa’a, Clara Clark affiche un large sourire sur son visage. Cette vendeuse de 42 ans a fait l’acquisition de sa voiture sans permis 100 % électrique, une Luqi noire, il y a deux ans. “ Un cadeau de mon conjoint”, confie-t-elle. “Je n’ai jamais eu le permis, j’avais peur en voiture ” , raconte celle qui fait maintenant tous les jours l’aller - retour entre Punaauia et Faa’a au volant de sa voiture. Si conduire ces véhicules ne nécessite pas de permis classique, Clara Clark a tout de même dû maîtriser des notions du code de la route et passer le BSR quadricycle. Souvent privilégiées pour leur sécurité, les voitures sans permis attirent les parents voulant faire un cadeau à leurs adolescents, surtout dans un contexte où les accidents de scooters se multiplient. Selon le magasin spécialisé dans la vente de voitures sans permis Cowan Motor, la clientèle est très diverse : des jeunes conducteurs, des parents achetant pour leurs enfants, des personnes ayant échoué plusieurs fois au permis ou ne l’ayant jamais passé, et beaucoup de seniors.
Ces véhicules fonctionnent en boîte automatique, avec marche avant, marche arrière et position parking. Il n’y a pas plus simple. “Tu branches sur une prise domestique et ça recharge. En 6 heures, juste si tu es à 0 % de charge, ça peut être plus long, environ 10 heures, pour 100 km d'autonomie.” Pour Clara Clark, cinq heures suffisent généralement pour recharger son véhicule pour un coût de 280 francs. Elle effectue quotidiennement le trajet de Punaauia jusqu’à Faa’a et recharge sa voiture tous les deux jours.
De nombreux "gadgets"
Le démarrage de la voiture est progressif et la vitesse maximale atteint 50 km/h. En montée, à deux passagers, le véhicule ne dépasse pas 25 km/h. Une des clés du succès de ces voitures : les “gadgets”. “Sur la tablette, tu partages la connexion de ton téléphone, tu as la musique, Google, mais aussi une caméra de recul”, le commercial Patrick Teuira énumère les fonctions du véhicule électrique, des équipements parfois absents sur certaines anciennes voitures thermiques. Chez Cowan Motor à Arue, une soixantaine de personnes ont adopté la location l’an dernier et déjà 25 ventes ont été enregistrées en 2026, indique Tevahitua Cowan.
Petit hic, si les voitures sans permis offrent davantage de sécurité qu’un deux-roues, elles restent nettement plus coûteuses. “Celle -ci est à 850 000 francs. C’est la moins chère du marché”, montre Patrick Teuira devant le concessionnaire auto. La durée de vie moyenne des batteries est estimée entre cinq et sept ans. Le remplacement représente un investissement important, autour de 700 000 francs. “ Le permis, c’est un budget, tu te serres la ceinture depuis longtemps et finalement, tu le rates. On ne sait jamais où ça va aboutir alors que là, le coût est garanti” , justifie une amie de Clara Clark.
Des assurances qui ne couvrent pas les sans-permis
Le développement du marché se heurte toutefois à certaines difficultés du côté des assurances. Certaines compagnies refusent de couvrir ces véhicules. Chez Axa, la direction a fait le choix de ne pas assurer les voitures sans permis. À ce jour, Poe-ma Insurances – Courtage d'assurance à Papeete est le seul acteur à proposer une couverture. Les tarifs varient selon l’âge du conducteur et son expérience. L’entreprise explique : “Si le conducteur est considéré comme jeune conducteur mineur, il faut que ce soient les parents qui assurent la voiture. Pour une couverture tout risque, le coût dépasse les 300 000 francs l'année.
Réglementation pour la conduite des voitures sans permis
Selon la Direction des transports terrestres de la Polynésie française, la conduite d’une voiture sans permis (quadricycle léger à moteur) est encadrée par l’arrêté n°367 CM du 9 mars 2023, en vigueur en Tahiti depuis 2023. Pour conduire ce type de véhicule, il faut normalement être titulaire du permis de conduire ou du Brevet de sécurité routière (BSR) option “quadricycle léger à moteur”. L’âge minimum requis est fixé à 16 ans. Toutefois, cette obligation ne s’applique pas aux personnes nées avant le premier janvier 2000, qui peuvent circuler sans ce titre spécifique.
Selon la Direction des transports terrestres de la Polynésie française, la conduite d’une voiture sans permis (quadricycle léger à moteur) est encadrée par l’arrêté n°367 CM du 9 mars 2023, en vigueur en Tahiti depuis 2023. Pour conduire ce type de véhicule, il faut normalement être titulaire du permis de conduire ou du Brevet de sécurité routière (BSR) option “quadricycle léger à moteur”. L’âge minimum requis est fixé à 16 ans. Toutefois, cette obligation ne s’applique pas aux personnes nées avant le premier janvier 2000, qui peuvent circuler sans ce titre spécifique.
































