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Les textes et auteurs primés au Heiva mis à l'honneur dans un livre



PAPEETE, le 18 février 2019 - Heremoana Maamaatuaiahutapu, ministre de la Culture, a présenté jeudi dernier le premier livret rassemblant les textes des auteurs primés au Heiva entre 2012 et 2016. Cet ouvrage présente les textes de Patrick Amaru, Armandine Manarii, Goenda Turiano-Reea, Chantal Spitz et Jacky Bryant.

Au Heiva, les danseurs et les musiciens prennent toute la place. Mais à la base de tout spectacle il y a un travail d'écriture et tout part de là", a insisté Heremoana Maamaatuaiahutapu, ministre de la Culture, jeudi, lors de la présentation du premier livret rassemblant les textes des auteurs primés au Heiva entre 2012 et 2016.

Cet ouvrage présente des textes de cinq auteurs bien connus au fenua. À savoir Patrick Amaru, Armandine Manarii, Goenda Turiano-Reea, Chantal Spitz et Jacky Bryant. Les lecteurs pourront retrouver dans le livret une biographie complète de ces derniers, et les textes originaux en tahitien qu'ils ont présenté au jury du Heiva, de même qu'une traduction en français pour permettre aux non-locuteurs d'avoir accès à cette "oeuvre patrimoniale".

"Je pense que l'on a un vivier de textes intéressant issu du Heiva et que l'on doit valoriser", indique Heremoana Maamaatuaiahutapu.
Avant d'ajouter, "ça a été compliqué et long à mettre en place parce qu'il fallait convaincre les auteurs de l'intérêt de ce projet. Certains avaient du mal à le visualiser. D'habitude, un auteur est tout seul sur son ouvrage, et là on a réussi à réunir cinq auteurs sur le même livret. Maintenant qu'une première édition est sortie, ça sera surement plus facile à l'avenir de mobiliser les auteurs. Parce que le but est vraiment de poursuivre et de continuer l'édition des plus beaux textes du Heiva."

En plus du recueil de textes, des enregistrements audio seront également disponibles sur le site internet de la Maison de la culture et du Heiva, où chaque auteur récite ses textes. "Le tahitien qu'ils utilisent est très soutenu avec des mots très spécifiques. Les lecteurs qui ont du mal avec notre langue pourront avoir la prononciation et l'intonation exacte de chaque mot", explique le ministre de la Culture.

UNE ÉDITION EN HOMMAGE À PATRICK AMARU

Primé pas moins de cinq fois (en danses et en chant) entre 2012 et 2016, le travail du regretté Patrick Amaru est particulièrement mise à l'honneur. Sa femme, Rehia (voir encadré), était d'ailleurs présente lors de la présentation du livret. "Patrick a également beaucoup œuvré pour ce projet, et il était impatient de le voir se concrétiser. Il n'arrêtait pas de me demander quand le livre allait sortir. C'est pour ça que nous avons décidé de dédier cette première édition à Patrick", souligne Heremoana Maamaatuaiahutapu.
 
Le tirage du livret est prévu à 1 000 exemplaires. 500 seront offerts aux enseignants de reo tahiti dans les collèges et lycées comme support pédagogique. Et 500 autres exemplaires seront mis en vente à la Maison de la culture au prix de 2 000 F.

PAROLE A

Rehia Amaru, veuve de Patrick Amaru
"L'écriture dans sa langue était sa passion"

Je suis évidemment très fier et très touchée que le travail de Patrick soit dans ce livret. De cette manière son savoir et ses écritures ne disparaîtront pas et seront aussi partagés à la jeune génération. C'est quelque chose qu'il a toujours voulu faire. Partager.
 
L'écriture dans la langue c'était sa passion. C'était quelqu'un qui n'arrêtait pas d'écrire. A la maison, sur la plage, en voyage il a toujours un petit carnet où il note tout. Et quelques fois il nous dit qu'il a écrit telle ou telle histoire. On l'écoute, et puis on lui dit ce qu'il ne va pas. Il aimait bien aussi s'inspirer de ses amis auteurs avec lesquels il passait aussi beaucoup de temps. C'était vraiment une personne qui se battait pour la promotion et la valorisation de notre culture.
 
Et puis il ne faut pas oublier qu'au départ Patrick ne souhaitait pas s'exprimer en tahitien. Quand je l'ai connu il parlait très peu dans sa langue. Il ne parlait que le français parce qu'on lui disait jeune que c'était le meilleur moyen de décocher des diplômes.

Rédigé par Désiré Teivao le Lundi 18 Février 2019 à 08:35 | Lu 436 fois

Tags : CULTURE, HEIVA





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