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Les surveillants de prison maintiennent la pression deux jours après l'agression de Condé



Marseille, France | AFP | jeudi 07/03/2019 - Les surveillants pénitentiaires ont à nouveau manifesté leur colère jeudi avec des dizaines d'actions et de blocages de prisons à travers le pays, deux jours après l'agression de deux collègues par un détenu radicalisé à Alençon/Condé-sur-Sarthe.

A 10H00, dix prisons étaient toujours bloquées, "en attente de libération par les forces de sécurité intérieures", a annoncé l'administration pénitentiaire à l'AFP.
Une demi-heure plus tôt, le syndicat majoritaire, FO, faisait état d'un tout autre bilan : 80 établissements bloqués en France, sur un total de 188. Les surveillants auraient été "délogés dans une vingtaine d'établissements", selon FO.
Devant Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande prison d'Europe, le blocage a été levé aux environs de 09H00 par les forces de l'ordre, "à coup de lacrymos et de matraques" a rapporté le délégué local FO Thibault Capelle.
"On veut une revalorisation sécuritaire, indemnitaire et statutaire. On veut arrêter de bosser dans des conditions de merde", fulmine ce responsable syndical. "Les établissements sont devenus des cercueils, donc on préfère mettre les collègues en sécurité en les bloquant". 
Une colère partagée au premier chef à Alençon/Condé-sur-Sarthe, où le Raid est intervenu mardi après l'agression de deux surveillants avec des couteaux en céramique. L'opération s'est soldée par l'interpellation de Michaël Chiolo, 27 ans, qui purgeait une peine de 30 ans et s'est radicalisé en prison, et la mort de sa compagne, retranchée avec lui pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale de la prison.
Depuis, l'établissement, un des plus sécurisés de France, est "complètement bloqué", a rapporté à l'AFP Emmanuel Guimaraes, délégué FO pénitentiaire national. "Le stock de nourriture (...) est épuisé depuis hier soir. Et il ne reste plus que 17 surveillants dans la prison alors qu'il en faut 105 pour une journée entière", a-t-il ajouté. Seules les ERIS (équipes régionales d'intervention et de sécurité) arrivées mardi ont été relevées mercredi, selon lui.
Jeudi matin, une centaine de surveillants bloquaient toujours l'accès, et quatre barrages de pneus enflammés, de palettes et de vieux meubles, avaient été érigés, sous l'oeil de plusieurs dizaines de gendarmes mobiles.
 

- "Une défaillance" -

 
Mercredi soir, le Premier ministre Edouard Philippe avait reconnu sur BFMTV "une défaillance", "probablement dans la fouille des visiteurs" : "il faut immédiatement essayer de la comprendre et de la corriger", a-t-il déclaré, soulignant que la Garde des Sceaux Nicole Belloubet avait "immédiatement lancé une enquête".
Sur le terrain, de Nantes à Nice en passant par Villepinte (Seine-Saint-Denis) ou Chambéry, l'agression d'Alençon/Condé-sur-Sarthe semble avoir réveillé de nombreuses revendications chez les "matons". Qu'elles soient salariales ou concernent les embauches et les conditions de travail.
"Des radicalisés, des détenus psychotiques qui n'ont rien à faire dans une prison normale, on en a un paquet nous aussi, et on n'est pas formés à les maîtriser!", s'indignait, Catherine Forzi, délégué FO, devant la prison marseillaise des Baumettes. Dans les volutes des feux de palettes, près de 200 agents pénitentiaires bloquaient les portes.
Sur beaucoup de points de blocage, les surveillants disent leur amertume de ne pas avoir vu d'amélioration de leur situation depuis leur dernier mouvement social : "Nous sommes toujours dans l'attente de filets pare-lame et d'autres équipements annoncés", se chagrine Stéphane Perrot (Ufap-Unsa) à La Talaudière (Loire).
En Occitanie, deux prisons ont vu leurs accès libérés par les forces de l'ordre: Seysses (Haute-Garonne) et Perpignan, selon Grégory Jalade (FO). "Le gros souci sur notre région, c'est la surpopulation carcérale avec 500 matelas au sol. (...) C'est très compliqué à gérer. On ne peut pas bosser", a déploré son collègue Laurens Maffre (Ufap-Unsa).
"On menace de nous déloger, de nous sanctionner", déplore Jean-Claude Roussy (Ufap-Unsa), à Ecrouves (Meurthe-et-Moselle) : "repartir bosser en ayant comme seul engagement de nous faire sanctionner, ça va être compliqué".

le Jeudi 7 Mars 2019 à 02:42 | Lu 122 fois




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