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Les républicains tentent à nouveau d'abroger "Obamacare", promesse de Trump



Washington, Etats-Unis | AFP | jeudi 04/05/2017 - Nouveau test d'autorité pour le président américain Donald Trump. La Chambre des représentants, à majorité républicaine, vote jeudi sur un texte d'abrogation de la loi emblématique de Barack Obama sur la santé, une promesse de campagne jusqu'à présent tenue en échec.
Les parlementaires voteront vers 18H00 GMT sur une proposition de loi abrogeant des pans entiers d'"Obamacare", loi votée en 2010 et symbole, selon les républicains, de la dérive étatique promue par les démocrates. Si le texte était adopté, il partira au Sénat, où une âpre bataille s'ouvrira et où la loi sera à coup sûr fortement amendée.
Néanmoins, passer la première étape de la Chambre marquerait une revanche politique pour Donald Trump, qui malgré un forcing intense en mars n'avait pas réussi à unifier son camp. La majorité avait dû retirer le texte quelques heures avant le vote prévu, et le milliardaire avait juré de revenir à la charge.
"Nous avons assez de voix", a assuré le chef de la majorité, Kevin McCarthy.
L'aile conservatrice s'insurgeait à l'époque contre le fait que des aides et acquis d'Obamacare resteraient en place dans la réforme républicaine, tandis que les modérés refusaient de voter pour une loi qui aurait fait perdre à au moins 14 millions d'Américains leur assurance maladie l'an prochain, selon l'estimation du bureau d'étude indépendant au Congrès.
De nouveaux amendements dévoilés ces derniers jours devaient permettre de ramener au bercail les frondeurs de tous bords.
Le coeur du projet d'abrogation est inchangé: les Américains ne seraient plus obligés de souscrire une assurance maladie; les financements publics au programme d'assurance pour les plus modestes Medicaid seraient réduits; et la couverture minimum instaurée par Obamacare serait fortement allégée, à la discrétion des gouverneurs des Etats fédérés, au risque de ne plus couvrir les personnes ayant des antécédents médicaux.
Aux Etats-Unis environ la moitié des personnes sont assurées par leur employeur, et ne seraient pas directement concernée par la réforme républicaine.
La cible est le marché "individuel", des millions de travailleurs ou de salariés de petites entreprises qui doivent acheter une assurance seul, sans appartenir à un groupe, et qui grâce à Obamacare avaient pu obtenir des aides substantielles. Ces aides individuelles seraient réduites, surtout pour les personnes proches de la retraite et vivant en zones rurales.
 

- Bataille du Sénat -

 
Aucune estimation indépendante de l'impact de la nouvelle mouture de la loi n'était disponible avant le vote, mais les opposants de la première heure restaient inquiets.
"Les retouches proposées ne remédient en rien aux défauts profonds de la loi: des millions d'Américains perdront leur assurance maladie directement à cause de cette proposition", a déclaré le président de la grande Association médicale américaine (AMA), Andrew Gurman.
L'une des retouches censée rassurer les modérés est l'ajout de quelques milliards de dollars supplémentaires à un fonds destiné à aider les patients ayant par exemple des antécédents médicaux et susceptibles de coûter plus cher aux assureurs privés.
L'idée républicaine est de sortir ces patients du marché d'assurance normal et de les regrouper dans des assurances subventionnées par les pouvoirs publics. De cette façon, les prix pour le reste des Américains pourraient baisser.
Mais les démocrates dénoncent la possibilité offerte aux Etats de supprimer l'obligation de couvrir sans discrimination les personnes avec antécédents médicaux, ou celle de couvrir au minimum dix services essentiels tels que les soins maternité, les urgences ou la santé mentale.
Ils craignent que des gouverneurs républicains, dans certaines poches du pays, prennent cette option et n'abandonnent les Américains diabétiques ou tout simplement les femmes enceintes.
Les républicains, à l'inverse, affirment que le marché individuel créé par Obamacare est dans une spirale infernale. Chaque année, de plus en plus d'assureurs se retirent de ce marché peu lucratif. C'est l'argument de Donald Trump: de toute façon, Obamacare s'écroulera sous son propre poids.
En cas de succès jeudi, ce débat se développera au Sénat, où contrairement à la Chambre, les républicains, même unis, ne pourront pas à eux seuls adopter la loi. Ils ne disposent pas de la majorité qualifiée requise de 60 voix sur 100.
"Ils n'ont pas les 60 voix", a affirmé jeudi le sénateur démocrate Joe Manchin.

Rédigé par RB le Jeudi 4 Mai 2017 à 04:24 | Lu 241 fois




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