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Les mamaia revivent sur le marae Arahurahu (photos)



Qu'ils soient en végétaux frais, en végétaux secs ou en coquillages, les matériaux utilisés sont tous issus du fenua.
Qu'ils soient en végétaux frais, en végétaux secs ou en coquillages, les matériaux utilisés sont tous issus du fenua.
PAEA, le 28 juin 2015. Pendant les vacances, chaque samedi, le groupe Toakura, fait revivre les mamaia, ces gardiens du culte polythéiste et des arts traditionnels, dans le magnifique cadre du marae Arahurahu, à Paea.


Les mamaia ce sont ces gardiens du culte polythéiste et des arts traditionnels. Résistants au nouvel ordre imposé par les missionnaires protestants et persécutés, ils ont été contraints de s'exiler au fond des vallées pour s'adonner à leurs pratiques. Le spectacle Te Aroha Mamaia, écrit par Patrick Amaru, raconte l'histoire fictive de Tarafati, fils du grand prêtre Temoe, le chef d'un clan de mamaia reclus dans la vallée où se situe le marae Arahurahu de Paea. Tarafati a renié ses origines, son clan, son père pour suivre la nouvelle religion. Puis, un jour il se rend dans cette vallée.

Pendant près d'une heure, les soixante danseurs et danseuses et la quinzaine de musiciens investissent tout le marae et la montagne. Patrick Amaru a écrit ce texte en pensant à sa mise en scène. « Pour écrire cette fiction, j'avais un cahier des charges dans lequel il était prévu que l'histoire et personnage évoluent dan un marae. Le marae est important. Il fallait créer des cérémonies sur le marae et les mamaia remplissent ces conditions », explique Patrick Amaru. « Il faut tenir compte aussi de l'heure du spectacle, Il y a aussi la contrainte de la fiction, il faut créer du suspense, du texte pour aider les chorégraphes dans leur travail et ne pas présenter un texte trop linéaire et proposer des dialogues. »

Te Aroha Mamaia n'est pas une reconstitution historique mais se veut proche de la réalité. « Il faut qu'on prenne cette liberté, si on ne prend pas cette liberté même d'écrire des fictions basées sur des faits réels on va appauvrir notre culture », met en avant Patrick Amaru. « La culture appartient à tout le monde. Il faut qu'on prenne cette liberté. Mais, dans cette fiction, on ne s'éloigne pas trop de l'histoire des mamaia. »
Le spectacle se veut être un retour aux bases de la culture polynésienne. Exit les 'aparima chantés sur des accords de 'ukulele. Ce sont les chants polyphoniques, himene ru'au et tarava tahiti, du groupe Tamari'i Fanatea qui résonnent entre les 'ote'a. Les danseurs évoluent au rythme des pahu, tari pahu, to'ere et autres instruments réalisés par les musiciens eux-mêmes. Et quand tous les instruments se taisent on entend les feuilles et les fleurs des costumes frémir, le, public est ainsi hypnotisé par ce spectacle. « Le message qu'il faudrait retenir à la fin, c'est qu'il y a un mamaia en chacun de nous, c'est la capacité à dire non et de refuser l'oppression. C'est une liberté de façon de penser et de s exprimer», souligne Patrick Amaru.

Pratique

Te Aroha Mamaia
Les samedi 4, 11, 18 et 25 juillet et le samedi 1er août à 16 heures
Tarif : 2000 Fcfp
Billetterie : Radio 1 Fare Ute, Carrefour Arue, Faa'a et Punaauia ou sur www.radio1.pf
Renseignements : 40 50 14 14

Rédigé par Mélanie Thomas le Dimanche 28 Juin 2015 à 18:21 | Lu 1603 fois







1.Posté par petronille le 28/06/2015 19:55 | Alerter
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Je ne savais pas que la Mamaia était une personne, première nouvelle

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