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Le nouvel ambassadeur de France en Australie présente ses lettres de créances



Garde d’honneur pour le nouvel ambassadeur de France en Australie, Christophe Lecourtier, lors d’une cérémonie à Canberra (Source photo : ambassade de France à Canberra)
Garde d’honneur pour le nouvel ambassadeur de France en Australie, Christophe Lecourtier, lors d’une cérémonie à Canberra (Source photo : ambassade de France à Canberra)
CANBERRA, lundi 21 juillet 2014 (Flash d’Océanie) – Christophe Lecourtier, qui vient de prendre ses fonctions d’ambassadeur de France en Australie, a présenté la semaine dernière ses lettres de créances du Gouverneur Général de cet État, le Général en retraite Sir Peter Cosgrove, rapporte lundi l’ambassade de France à Canberra.
Cette première rencontre avec le personnage qui fait office de représentant du Chef de l’État (officiellement la Reine d’Angleterre dans cet État du Commonwealth) a eu lieu mercredi 16 juillet 2014, à la résidence officielle du Gouverneur Général.
Étaient également présents, côté français, Cédric Prieto (qui assurait l’intérim depuis le départ du précédent ambassadeur Stéphane Romatet) ainsi que l’attaché de défense en résidence à Canberra, Arnaud Bielecki.
Ce dernier a aussi reçu les lettres protocolaires d’usage d’autres chefs de missions diplomatiques nouvellement arrivés en poste en Australie, comme ceux de Chypre (Mme Ioanna Malliotis, Haute-commissaire), de Suède (M. Pär Ahlberger, ambassadeur) et les a ensuite conviés à un déjeuner.
Christophe Lecourtier, a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de l'Australie par décret du 27 juin 2014 pris par le Président de la République François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre des affaires étrangères et du développement international, Laurent Fabius.
Depuis février 2008, il a et Directeur général d'UBIFRANCE, l’organisme français chargé de promouvoir et de soutenir l’action économique française à l’étranger
Durant cette période, il a notamment œuvré pour mettre en place une réforme visant à « placer UBIFRANCE comme tête de pont du dispositif national d’accompagnement des entreprises à l’international ».
Cette montée en puissance intervient aussi sur fond de promotion de la notion de « diplomatie économique » mise en avant par l’actuel ministre français des affaires étrangères et du développement international, Laurent Fabius.
Ce concept veut s’appuyer sur la synergie entre les réseaux diplomatique et économique et donc compter sur un soutien actif des ambassades dans la vie des entreprises françaises à l’étranger.


Christophe Lecourtier et Stéphane Romatet à Sydney en décembre 2011
Christophe Lecourtier et Stéphane Romatet à Sydney en décembre 2011
Au cours d’une carrière ayant comme leitmotiv l’action économique, cet ancien élève de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, de l’Institut d'études politiques de Paris et de l’ENA, né en 1962, a notamment exercé au cours des années 1990 plusieurs responsabilités au sein de la Direction des relations économiques extérieures (aujourd’hui la Direction générale du Trésor et de la politique économique – DGTPE – au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Emploi).
Il a aussi exercé au bureau Amérique Latine, puis comme chef du Bureau Asie continentale et Conseiller économique et commercial à la Mission Économique de Buenos Aires (2000-2002).

Dans l’ombre de plusieurs ministres

Il a aussi exercé dans l’ombre de plusieurs ministres : conseiller technique pour les affaires européennes et internationales auprès de Simone Veil, sous le gouvernement Balladur ; chef du secteur des relations extérieures (élargissement, politique commerciale UE) dans les services du Premier ministre Alain Juppé.
Puis, à partir de 2002, il devient conseiller technique en charge des relations internationales auprès des ministres de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Francis Mer et Nicolas Sarkozy.
Il est alors aussi Directeur adjoint du Cabinet de François Loos, à l’époque ministre délégué au Commerce extérieur.
En 2007, il devient directeur de Cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’Agriculture et de la Pêche puis son Conseiller spécial, en charge de l’international et de la modernisation, lorsque celle-ci prend les fonctions de ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi.


Son prédécesseur à Matignon

Dans l’autre sens, au titre des récentes nominations, c’est l’ancien ambassadeur de France en Australie (novembre 2011-avril 2014), Stéphane Romatet, 53 ans, qui a rejoint en mai 2014 le cabinet du Premier ministre français Manuel Valls, en tant que conseiller diplomatique.
Son séjour en Australie aura été marqué par un renforcement des désormais excellentes relations entre Paris et Canberra, notamment sur les dossiers de coopération régionale dans le Pacifique, de défense, de diplomatie et d’échanges commerciaux.

L’arrivée de M. Lecourtier en poste à Canberra intervient dans un climat de volonté entre la France et l’Australie de développer leur volume d’affaires.
L’Australie accueille par ailleurs les 15 et 16 novembre 2014, à Brisbane, le sommet du G20, où devrait se rendre le Président français François Hollande.
D’ores et déjà, la semaine dernière, toujours dans le cadre de la présidence australienne du G20, Mme Fleur Pellerin, secrétaire d’État au commerce extérieur, à la promotion du tourisme et aux Français de l’étranger, a effectué du 17 au 19 juillet 2014 un déplacement en Australie.


Australie, nouvel Eldorado ?

Outre sa participation, au nom de la France, à la réunion des ministres du commerce du G20, le 19 juillet 2014, elle a aussi profité de ce séjour en Australie pour rencontrer son homologue, Andrew Robb, ainsi que Gladys Berejiklian, ministre des transports de la Nouvelle-Galles-du-Sud, pour « promouvoir les possibilités de coopération avec la France », précise-t-on de source diplomatique.
Mme Pellerin devait aussi rencontrer les représentants des filiales françaises du secteur des infrastructures et des représentants de la communauté des jeunes expatriés.
Les relations commerciales entre la France et l’Australie sont actuellement en pleine embellie : en 2013, selon les dernières statistiques, la balance commerciale France-Australie a été excédentaire en faveur de la France pour quelque 1,7 milliard d’euros.
La France est aussi la 7ème destination des investissements australiens à l’étranger et la 2ème destination en Europe après le Royaume-Uni.

Tout récemment, début juin 2014, en marge des commémorations du débarquement allié en Normandie, le Premier ministre australien Tony Abbott s’est entretenu avec le Président français, François Hollande, autour de sujets touchant notamment la mémoire partagée, mais aussi la coopération dans des domaines tels que le développement dans le Pacifique Sud et la défense.

« Le chef de l’État s’est félicité du dynamisme de la relation bilatérale dans tous les domaines, deux ans après la signature d’un partenariat stratégique entre la France et l’Australie. Il a exprimé sa volonté de les amplifier encore, en particulier dans le domaine économique. Il a également souhaité que la France et l’Australie approfondissent leur coopération pour la stabilité et le développement dans le Pacifique Sud et développent leurs relations dans le domaine de la défense ».
M. Hollande devrait effectuer ce qui sera la première visite officielle d’un Président français en Australie, en novembre 2014, à l’occasion de la tenue, à Brisbane, du sommet du G20.
« Le Président de la République a souligné l’importance que le sommet du G20 qui se tiendra à Brisbane en novembre 2014 place la relance de la croissance mondiale au cœur des discussions et permette de donner une impulsion aux travaux sur la lutte contre le changement climatique, dans la perspective de la conférence climat de 2015 », note l’Élysée.
Lors de son séjour en France, M. Abbott, mettant une nouvelle fois l’accent sur le dossier économique, est intervenu jeudi 5 juin 2014 à l’occasion d’une réception réunissant les acteurs économiques et entrepreneuriaux français, à l’ambassade d’Australie à Paris.
Il a en substance rappelé la présence dans son pays de nombreuses entreprises françaises de premier rang en citant notamment Thalès, Accord ou encore Veolia.
Mais il a aussi mis en avant « les opportunités d’affaires et d’investissement » que l’Australie offrait à des entreprises françaises non encore implantées dans ce pays à fort potentiel.
« Quand je dis que l’Australie est ouverte aux affaires, je veux que ce soit le cas dans le monde entier et en particulier avec la France, étant donné l’histoire forte d’investissements de sociétés françaises en Australie », a-t-il notamment déclaré.

pad

Rédigé par PAD le Jeudi 24 Juillet 2014 à 06:55 | Lu 1453 fois




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