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Le laboratoire Cairap refait à neuf pour mieux analyser eau et nourriture



Milly sur un "Poste de sécurité microbio" du Cairap dédié à l'eau
Milly sur un "Poste de sécurité microbio" du Cairap dédié à l'eau
PAPEETE, le 24 novembre 2015 - L'un des deux laboratoires industriels de Polynésie, le Cairap de Arue, vient de réaliser pour 40 millions de francs de travaux pour rénover ses bâtiments et acheter du nouveau matériel. Cette infrastructure privée se charge de surveiller la sureté de nos aliments et de notre eau potable…

Le Centre d'analyses Industrielles et de Recherche Appliquée pour le Pacifique (le Cairap) a été créé le 19 novembre 1990. L'entreprise fête donc ses 25 ans ce mois-ci, et s'est fait un joli cadeau pour l'occasion : une remise en beauté. Les travaux ont commencé en 2014 et ont été terminés en avril de cette année. Pour un gros investissement de 40 millions de francs, le Cairap a bénéficié une réfection totale "du sol au plafond" de son bâtiment dans la zone industrielle d'Arue (en face de la Brasserie de Tahiti et de la Brasserie du Pacifique), a remplacé une partie de son matériel et a investi dans de nouveaux outils.

En particulier, le laboratoire a rénové et augmenté ses capacités de manipulation de produits dangereux (nouvelles paillasses, sorbonnes, système de ventilation, armoire sécurisée pour le stockage des produits chimiques) et a investi dans un poste de sécurité microbiologique.

Nathalie Charleux, la directrice du laboratoire, a profité de cet anniversaire pour faire visiter le labo tout propre à ses principaux clients. C'était également un bon moment pour nous de découvrir cet endroit qui participe à sécuriser tout le processus industriel pour les consommateurs finaux, c'est-à-dire nous tous.

Nathalie Charleux, directrice du Cairap
Nathalie Charleux, directrice du Cairap
"Nous faisons tout ce qui est analyse industrielle, tout sauf le médical" explique la directrice. "Nous analysons les denrées alimentaires, la propreté des surfaces en restauration, l'analyse microbiologique et chimique des eaux (eau potable, piscines, stations d'épuration, chauffe-eaux collectifs…), monoï, hydrocarbure… La finalité de toutes ces analyses est soit de vérifier le respect de la réglementation, soit de valider des processus de fabrication dans l'agro-alimentaire ou les cosmétiques par exemple. Nous travaillons essentiellement pour le compte des entreprises privées, mais aussi avec les instituts de régulation, CHSP, SDR, etc."

"NOUS SOMMES LE SEUL LABORATOIRE INDUSTRIEL PRIVÉ"

Le seul concurrent local du Cairap est L'institut Louis Malardé, qui dispose de nombreux laboratoires, dont un dédié à l'analyse industrielle, le laboratoire Lasea. Mais Nathalie Charleux est fière de diriger "le seul laboratoire industriel privé".

Surtout que son laboratoire qui emploie 13 personnes (5 techniciens dont 2 en chimie, 3 laborantins, un formateur…) augmente en compétences : "en microbiologie nous allons lancer de nouvelles applications, en particulier la recherche de salmonelles dans les œufs. Nous contrôlons toute la filière, les boites importées, les bâtiments de production en Polynésie…" Et les projets sont encore nombreux : "nous voulons acheter du matériel encore plus technique et des outils d'analyse de dernière génération."

La directrice devient plus réticente lorsque l'on aborde le sujet d'un de ses clients, l'armée française. Le ComSup de l'armée révélait dans notre journal du 6 octobre que le Cairap s'occupe du contrôle de la solidité mécanique du ciment neuf pour les nouvelles constructions de Moruroa. Nathalie assure que le ComSup a dû se tromper de laboratoire puisque le Cairap ne fait pas ce genre de tests physiques... Mais elle nous explique que son laboratoire effectue des contrôles standards "sur l'eau de consommation du site, les aliments, bref la même chose que l'on fait pour tout le monde, sauf qu'eux appliquent les normes françaises." La directrice insiste bien sur le fait que les échantillons de sol et autres matériaux éventuellement contaminés, dont le transport avait failli causer une grève chez Air Tahiti en octobre, ne lui sont pas destinés…

Magali et une boite de Petri remplie de vraies salmonelles ("elles sont magnifiques non ?"), provenant de l'échantillon d'un plat de salade mixte… Bon appétit !
Magali et une boite de Petri remplie de vraies salmonelles ("elles sont magnifiques non ?"), provenant de l'échantillon d'un plat de salade mixte… Bon appétit !

Une différence de normes

La directrice du Cairap nous explique que les normes à respecter à Tahiti ne sont pas les mêmes que celles de métropole : "Disons que l'on ne va pas forcément chercher autant de contaminants. Pour la qualité de l'eau, sur les microbes c'est la même chose, mais par exemple dans la règlementation française il peut y avoir une recherche de radioactivité en plus. Pour les normes alimentaires c'est à peu près pareil, avec une grosse différence : en France, les entreprises ont l'obligation de faire des autocontrôles, alors qu'ici ça reste des démarches volontaires, avec le service de l'hygiène qui met une grosse pression sur les plus gros industriels."


Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Mardi 24 Novembre 2015 à 16:17 | Lu 1274 fois







1.Posté par Xenos le 24/11/2015 19:18 | Alerter
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Autrement dit, pour le contrôle obligatoire des taux de pesticides dans les fruits et légumes, on peut aller se faire voir.

Cela dit, il est facile de connaître ce taux : on importe 700 tonnes de pesticides par an en Polynésie.

Ils passent bien quelque part. Bon appétit.

2.Posté par John Devant le 25/11/2015 08:10 | Alerter
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le controle des pesticides serait fait à l'ILM. Donc en privé, ou en public, aucun controle indépendant n'existe pour ces toxiques.
de plus comme c'est dit ici, les normes sont différentes et conviennent aux acteurs économiques plus qu'aux consommateurs qui se trouvent exposés à des toxiques à des taux bien plus élevés qu'en europe...

enfin, je croyais qu'un EPIC ne devait se charger que des secteurs où il n'existait pas de concurrence ???

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