Tahiti, le 14 février 2026 - Ce samedi, au parc Vairai de Punaauia, la Fédération polynésienne de kayak surfski lançait ses Sprint Series en vue des Jeux du Pacifique 2027. Avec trois épreuves d’ici le mois de mai, l’objectif est de détecter les athlètes qui représenteront le Fenua dans 17 mois. Deux garçons et deux filles seront retenus. Des sélections difficiles en raison du nombre important de participants lors de cette première étape. Preuve, une fois encore, de la popularité grandissante de ce sport en Polynésie.
Samedi matin, au parc Vairai, se sont retrouvés tous les amoureux des sports de rame. Car le kayak surfski attire aussi les pratiquants de va’a, la complémentarité entre ces deux disciplines étant flagrante. Beaucoup de similitudes et surtout une saison durant laquelle les rameurs peuvent alterner pour progresser dans les deux pratiques. “Le kayak a beaucoup de complémentarité avec le va’a, surtout en termes de technique et de physique. Même si je rame plus en va’a, j’essaie aussi de trouver des créneaux pour progresser en kayak. Je commence à avoir de bonnes sensations et aujourd’hui c’était intéressant de me jauger. On a un espoir pour participer aux Jeux, même s’il est infime”, explique Evan qui s’est classé deuxième en marathon et en sprint dans sa catégorie des moins de 18 ans.
Effectivement, l’âge n’a pas d’importance pour participer aux Jeux en kayak surfski. Et même si le challenge s’avère compliqué, tout espoir est permis. “Oui, il n’y a pas d’âge limite car c’est une catégorie Open. Donc si un jeune ou un master réalise de belles performances, il pourra participer aux Jeux. Maintenant, battre un senior reste quand même une mission presque impossible.” Pour Hector Henot, cadre technique de la fédération, la mise en place de ces trois journées de détection fait partie du chemin de sélection pour les Jeux. Même si cette première journée se veut avant tout un moment de rencontre et de reprise, elle lance parfaitement la saison. “Sur cette première étape, on a mis en place les formats qui seront ceux des Jeux. Même si on a un peu réduit les distances, les courses marathon et sprint seront au programme. On a voulu un moment de rassemblement pour voir où on en était au niveau des candidats et on est agréablement surpris.”
Car entre les habitués et les nouveaux, le plan d’eau était bien rempli. Surtout chez les filles. “C’est la première fois que nous avons autant de filles. C’est très encourageant. Ça veut dire que le travail que nous faisons depuis longtemps sur le public féminin fonctionne.” Un travail qui passe aussi par des actions de découverte dans les clubs de va’a. Ces derniers veulent élargir leur offre de pratique et trouvent un objectif commun en proposant ces initiations. “On arrive à bien travailler ensemble. Ce sont deux sports qui se complètent et, en s’entraînant dans les deux, cela apporte du positif à chacune des disciplines. Le travail commun, on le sait, nous permettra à tous de progresser.”
Une année charnière pour les rameurs
Et ce n’est pas la championne Nateahi Sommer qui dira le contraire. Toujours performante dans les différentes courses de va’a auxquelles elle participe, notre jeune ’aito hine était déjà présente lors de la première journée des sélectives de va’a V1 pour les championnats du monde, où elle a performé. Mais la jeune championne ne veut pas en rester là. Le plaisir qu’elle éprouve sur l’eau est tout aussi présent lorsqu’elle pratique le kayak surfski, une discipline dans laquelle elle excelle également. “J’ai vraiment envie de faire partie de la sélection l’année prochaine”, explique-t-elle. “Je vais donc participer aux courses pour répondre aux exigences de la fédération. Mais j’ai aussi envie de performer et de représenter le pays en va’a. C’est pour ça que je me positionne aussi dans cette discipline. Et cette année, je vais m’engager sur les courses seniors car ce sera ma dernière année en juniors et je veux être prête quand je changerai de catégorie.”
Une détermination qui force l’admiration et le respect. Elle a donc participé à la course seniors féminine où elle a retrouvé ses amies de Ihilani Va’a, comme Vaimiti Maoni ou encore Iloha Eychenne. Trois grands noms du va’a qui complètent leur passion des sports de rame avec le kayak surfski. Encore une preuve que ces deux sports sont complémentaires.
La concurrence sera donc rude pour la sélection, surtout qu’après les trois étapes des Sprint Series arrivent les Oceania, qui se dérouleront à Tahiti. “Après ces trois rendez-vous, il y aura une première sélection qui participera aux Oceania, qui se dérouleront à Tahiti fin juin. Nous positionnerons deux athlètes sur les quatre qui auront une option pour la sélection finale. Mais rien ne sera joué car il restera du temps et il faudra que ces deux présélectionnés (un homme et une femme) continuent de répondre à des critères de performance tout au long du temps restant. L’objectif sera que ces deux personnes puissent se consacrer pleinement à leur préparation pour les Jeux”, précise le technicien Hector Henot.
Un challenge qui s’annonce relevé car seuls les vainqueurs de deux courses individuelles, marathon, 500 mètres ou 200 mètres, lors de ces Oceania pourront prétendre à ce petit privilège. De quoi créer encore plus de motivation dans les rangs des candidats à la sélection.






























