Tahiti, le 16 juillet 2026 - Le tribunal administratif a donné raison jeudi au Port autonome dans le bras de fer qui l'oppose à l'armateur du Dory. Le juge des référés ordonne à la société Agnieray Dory de libérer le quai de transit de Motu Uta dans un délai de quinze jours, faute de quoi une astreinte de 100 000 francs par jour sera appliquée. Il autorise également le Port, si nécessaire, à procéder lui-même au déplacement du navire aux frais et risques de son propriétaire. L'armateur a d'ores et déjà décidé de faire appel.
Le Port autonome demandait une évacuation immédiate, assortie d'une astreinte d'un million de francs par jour. À l'inverse, la société Agnieray Dory du groupe Degage sollicitait un délai supplémentaire de trois à six mois pour organiser le déplacement du navire, faisant valoir qu'une solution provisoire était en cours de discussion avec la flottille administrative et qu'un simple réaménagement des postes à quai permettrait d'accueillir le Dory 2 attendu à la fin du mois.
Dans son ordonnance, le juge tranche en faveur du Port sur le principe, tout en accordant un délai de quinze jours à l'armateur pour s'exécuter. Il autorise également le Port autonome à procéder lui-même au déplacement du navire, aux frais et risques de son propriétaire, si celui-ci ne s'exécute pas dans le délai imparti. Comme il l'avait annoncé dès l'audience de mercredi, l'armateur a décidé de faire appel de cette ordonnance.






























