Tahiti, le 15 juillet 2026 - Le juge des référés du tribunal administratif devra trancher, jeudi, un véritable jeu de chaises musicales au port de Papeete. D'un côté, le Port autonome réclame l'expulsion sans délai du Dory 1, immobilisé depuis près d'un an et demi au quai de transit de Motu Uta. De l'autre, la SAS Agnieray Dory demande “trois à six mois” supplémentaires pour déplacer un navire désormais désarmé, autrement dit qui ne peut plus naviguer, dans l'attente d'un emplacement provisoire que la flottille administrative dit pouvoir lui proposer.
L'affaire dépasse largement le seul sort du Dory 1. Derrière ce référé, c'est toute l'organisation des quais de cabotage qui se retrouve devant le juge. Pour le Port autonome, les quatorze postes d'amarrage sont aujourd'hui saturés, avec un taux d'occupation de 84 %, tandis que le Dory 2 est attendu le 27 juillet et que deux autres navires doivent encore rejoindre le port d'ici la fin de l'année.
Dans ce jeu de chaises musicales, le Dory 1 occupe, selon lui, une place devenue indispensable pour réorganiser les mouvements des navires. Le bateau, immobilisé depuis près d'un an et demi après une avarie, fait déjà l'objet d'opérations de démantèlement. Mais le Port reproche à la compagnie de ne lui avoir fourni ni calendrier de retrait, ni plan d'intervention, ni informations précises sur l'état du navire. “On n'a aucune visibilité”, a plaidé sa représentante, estimant qu'il fallait “éviter que le Dory 1 ne devienne un Taporo 7” bis, immobilisé lui aussi depuis de longs mois.
Pour le Port, libérer ce quai est donc la première étape avant de pouvoir réorganiser l'ensemble des mouvements des navires. Il va même plus loin en estimant que “c'est la société elle-même qui place en difficulté l'arrivée du Dory 2, alors que c'est elle-même qui en serait bénéficiaire”. Autrement dit, il demande le départ d'un navire... pour permettre l'arrivée d'un autre appartenant à la même compagnie.
L'urgence ou le délai ?
C'est précisément cette lecture que conteste la SAS Agnieray. Personne ne remet en cause le départ du Dory 1, insiste la société. La question est celle du calendrier. Le problème n'est pas tant de libérer une place que de savoir quel navire doit occuper quel quai. Le Dory 2, explique la société, ne charge pas son fret comme le Maris-Stella, qui assure actuellement la desserte des Tuamotu. “Il y a juste à switcher deux navires et le problème est réglé.”
La compagnie assure par ailleurs que la flottille administrative pourrait accueillir provisoirement le Dory 1 une fois le démantèlement du Tahiti Nui 9 suffisamment avancé. Reste qu'aucun calendrier n'a encore été arrêté.
En attendant, la société demande au juge de lui accorder encore trois à six mois pour organiser le retrait du Dory 1, le temps d'aboutir à cette solution provisoire et de poursuivre les opérations de démantèlement déjà engagées. Le Port, lui, réclame son expulsion immédiate, assortie d'une astreinte d'un million de francs par jour. Une perspective qui inquiète le dirigeant de la compagnie : “Là, ce n'est pas le bateau qui coule, c'est la compagnie”. L’ordonnance sera rendue jeudi.
L'affaire dépasse largement le seul sort du Dory 1. Derrière ce référé, c'est toute l'organisation des quais de cabotage qui se retrouve devant le juge. Pour le Port autonome, les quatorze postes d'amarrage sont aujourd'hui saturés, avec un taux d'occupation de 84 %, tandis que le Dory 2 est attendu le 27 juillet et que deux autres navires doivent encore rejoindre le port d'ici la fin de l'année.
Dans ce jeu de chaises musicales, le Dory 1 occupe, selon lui, une place devenue indispensable pour réorganiser les mouvements des navires. Le bateau, immobilisé depuis près d'un an et demi après une avarie, fait déjà l'objet d'opérations de démantèlement. Mais le Port reproche à la compagnie de ne lui avoir fourni ni calendrier de retrait, ni plan d'intervention, ni informations précises sur l'état du navire. “On n'a aucune visibilité”, a plaidé sa représentante, estimant qu'il fallait “éviter que le Dory 1 ne devienne un Taporo 7” bis, immobilisé lui aussi depuis de longs mois.
Pour le Port, libérer ce quai est donc la première étape avant de pouvoir réorganiser l'ensemble des mouvements des navires. Il va même plus loin en estimant que “c'est la société elle-même qui place en difficulté l'arrivée du Dory 2, alors que c'est elle-même qui en serait bénéficiaire”. Autrement dit, il demande le départ d'un navire... pour permettre l'arrivée d'un autre appartenant à la même compagnie.
L'urgence ou le délai ?
C'est précisément cette lecture que conteste la SAS Agnieray. Personne ne remet en cause le départ du Dory 1, insiste la société. La question est celle du calendrier. Le problème n'est pas tant de libérer une place que de savoir quel navire doit occuper quel quai. Le Dory 2, explique la société, ne charge pas son fret comme le Maris-Stella, qui assure actuellement la desserte des Tuamotu. “Il y a juste à switcher deux navires et le problème est réglé.”
La compagnie assure par ailleurs que la flottille administrative pourrait accueillir provisoirement le Dory 1 une fois le démantèlement du Tahiti Nui 9 suffisamment avancé. Reste qu'aucun calendrier n'a encore été arrêté.
En attendant, la société demande au juge de lui accorder encore trois à six mois pour organiser le retrait du Dory 1, le temps d'aboutir à cette solution provisoire et de poursuivre les opérations de démantèlement déjà engagées. Le Port, lui, réclame son expulsion immédiate, assortie d'une astreinte d'un million de francs par jour. Une perspective qui inquiète le dirigeant de la compagnie : “Là, ce n'est pas le bateau qui coule, c'est la compagnie”. L’ordonnance sera rendue jeudi.





























