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Le Cours Bufflier fête ses 50 ans


Tahiti, le 13 juin 2021 - Le Cours Bufflier, qui propose des cursus de bac+2 et bac+3 en alternance, fête son cinquantième anniversaire cette année. Son directeur considère la formation professionnelle comme un élément important pour le développement économique du territoire. La plupart des étudiants trouvent un poste en CDI à l’issue de leur apprentissage.
 
Esprit de famille, goût du travail et suivi des élèves sont les mots du directeur Patrick Lopez-Diot pour décrire son institut. Créée en août 1971, l’École Supérieure Cours Bufflier (ESCB) fête son 50e anniversaire cette année. Situé près du marché de Papeete, ce pôle d’enseignement supérieur dispense des formations professionnalisantes en alternance dans de nombreux secteurs d’activité (gestion, RH, bureautique, marketing, QSE), du BTS au Bachelor, en passant par le diplôme de comptabilité-gestion (DCG). “C’était une école de dactylographie à l’origine, car il fallait former des secrétaires. Aujourd’hui, nous restons dans le domaine du tertiaire mais nous nous adaptons aux besoins du territoire en matière d’emploi”, explique le directeur. Son école peut se réjouir d’un taux d’insertion après étude de 85%, Selon Patrick Lopez-Diot, le Cours Bufflier jouit d’un haut niveau de confiance auprès des entreprises polynésiennes : “Ce sont souvent elles qui nous contactent dès mai-juin, afin de recruter leurs prochains alternants”. La quinzaine de formateurs réguliers est elle-même issue du monde du travail : chefs d’entreprises, responsables de service, employés. Et si certains élèves partent en métropole pour compléter leur formation, la grande majorité se voit confier un poste en CDI au fenua après son alternance.
 
Un profil divers des étudiants
 
Les formations du Cours Bufflier sont reconnues par la Fédération Européenne des Écoles (FEDE), et les étudiants peuvent signer un contrat d’apprentissage, financé par le Service de l'Emploi de la Formation et de l'Insertion professionnelles (SEFI) s’ils ont moins de 30 ans, ou par le fonds mutualisé d’entreprise par le biais du fonds paritaire de gestion le cas contraire. Ce qui leur permet d’alterner entre cours théoriques en classe et temps en entreprise deux jours par semaine. “Ils gagnent en expérience, et il y a aussi l’objectif de lutter contre le décrochage. Avant la crise sanitaire, nous étions à 0% d’abandon”, précise Patrick Lopez-Diot. Le profil des étudiants est très divers, avec une moyenne d’âge de 24 ans. Beaucoup de reconversions, d’autres exclus de la formation initiale qui souhaitent néanmoins reprendre les études. Ahuura Parker travaillait comme agent social au Fare Tama Hau, et a ensuite passé un baccalauréat comptabilité au Cours Bufflier avant d’entrer en BTS : “C’est un rythme et un cursus qui me convenait. Je ne me voyais pas reprendre des cours théoriques uniquement, du lundi au vendredi, alors que j’allais sur mes 30 ans”. Elle passe aujourd’hui son diplôme de comptabilité-gestion, et son contrat d’alternance a déjà été valorisé en CDI. Le directeur considère la formation comme élément fondamental du rebond économique pour le territoire, et s’attache à indiquer que le Cours Bufflier porte une attention particulière aux dossiers de candidatures de “ceux qui veulent créer leur entreprise ou développer une activité.”

Rédigé par Valentin Guelet le Dimanche 13 Juin 2021 à 15:55 | Lu 1354 fois