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La terre tremble à Christchurch et rouvre des plaies



Christchurch, le 15 février 2016- (de notre correspondante en Nouvelle-Zélande) A une semaine du 5ème anniversaire du tremblement de terre 2011, Christchurch vient d’être rappelé à l’ordre. Dimanche 14 février, un séisme de 5.7 a frappé la ville. Sans faire de victimes, l’évènement a tout de même ravivé chez les« rescapés » de 2010 et 2011 certaines douleurs.

Une secousse, d’une trentaine de secondes à peine, qui a semblé pourtant interminable. Il est exactement 13h13 ce dimanche 14 février lorsqu’un tremblement de terre d’une magnitude de 5.7 frappe la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Dans le centre-ville, le Hummingbird, un café très populaire, est pris d’assaut pour l’heure du déjeuner. « Au moment même où nous sommes entrés, nous avons ressenti une grande secousse : comme si nos corps étaient balancés. Nous n’avons pas tout de suite compris ce qu’il se passait… », explique Margaret, touriste anglaise. A l’intérieur, le temps s’arrête. Serveurs, cuisiniers et clients cessent leurs activités. Tout le monde se regarde. Certains crient, par peur. Certains soufflent, par désespoir. Margaret réalise : c’est un tremblement de terre. « Nous nous sommes attrapés la main car nous ne savions pas quoi faire d’autre. C’est le premier tremblement de terre que je vivais. Je ne pensais pas que cela pouvait encore arriver à Christchurch…»




Peur de revivre le 22 février 2011

Le choc du séisme est de taille. Depuis les tremblements de terre de 2010 et 2011 qui ont détruit la ville et tué 185 personnes, c’est un des plus forts qu’a connu Christchurch. De nombreuses personnes sont évacuées des bâtiments, le temps que les structures soient inspectées. Désormais, les mesures de sécurité sont draconiennes. « Nous ne voulons pas revivre ce qu’il s’est passé en 2010 et 2011, explique un agent de sécurité, avant d’ajouter : mais aujourd’hui, compte tenu de la manière dont la ville a été et est en train d’être reconstruite, il n’y a presque plus de risques. »

Pour autant, beaucoup de « rescapés » de 2010 et 2011 ont encore peur pour leur vie. « Quand j’ai senti le tremblement de terre, j’ai eu très peur. J’ai tout de suite compris que celui-là était plus fort que les petites secousses que nous sentons d’habitude. Je me suis accrochée à ce que j’avais autour de moi, essayant de rester droite » , raconte Kristina, 22 ans, habitante de Christchurch. La jeune femme servait dans le café au moment de la secousse. Ces quelques secondes ont ravivé en elle de mauvais souvenirs. En 2010, la maison où elle vivait avec ses parents a été détruite. En 2011, l’adolescente de l’époque a vu disparaître des amis. « Je me suis dit que cela recommençait, j’ai eu tellement peur. Je ne pouvais pas rester à travailler. Je suis rentrée chez moi tout de suite pour être auprès de ma famille. »


A plusieurs kilomètres du centre-ville se trouve la plage de Sumner. Une destination très prisée lors de chaudes journées d’été, comme le 14 février. « Nous marchions le long de la mer quand nous avons senti la terre tremblée et entendu un gros « boum », comme s’il y avait eu une explosion. Quelques secondes plus tard, une bout de la falaise s’écroulait provoquant un gros nuage de fumée. Nous sommes habitués à ces secousses et chaque jour, en fait, nous ne demandons si cela ne va pas arriver. Avec le 5ème anniversaire du 22 février 2011 arrivant à grand pas, nous y repensions d’autant plus, mais tout de même. Quand nous avons senti la force de celui-ci, nous nous sommes regardés avec mon mari et nous nous sommes dit : « Pas encore ! » », témoigne Sue, habitante de Sumner, encore sous le choc. Heureusement, les dégâts ne sont que matériels alors que cela aurait pu être bien pire. Des randonneurs se trouvaient sur le sentier à quelques mètres de la falaise qui s’est écroulée, rapporte le journal local The Press. Selon le quotidien, il s’en est fallu de peu pour que le couple n’échappe à une fin tragique.

Dans un bar du bord de plage, les employés ramassent les bouteilles et verres tombés des étagères. Sourire aux lèvres, Chris, le patron, lance quelques blagues à son équipe pour dédramatiser. Affecté lui aussi par les évènements de 2010 et 2011, il tente de ne pas trop y penser : « Cela duré seulement quelques secondes, heureusement. Ceux de 2010 et 2011 ont duré bien plus longtemps. C’est pour cette raison que je ne me suis pas plus inquiété que cela, même si j’ai senti qu’il était fort. Les bouteilles sont tombées, se fracassant sur le sol. Mais aujourd’hui, c’est courant. Nous sommes habitués. Il faut juste prendre une grande respiration quand cela arrive et espérer que rien, absolument rien, ne se répètera comme le 22 février 2011… »
Amélie David
Photos : Graeme Jolliffe et Facebook

Rédigé par Amelie David le Lundi 15 Février 2016 à 06:25 | Lu 1420 fois




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