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"La protection des rivières, c'est un budget à 15 milliards Fcfp"



PAPEETE, 25 janvier 2015 - En avril 2014, le ministre de l'Equipement s'engageait sur les rives de la Taharu'u à Papara à mettre en place un vrai programme de gestion et de protection des rivières de Tahiti. Ce plan de gestion a bien avancé et a même été discuté avec un syndicat fédérant les associations de protection des 37 rivières de Tahiti et deux de Moorea.

Le plan de gestion des rivières de Tahiti ? C'est comme une page blanche qu'il serait urgent d'écrire. Les rivières de Tahiti sont, depuis des décennies, soumises à de multiples pressions : les constructions près des berges sont devenues courantes ; les extractions de matériaux pour satisfaire les besoins de construction se sont généralisées, souvent sous couvert de "curages" de rivières pas toujours justifiés.

Face à ces pressions, des propriétaires fonciers et/ou défenseurs de leur environnement se sont régulièrement opposés à ce pillage en série et cette destruction progressive de leurs terres.

A force de bras-de-fer entre les entreprises autorisées à ces extractions et les propriétaires fonciers, le ministère de l'Equipement a pris conscience qu'il devenait urgent d'agir. De préférence en concertation avec les uns et les autres. Pour une fois le problème n'a pas été pris à l'envers. "Des discussions ont été ouvertes avec les représentants d'un syndicat créé récemment et qui fédère les représentants des associations des rivières de Tahiti" explique Albert Solia, le ministre de l'Equipement (voir en encadré). Il précise encore : "On était arrivé au terme de la capacité de patience des gens. Ces problèmes d'extractions de matériaux dans les rivières et les crispations qu'ils posent, existent depuis longtemps. Il a fallu discuter avec les associations qui avaient souvent raison".

Les discussions ont d'abord démarré sur les travaux qui seront menés sur la Taharu'u à Papara. C'est la première rivière de Tahiti qui sera aménagée dans le cadre d'un plan général de gestion des cours d'eau. Une première phase de travaux pour l'enrochement des berges sera lancée cette année pour 300 millions Fcfp. Il faudra six ans pour achever les équipements nécessaires sur cette rivière. "Le plan rivière sera un plan continu pendant des dizaines d'années ! La priorité porte sur 31 rivières et implique environ 15 milliards de Fcfp de financement. On ne pourra pas faire tout en même temps".

Une carrière en "roches massives" sur la Papenoo

Au-delà de la protection des rivières, la nécessité de trouver des matériaux pour les grands chantiers du Pays est visée aussi. Mais au regard des besoins à venir, tout ne pourra pas venir des rivières. "Il n'y a pas de recensement précis de ces volumes de matériaux. Les chiffres avancés par les professionnels varient entre 400 à 800 000 m3 par an. Mais tous ne sont pas des matériaux nobles" détaille le ministre de l'Equipement. Des besoins à mettre en concurrence avec les 168 000 m3 d'extractions dans les rivières du Pays autorisés en 2014. Il va falloir rapidement trouver une autre source de matériaux.

La vraie solution, jamais réalisée jusqu'ici à Tahiti, serait l'ouverture d'une carrière en roches massives. Aussi, un recensement des gisements potentiellement exploitables a été réalisé. Certains sites identifiés sur la Taharu'u, la Papenoo, la Punaruu et à Teahupoo. Mais tous ne sont pas dans le domaine public. Le gisement le plus sûr, évalué à 10 millions de m3 est situé sur le plateau de Titia Faatau (à 6 km en amont de la Papenoo). Le gisement serait doublement plus important si l'on y intègre des parcelles privées.

Reste à convaincre désormais que cette solution d'une carrière en roches massives, permettant d'éviter les extractions de matériaux dans les rivières, autres que les curages pour éviter les crues, est la meilleure. Et qu'elle soit acceptée par le plus grand nombre. Il faudra également que le Pays modifie sa réglementation. Les textes en vigueur sont effectivement très flous, voire contradictoires sur les extractions et le curage. Quitte à bouleverser les pratiques, autant aller jusqu'au bout…




Un syndicat fédérant les 37 rivières de Tahiti

La centrale syndicale No Te Aru Tai Mareva, le syndicat des propriétaires de la Polynésie Française existe depuis le 23 décembre 2014. Selon son président Denis Helme, "il fédère l'ensemble des associations les plus populaires et les plus actives de Tahiti avec quelques unes des îles, ainsi que des propriétaires fonciers habitant les rives des 37 rivières de Tahiti et 2 de Moorea".
Cette centrale syndicale a pour but, selon ses statuts, "la protection de l'environnement et de la biodiversité de la Polynésie Française sous toutes ses formes, la lutte contre les pollutions et nuisances portant atteinte à l’équilibre fondamental de la mer, du sol, de l'air, de l'eau, de la biosphère, des sites et paysages, la lutte contre la pollution nucléaire en Polynésie et de manière générale, l'action pour la défense des intérêts des propriétaires fonciers, des consommateurs, des usagers et des contribuables dans les domaines de l’environnement, de la santé, des risques sanitaires liés à l’habitat, de l’alimentation, de l’énergie, de la gestion des déchets, de l’urbanisme, de la publicité et du cadre de vie".


Des barges d'extraction au large ?

A la recherche de matériaux de construction pour l'avenir, une nouvelle piste sera étudiée à Tahiti. Celle qui consiste à aller chercher en mer, dans des profondeurs de 40 à 100 m, les dépôts en cailloux que les rivières inlassablement au cours des siècles ont déversé en mer. "C'est une autre réflexion engagée. Il existe des barges d'extraction équipées de longs articulés bras capables d'aller récupérer en profondeur ces matériaux déposés par les rivières en mer. Nous devons d'abord, à la sortie de chaque rivière vérifier l'importance de ces dépôts et vérifier quels sont les problèmes environnementaux de cette méthode" explique Albert Solia, le ministre de l'Equipement.

Rédigé par Mireille Loubet le Dimanche 25 Janvier 2015 à 21:07 | Lu 1742 fois







1.Posté par simone grand le 26/01/2015 08:18 | Alerter
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Alors que le Territoire ou Pays brade le domaine public littroal, parallèlement, il s'approprie indûment les lits et berges de rivière appartenant à des privés et cela dans l'arbitraire le plus éhonté en totale contradiction avec la déclaration universelle des droits de l'homme.
La délibération 2004-34 définissant le domaine public fluvial ne peut se prévaloir d'être un titre de propriété.

2.Posté par Piripirifaufau le 26/01/2015 09:36 | Alerter
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Monsieur Helme devrait par s'occuper de SA rivière dont le lit est bloqué par UN GRILLAGE et de L'OMBRIERE en plus d’être plantée de plantes en travers qui empêchent totalement l'eau de s'évacuer et envahie les propriétés voisines. JUGE et PARTIE est ce normal???

3.Posté par Pomare Teriihinoiatua Joinville le 26/01/2015 11:01 (depuis mobile) | Alerter
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Le Territoire s''entiche d''association protecteur de la sphére et de la bio-sphére ect.... Encore une entourloupe du territoire et de ses associations pilote (rémora) pour s''approprier de richesses qui appartiennent aux autochtones .

4.Posté par Pomare Teriihinoiatua Joinville le 26/01/2015 11:05 (depuis mobile) | Alerter
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Nous occuperons toute nos vallées et riviéres . Il faut arréter de prendre les autochtones pour des imbéciles. Le CCA O.R.A interdira l'entrée de nos terres et vallées . Tant qu'une discussion franche avec les propriétaires fonciers autochtone .

5.Posté par Bob BOB le 26/01/2015 15:15 | Alerter
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BOBb
Je peux continuer à y jeter mes pehu ?

6.Posté par macox le 26/01/2015 18:50 | Alerter
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Pas mal l'excuse pour extraire la caillasse des rivières. ils nous prennent vraiment pour des c.......s.

7.Posté par emere cunning le 27/01/2015 17:23 | Alerter
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Facile de blablater quand on n’est pas vraiment concerné. Il faut quand même être honnête et reconnaître que le curage et le renforcement des berges de certaines rivières effectués à l’époque ont définitivement mis à l’abri d’inondations les habitations riveraines. Il n'y a plus de problème quand le cours des eaux n'est pas dévié, que le travail est fait dans les règles de l'art et que l'entretien suit. Il y a surtout des familles qui n’ont récupéré après partage qu’un lopin de terre, et elles n’ont aucun autre choix que d’y construire pour vivre décemment. Peut-être que les services compétents devraient se déplacer et constater ce qu'il en est. Et faire aussi bien sinon mieux pour nos autres rivières.

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