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La montée en puissance des services civiques



Le 4e comité de coordination du service civique en Polynésie française s'est réuni ce lundi après-midi au haut commissariat.
Le 4e comité de coordination du service civique en Polynésie française s'est réuni ce lundi après-midi au haut commissariat.
PAPEETE, le 14 mars 2016. En Polynésie française, les premiers contrats de services civiques ont été signés en 2014, ils étaient alors moins de 100 jeunes à disposer de ce dispositif. Ils ont été près de 350 à en bénéficier en 2015 et seront près de 600 en 2016. Le service civique offre aux jeunes, le plus souvent sans diplôme, une première expérience du travail.

L'insertion des jeunes en difficulté, inscrite comme une priorité nationale en 2015 avait permis déjà de faire progresser largement le nombre de contrats en service civique ouverts sur le territoire. L'expérience démontrant son utilité, l'Etat passe à la vitesse supérieure et proposera au total en 2016, quasiment 600 contrats de service civique. Au total plus d'une vingtaine d'organismes (mairies, services du Pays, associations etc…) acceptent ces jeunes en contrat de service civique pour des missions ponctuelles En 2015, les communes ont accueilli un total de 128 jeunes en service civique. "Nous avons remarqué qu'en Polynésie française de nombreuses communes acceptent de prendre des jeunes en service civique. Nous avons une situation sociale difficile ici et ces contrats leur permet d'avoir une première expérience non pas de la vie active, parce que ce n'est pas un emploi, mais une première expérience des relations humaines, de la vie en société. Cela les conduit après au goût du travail" indique le haut commissaire Lionel Beffre.

De fait, en 2015 ces jeunes polynésiens, âgés de 21 ans en moyenne en 2015, qui ont accepté ces contrats de service civique étaient à 94% des demandeurs d'emploi. Et avaient une formation initiale relativement faible (62% avaient un niveau de formation inférieur au bac, 31% un niveau bac et 7% seulement un niveau scolaire supérieur au bac). Ces jeunes, de surcroît sans aucune expérience professionnelle pérenne, ont eu là une première expérience à valoriser dans leur parcours. Toutefois, il n'existe pas encore de suivi statistique mis en place pour mesurer l'impact de ces services civiques sur l'employabilité des jeunes passés par ce dispositif à l'issue de leurs contrats.

Le Pays a aussi eu recours à ces services civiques pour proposer aux jeunes des missions dans l'environnement, la culture ou le sport "C'est vraiment une première expérience qui dure quand même huit mois, assez pour que le jeune puisse se rendre compte de ce que c'est le travail et s'impliquer dans sa mission" commentait la ministre de l'éducation, de la jeunesse et des sports Nicole Sanquer.


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C'était le nombre d'engagés en service civique en 2015 en Polynésie française. 75% ont été accueillis dans les communes, 15% auprès du gouvernement polynésien et 10% dans des associations, des fédérations ou par l'université.
Pour l'année 2016, il est prévu un quota de 600 engagés en service civique pour des missions de huit mois, soit une augmentation de 79% par rapport à 2015.

DEUX EXPERIENCES ORIGINALES EN POLYNESIE

Un partenariat entre l'université et le RSMA

Un volet original de ce service civique ouvert en Polynésie repose sur une convention, signée en janvier 2015 entre l'Etat, le Pays, l'Université de Polynésie française et le Régime du service militaire adapté (RSMA). Le but était que de jeunes étudiants, en service civique puissent devenir des tuteurs de jeunes issus du RSMA et les aider dans leurs recherches d'emploi. Les étudiants acceptant ce service civique (rémunéré à environ 60 000 Fcfp par mois) travaillent à cette mission pendant six mois. A l'issue d'une première année de tutorat, le bilan est assez positif : sur les 37 jeunes issus du RSMA appuyés par les aides de leurs tuteurs, six ont été embauchés en CDD, 19 sont dans l'attente de réponses des employeurs, un est en formation, un en stage d'insertion en entreprise. Dix en revanche ont abandonné et rompu tout contact avec leur tuteur.


Lutte contre le décrochage scolaire


En 2015, dans le cadre de la politique contre le décrochage scolaire, le ministère de l'éducation a mis en place un programme permettant d'accueillir une vingtaine de jeunes décrocheurs (âgés de 16 à 25 ans) afin qu'ils puissent réintégrer le système éducatif. 20 contrats d'engagement de service civique ont été édités pour une durée de huit mois, de septembre 2015 à avril 2016. En fonction de leur profil, diverses solutions leur sont proposées : reprendre une scolarité, obtenir une qualification professionnelle en lycée pro, en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, ou encore les aider à rechercher un emploi. Ces jeunes perçoivent une indemnité mensuelle de 50 000 Fcfp versée par l’Etat dans le cadre de leur contrat : un sacré coup de pouce pour remettre le pied à l'étrier. En 2015, les 20 premiers contrats pour ces décrocheurs scolaires ont permis à 14 jeunes de reprendre leurs études, quatre ont bénéficié d'un accompagnement du Service de formation et d'insertion (Sefi), deux ont abandonné.

Les jeunes du service en Polynésie française ont pu rencontrer le président François Hollande lors de sa visite à Tahiti.
Les jeunes du service en Polynésie française ont pu rencontrer le président François Hollande lors de sa visite à Tahiti.
Quelles missions pour les jeunes en service civique ?

Le service civique peut prendre principalement deux formes :
* l'engagement de service civique , ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans pour une durée de 6 à 12 mois pour l'accomplissement d'une mission d'intérêt général reconnue pour la Nation, donnant lieu à une rémunération et à une protection sociale prise en charge par l'État ;

* le volontariat de service civique outre-mer est également accessible aux personnes âgées de 18 à 25 ans, après dérogation de l'agence de service civique, auprès de personnes morales de droit public pour des missions relevant des domaines suivants : enseignement ; information et communication ; sciences et techniques ; activités d'administration, d'économie ou de gestion ; activités culturelles et artistiques ; activités médicales, sanitaires, sociales et vétérinaires.

En 2015, en Polynésie française, 33% de ces jeunes en service civique ont eu à intervenir dans des missions d'éducation, 25% dans la culture, 21% dans l'environnement, 8% dans le domaine de la solidarité, 5% dans des interventions d'urgence, 4% dans le sport, 2% dans la santé et 2% dans le secteur de la mémoire et de la citoyenneté.

Les jeunes en service civique –pour une durée de six mois à un an- doivent être âgés de 16 à 25 ans. Ils sont engagés pour des missions d'accompagnateur, d'ambassadeur, de médiateur auprès d'une personne morale de droit public ou d'un organisme sans but lucratif de droit français. Les indemnités mensuelles sont de 60 525 Fcfp (montant brut) versés par l'Agence nationale du service civique. Aucune condition de diplôme n'est requise. La durée hebdomadaire du service civique est de 24 heures.

Rédigé par Mireille Loubet le Lundi 14 Mars 2016 à 17:55 | Lu 1384 fois







1.Posté par Pitate le 15/03/2016 12:01 | Alerter
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C'est bien une telle mesure mais si il lui manque les membres indispensables c'est bancal et du gaspillage :
Je m'explique :
J'ai travaillé dans un centre de formation professionnel pour des demandeurs d'emplois en difficulté d'insertion.
Une mère de famille qui bénéficiait d'une mesure d'aide à l'emploi du Sefi, m'a confié que dans son entreprise d'acceuill, les partons lui parlaient tout le temps très mal en la rabaissant sournoisement, ne lui apprenaient rien lui enlevant toute perspective de construction professionnelle et d'insertion, et lui faisait faire comme une esclave que des travaux ménagers dans leur domicile personnel au lileu de lui apprendre la couture comme prévu, de manière tout à fait abusive.
Elle était terrorisée à l'idée que j'en parle au service concerné car elle ne voulait pas perdre l'indemnité qui nourrissait ses enfants.
Ce cas n'est pas du tout isolé, bien au contraire. C'est pourquoi, créer une mesure d'aide sans tout les outils de préparation, suivi et d'analyse est bien du gaspillage voir de la folie.

Je précise :

Mise en place d'une convention incluant le contrat précisé d'apprentissage engageant le travail d'accueil à une réelle formation, de manière l...

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