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La médecine parle de plus en plus de "sexe"



La médecine parle de plus en plus de "sexe"
PARIS, 23 nov 2012 (AFP) - Hier spécialité exclusive de rares médecins ou psy "sexologues", la question de la sexualité déborde aujourd'hui largement cette petite chapelle comme en témoigne la place faite au "sexe" à un congrès d'urologues de plus en plus souvent confrontés à ce thème.

Près d'une dizaine de communications, tables rondes ou forum ont pour sujet la vie sexuelle lors du grand rendez-vous annuel de l'urologie française, organisé par l'Association française d'urologie (Afu, jusqu'au 24 novembre à Paris).

Un rapport sur la "médecine sexuelle", présenté samedi, passe en revue l'état des connaissances médicales sur le sujet pour aider les urologues, spécialistes de l'appareil urinaire, à faire face aux questions de plus en plus nombreuses et précises de leurs patients.

"On ne meurt pas de sexualité mais lorsque cela ne fonctionne pas on peut être très malheureux et il y a une demande croissante de la part des hommes comme des femmes dans ce domaine", explique l'urologue François Giuliano (hôpital Raymond Poincaré, Garches), un des auteurs du rapport.

"Troubles du désir et de l'orgasme chez la femme", effets secondaires ("iatrogènes") des médicaments sur la sexualité, "chirurgie réparatrice des mutilations sexuelles féminines" ou encore "sexualité du couple âgé" sont quelques-uns des sujets abordés dans ce rapport.

"Ces dix dernières années, il y a eu des progrès considérables dans la connaissance des mécanismes des troubles sexuels, dans leur traitement, et il y a une attente croissance de la population", explique le Pr Giuliano.

Une majorité d'urologues, dont la moyenne d'âge est de 50 ans, n'ont pas eu de formation spécifique dans ce domaine alors qu'en cabinet ils accordent une place grandissante à la vie sexuelle.

Bon exemple de cette tendance: l'arrivée "attendue" courant 2013 en France du premier traitement spécifique contre l'éjaculation précoce.

La dapoxétine (nom commercial Priligy, laboratoires Janssen/Furiex/Menarini) qui agit sur l'hormone sérotonine, permettrait de "multiplier par trois ou quatre le délais pour éjaculer", selon le Pr Giuliano.

Ce produit à prendre "à la demande", tout comme les pilules contre l'impuissance masculine de type "Viagra", constitue une "nouveauté" alors que les médicaments jusqu'à présent prescrits, des antidépresseurs, ne faisaient effet qu'au bout de 15 jours.

Autre sujet d'importance grandissante pour les urologues: la "iatrogénie sexuelle médicamenteuse" à savoir les effets secondaires induits par les traitements sur la vie sexuelle.

"De très nombreux médicaments peuvent induire des problèmes de sexualité, comme par exemple la dysfonction érectile entraînée par des anti-hypertenseurs" explique le Pr Giuliano.

"Mais il y a une méconnaissance extraordinaire à ce sujet alors que c'est une cause importante de non respect du traitement" par les hommes, indique-t-il.

Les urologues doivent aussi savoir répondre aux questions "de moins en moins exceptionnelles" de couples âgés de 75 à 80 ans qui souhaitent "avoir une sexualité plus satisfaisante".

Selon des chiffres diffusés par l'Afu, près de 90% des femmes de plus de 50 ans vivant en couple se déclarent aujourd'hui sexuellement actives contre 77% en 1992 et 53% en 1970.

"L'acceptation du vieillissement de l'autre est essentielle pour continuer à se projeter dans une relation sexuelle" souligne le Pr Giuliano, pour qui les conseils du spécialiste peuvent être précieux dans ces cas.

Rédigé par Par Olivier THIBAULT le Jeudi 22 Novembre 2012 à 22:19 | Lu 658 fois





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