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La démission refusée de Collomb, nouvel épisode d'une rentrée brouillée



Paris, France | AFP | mardi 02/10/2018 - "Opération de communication" ? Besoin de relégitimer un ministre sur le départ ? Ou simple "farce" politique ? La démission refusée lundi du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb constitue un nouvel épisode d'une rentrée agitée pour l'exécutif.

En annonçant lui-même sa démarche dans le Figaro, rapidement confirmée par l'Élysée, Gérard Collomb a surpris: "Cet épisode est assez inédit et c'est assez difficilement lisible", constate auprès de l'AFP le politologue Pascal Perrineau, professeur à Sciences-Po Paris.
"Si on se dit que c'est entièrement monté, on ne voit pas l'intérêt du montage. Si c'est pas un montage, ça fait désordre", fait-il valoir.
Précisément, "ça fait un peu théâtre", a raillé mardi Jean Leonetti (LR), qui y a vu "une opération de communication". A la manœuvre de cette entreprise, Gérard Collomb, autrefois thuriféraire d'Emmanuel Macron, mais qui multiplie désormais les critiques à l'endroit du chef de l'État.
Début septembre, le ministre de l'Intérieur pointait "le manque d'humilité de l'exécutif".
Quinze jours plus tard, Gérard Collomb avait à nouveau détonné en annonçant qu'il entendait quitter le gouvernement après les élections européennes de mai, pour préparer une nouvelle candidature à la mairie de Lyon.
"Le président de la République a été fâché. Mais il a serré les boulons et donc ça doit tenir", confiait à l'AFP la semaine dernière un familier du chef de l'État.
Lundi, l'Élysée a ainsi confirmé sans tarder la démission refusée. "Quelque part, ça leur permet de retomber sur leurs pieds", estime Pascal Perrineau, mais "il reste une impression de brouillage".
"L'intérêt, pour Emmanuel Macron, c'est surtout de rétablir la chaîne hiérarchique, de dire +c'est moi le chef, je suis le maître des horloges+", abonde Chloé Morin, politologue chez Ipsos.
À Matignon, un conseiller se hasarde à analyser "la volonté pour Collomb d'aller chercher un soutien direct de Macron qui aille au-delà des déclarations d'Édouard Philippe", lequel avait défendu son ministre de l'Intérieur, jeudi, lors de L'Émission politique sur France 2.
Désormais, "l'exécutif cherche avant tout à clore rapidement ce début de feuilleton", assure-t-on encore.
 

- "Du mal à être ministre" -

 
Le "problème Collomb", tel que le nomme aujourd'hui un membre du gouvernement à l'AFP, demeure: "un ministre qui dit publiquement +j'ai envie de partir à telle date+, puis qu'il dit qu'il veut démissionner, ce n'est pas possible, c'est le président qui décide".
Combien de temps cette situation peut-elle durer? "Aucune idée. Le sujet, c'est qu'il n'y ait pas un attentat" dans cette situation d'entre-deux, pointe encore ce ministre.
Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée mardi, en l'absence de son ministre de l'Intérieur et sous les cris de l'opposition scandant "Il est où Collomb ?", Édouard Philippe a rappelé que "chaque ministre qui compose ce gouvernement doit se consacrer pleinement à sa tâche". 
Mais pour l'opposition, l'épisode fragilise toujours plus le locataire de la place Beauvau: "C'est une farce", a déploré Julien Aubert (LR).
A gauche, Boris Vallaud (PS) a cité Molière, en voyant dans Gérard Collomb un "ministre malgré lui".
"Vous voyez que c'est une situation qui n'est même pas tenable jusqu'aux élections européennes : il faudra qu'il parte", a prophétisé Hervé Morin, le président de la région Normandie.
"Vous imaginez l'autorité que vous pouvez avoir sur votre administration quand vous êtes déjà annoncé comme devant partir?", a encore interrogé l'ancien ministre centriste.
Car Gérard Collomb, outre celles de ses adversaires politiques, subit les attaques d'une partie de son administration. 
Le ministre de l'Intérieur, 71 ans, a notamment justifié sa démission par la volonté que Beauvau ne soit pas déstabilisé par sa décision de se représenter à Lyon.
"Il a du mal à être ministre: ce n'est pas le patron de son ministère, ce n'est pas le patron de ses préfets", attaque l'un de ses collègues du gouvernement. 
"Pour les policiers qui regardent ça, c'est un peu troublant", consent David Le Bars, du SCPN-UNSA. Son homologue d'Alliance, Jean-Claude Delage, estime pour sa part que "le ministre a été clair, il est aux affaires".

le Mardi 2 Octobre 2018 à 04:26 | Lu 867 fois





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