Tahiti, le 14 février 2026 - Ce samedi, à la salle d’Excelsior, se déroulaient les championnats de Polynésie de taekwondo. Organisée par la Polynesia Taekwondo, cette compétition a rassemblé plus de 200 participants, venus des cinq archipels de Polynésie. Une belle réussite pour l’ouverture de la saison, qui vient confirmer la bonne forme de ce sport. Après avoir obtenu la prolongation de sa DSP et intégré la formation du BPPES, la Polynesia Taekwondo continue d’avancer et de récolter les fruits de son travail. Entre projets et Jeux du Pacifique, le taekwondo a un bel avenir devant lui.
C’est une année riche qui s’annonce pour la fédération Polynesia Taekwondo. Après avoir obtenu la prolongation de sa DSP (délégation de service public), preuve de la confiance du qui lui accorde le Pays, et après avoir été intégrée à la formation du Brevet professionnel polynésien d’éducateur sportif (BPPES), qui permettra de rémunérer les personnels d’encadrement technique, Alfred Lai Koun Sing et les siens sont prêts à surfer sur la vague de la réussite. “Nous travaillons énormément pour le développement de notre sport. On travaille beaucoup avec les clubs pour initier au taekwondo, mais aussi pour développer nos combattants et les emmener vers le haut niveau. Donc on va mettre en place une formation pour obtenir le diplôme d’instructeur fédéral en interne. Puis il y aura le lancement du BPPES, mis en place par la Direction de la jeunesse et des sports, qui permettra aux futurs diplômés d’encadrer contre rémunération. Après, c’est une formation longue et lourde et tout le monde ne sera pas pris. Donc on a créé une alternative avec la mise en place du diplôme d’instructeur fédéral, qui sera plus accessible. C’est très important que nos éducateurs soient bien formés si on veut que nos athlètes performent”, explique le président de la fédération Polynesia Taekwondo.
Un projet qui s’ancre dans la volonté de la Polynesia Taekwondo de monter en compétences pour le bien-être de ses adhérents. Mais cette dynamique ne s’arrête pas là. La venue très prochaine d’un cadre technique sera le point central de cette évolution. “Nous sommes effectivement à la recherche d’un CTF. C’est très important dans la structuration de notre fédération. Il est nécessaire pour nous, nos encadrants et nos athlètes, qu’il y ait une personne référente au niveau technique, tactique et physique, mais surtout une personne qui mène à bien notre projet fédéral.”
Un chemin de sélection bien établi
Un projet qui va passer par la préparation des Jeux du Pacifique. Comme toutes les fédérations, l’objectif principal de ces prochains mois, c’est la mise en place du chemin de sélection pour les athlètes. Une feuille de route qui leur permettra de se préparer aux différentes échéances qui les mèneront au jour J. “Il va y avoir de nombreux rendez-vous jusqu’aux Jeux qui permettront aux combattants de performer pour atteindre les sélections. Aujourd’hui, c’étaient les championnats de Polynésie, qui servent de point de départ. Pratiquement tous les mois, nous allons avoir une compétition sur le territoire. Avec celles des clubs et celles à l’international, ça fera beaucoup de rendez-vous pour se montrer.”
Se préparer à l’international, un passage obligé pour Alfred Lai Koun Sing. “Il va y avoir deux événements clés. Le premier, début mars, c’est l’US Open qui va se dérouler à Las Vegas. C’est une compétition où chacun doit s’inscrire individuellement, mais qui est nécessaire à la progression. Après, fin mars, les 28 et 29 mars, il y aura les Oceania, qui auront lieu à Sydney, en Australie. Ce sera un véritable test, car nous allons retrouver la majorité des combattants qui seront aux Jeux du Pacifique. Nous partirons avec une sélection forte pour tenter de ramener un maximum de médailles.”
Un travail de détection de longue haleine qui a déjà débuté avec des entraînements de sélection tous les samedis. Mais rien n’est joué pour les 16 places, huit hommes et huit femmes, qui seront attribuées pour les Jeux. D’où l’importance de cette première compétition : les championnats de Polynésie arrivent à point nommé pour confirmer ou créer la surprise. Car les jeunes générations poussent à la porte. Même si certains sont trop jeunes pour participer aux Jeux en 2027, l’ambition, un jour, de faire partie de la sélection tahitienne est déjà bien présente. “J’adore le taekwondo. J’aime combattre et ces championnats sont importants. Le fait de pouvoir s’affronter avec les pieds et les poings, c’est vraiment bien. Après, c’est dur car il faut être précis pour pouvoir toucher les zones qui rapportent le plus de points, comme la tête ou le corps. J’ai envie de continuer et, pourquoi pas, un jour faire partie de l’équipe de Tahiti”, confie Jey Vanfau, jeune combattant. Même son de cloche chez son adversaire du jour, venu de Taha’a pour l’occasion, Tereinoa Pouamata : “Depuis tout petit, j’ai envie de faire ce sport. Maintenant, ça fait trois ans que je combats et je prends de plus en plus de plaisir. Je vais continuer à m’entraîner pour être meilleur et pouvoir continuer à combattre.”
Une belle génération qui ne demande qu’à progresser. Avec un futur encadrement diplômé, leurs rêves pourront se réaliser.































