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La France veut humaniser la fin de vie et réfléchit à l'"accélération" de la mort



La France veut humaniser la fin de vie et réfléchit à l'"accélération" de la mort
PARIS, 18 déc 2012 (AFP) - Le débat sur l'euthanasie est relancé en France avec la remise mardi d'un rapport qui entrouvre la porte au suicide assisté, autorisé dans certains pays européens, en recommandant que soit accordé, dans certains cas, un geste médical "accélérant la survenue de la mort".

Sur ce sujet douloureux qui divise la société, le président socialiste François Hollande a annoncé mardi qu'un projet de loi serait présenté au Parlement fin juin, après consultation du Comité national d'éthique.

Le rapport qui lui a été remis mardi par le professeur de médecine Didier Sicard, ancien président du Comité national d'éthique (un organe consultatif), envisage la possibilité d'accélérer la mort tout en rejetant l'idée d'inscrire l'euthanasie et le suicide assisté dans la loi.

Il propose ainsi de recueillir les directives anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l'annonce d'une maladie grave, concernant la fin de sa vie. Il demande également que les derniers moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus à sa demande ou à celle de sa famille puissent se passer dans des conditions plus dignes qu'actuellement.

"Lorsque la personne en situation de fin de vie ou en fonction de ses directives anticipées (...) demande expressément à interrompre tout traitement susceptible de prolonger sa vie, voire toute alimentation et toute hydratation, il serait cruel de la +laisser mourir+ ou de +la laisser vivre+ sans lui apporter la possibilité d'un geste accompli par un médecin accélérant la survenue de la mort", indique le rapport.

Silence et hypocrisie

La fin de vie est très médicalisée en France, où 60% des décès ont lieu à l'hôpital. Mais elle est entourée de silence et d'hypocrisie. Certains médecins avancent le chiffre de 10.000 euthanasies clandestines pratiquées chaque année sans contrôle.

"Lequel d'entre nous souhaite finir sa vie ou assister à la fin de l'un des siens dans le service d'urgence surchargé d'un hôpital où rien n'est prévu pour assister les mourants?", a relevé un célèbre urgentiste et ancien ministre, Xavier Emmanuelli.

François Hollande s'était prononcé avec prudence dans son programme électoral pour une "assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" dans "des conditions précises et strictes".

Le pays dispose déjà d'une loi qui interdit l'acharnement thérapeutique et instaure un droit de "laisser mourir". Elle met l'accent sur les soins palliatifs et autorise les médecins à administrer des traitements anti-douleur permettant de soulager la souffrance même s'ils ont pour "effet secondaire d'abréger la vie". Mais elle interdit l'euthanasie active.

Cette loi votée en 2005 est en outre "mal connue et mal appliquée", déplore son promoteur, le député UMP (droite) Jean Leonetti.

Tout en critiquant le suicide assisté, celui-ci s'est félicité que le rapport Sicard "condamne sans ambiguïté l'euthanasie devant les dérives possibles constatées dans les pays où la dépénalisation de l'euthanasie a été mise en place" comme en Belgique, aux Pays-Bas ou au Luxembourg selon lui.

"Nous sommes radicalement hostiles à l'inscription de l'euthanasie dans la loi", a pris soin de souligner le Pr Sicard lors d'une conférence de presse.

Le rapport Sicard se montre par ailleurs sévère envers le corps médical qui reste souvent sourd face à la détresse psychique et aux souhaits des patients et insiste sur la nécessité d'améliorer leur formation dans le domaine des soins palliatifs.

L'opinion publique avait été bouleversée en 2008 par le sort de Chantal Sébire, une femme de 52 ans défigurée par une tumeur incurable, qui réclamait de pouvoir "mourir dans la dignité". En 2003, une autre femme, Marie Humbert, avait aidé son fils tétraplégique à mourir malgré l'opposition de la justice.

bur-nou/alc/thm/fw

Rédigé par Par Martine NOUAILLE le Mardi 18 Décembre 2012 à 05:58 | Lu 312 fois




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