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L'homme fort des Fidji abolit le Grand conseil des chefs coutumiers



L'homme fort des Fidji abolit le Grand conseil des chefs coutumiers
Suva, 15 mars 2012 (AFP) - Le Premier ministre des Fidji, le contre-amiral Voreqe Bainimarama, a aboli le Grand conseil des chefs, institution vieille de 137 ans où siègent les dignitaires coutumiers, dont certains s'étaient opposés à son coup d'Etat en 2006, ont indiqué jeudi les autorités.

La création de ce conseil remonte à l'époque où Fidji, archipel mélanésien de 890.000 habitants, était une colonie britannique. Son objectif était de donner une assise aux pouvoirs des chefs traditionnels (les "Ratu"), face au poids de l'importante communauté indienne qui tient l'économie.

Par le passé, il est arrivé que cette instance choisisse le président de la République fidjienne, mais le contre-amiral Bainimarama l'a suspendue un an après son coup d'Etat militaire de décembre 2006, certains "Ratu" ayant condamné son coup de force.

Voreqe Bainimarama a indiqué qu'il démettait officiellement le Grand conseil, le qualifiant de vestige de l'époque coloniale, qui n'a plus sa place dans un pays qui veut instaurer une nouvelle constitution et balayer les divisions du passé.

"Nous devons regarder ce qui nous rassemble en tant que citoyens d'une même nation, et non ce qui nous sépare", a déclaré M.Bainimarama.

L'opposition travailliste a dénoncé un "outrage" envers une institution vénérée par les autochtones fidjiens.

La semaine dernière, Voreqe Bainimarama a annoncé la mise en place d'une nouvelle constitution d'ici à février 2013, avant des élections en 2014.

A plusieurs reprises, il a indiqué que ce scrutin devait se dérouler selon le principe d'un homme-une voix, alors que des arrangements ont par le passé favorisé le vote des Fidjiens de souche sur celui des Indo-fidjiens. Les élections sont organisées selon des listes communautaires.

Le chef du régime fidjien a déjà reporté la tenue d'élections, initialement prévues en 2009, arguant que son pays n'était pas prêt pour la démocratie. Il s'est engagé cette fois à respecter le calendrier.

Voreqe Bainimarama, ancien chef de l'armée, a renversé le gouvernement élu en décembre 2006, abrogé la constitution en avril 2009, et imposé des mesures d'urgence, dont l'interdiction de réunions publiques. Ces mesures ont été levées en janvier.

Rédigé par AFP le Mercredi 14 Mars 2012 à 21:31 | Lu 663 fois






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