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L'épidémie de Zika ne va pas se propager en Europe du Sud en 2016, selon un expert



Paris, France | AFP | mercredi 10/02/2016 - Il n'y aura pas de pandémie de Zika dans le sud de la France et d'une manière plus générale en Europe du Sud cette année même si quelques dizaines de cas y seront constatés, a estimé mercredi un expert en infectiologie.

"Zika est une épidémie inquiétante. Et à partir du moment où il y a plus d'un 1,5 million de personnes touchées, on ne peut que poser la question de son extension", a déclaré le professeur Jean-François Delfraissy, infectiologue, lors d'une audition devant l'Assemblée nationale.

"Oui, on va voir du Zika en France" métropolitaine, a-t-il ajouté en raison de personnes infectées dans les territoires d'Amérique et parce qu'au printemps, au moment du réchauffement, le moustique tigre sera "disponible".

"Pourtant, je ne crois pas à une pandémie de Zika en France (métropolitaine) ni dans l'Europe du Sud", a-t-il ajouté. "Je ne pense pas que l'ensemble de l'Europe du sud sera touché par Zika, en tout cas en 2016", a-t-il également déclaré.

L'expert a en outre rappelé qu'il y avait "déjà eu des cas de dengue et de chikungunya en France en tout petit nombre en 2014 et en 2015: entre 10 et une vingtaine".

"C'est un signal qui nous est donné pour éviter que dans cinq ans, on ne se retrouve avec des chiffres beaucoup plus importants", a-t-il insisté.

Il a en outre souligné la nécessité de s'intéresser aux moustiques qui pourraient véhiculer le Zika pour comprendre leur présence dans des territoires jusqu'alors épargnés.

"Je pense qu'il va falloir revoir la copie pour le sud de de la France mais aussi pour l'Espagne, l'Italie" sur la manière dont on aborde la lutte contre ces moustiques porteurs de virus (dengue, chikungunya et Zika), a-t-il estimé.

Le Pr Delfraissy est par ailleurs revenu sur le cas de la Polynésie où Zika a sévi en 2013/2014.

Au moment de l'épidémie deux "signaux" ont été émis: une fréquence accrue de cas de Guillain-Barré (maladie inflammatoire du système nerveux périphérique) et une fréquence accrue de microcéphalies chez les foetus, a-t-il expliqué.

"Mais les deux signaux sont arrivés juste au début de l'épidémie d'Ebola. Et comme l'épidémie (de Zika) s'est arrêtée", les autorités françaises et les experts n'ont pas mené d'investigations à ce moment-là, s'est-il justifié.

La Polynésie est un bon exemple de la manière dont une épidémie peut s'arrêter, a-t-il ajouté.

"Cela s'arrête probablement comme une épidémie de dengue ou de chikungunya quand il y a un certain niveau de population infecté, de l'ordre de 35% voire 40%. Il y a (alors) une sorte d'immunité de population qui fait que, à un moment donné, l'épidémie s'arrête", a-t-il expliqué.

La semaine dernière, le ministère de la Santé polynésien avait estimé peu probable une reprise de Zika, la majorité de la population étant immunisée. Il avait alors indiqué qu'"au moins 60%" des 280.000 Polynésiens avaient été en contact avec Zika, selon les premières estimations d'une étude toujours en cours dans ces îles du Pacifique Sud.

Rédigé par () le Mercredi 10 Février 2016 à 05:20 | Lu 168 fois




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