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L'artisanat des Australes à l'honneur dans le hall de l'Assemblée



PAPEETE, le 24 février 2015 - Des chapeaux, des paniers, des nattes, des éventails… Si vous cherchez des objets tressés avec des feuilles de pandanus avec tout le savoir-faire des artisans des Australes, vous avez deux semaines pour vous rendre au salon Te Rara'a, hébergé dans le hall de l'Assemblée de Polynésie française jusqu'au 8 mars.

Dans toute la Polynésie, les artisans des Australes sont connus pour leur talent en vannerie. Le tressage est tout un art de Rapa à Rimatara, et les mamas de là-bas arrivent à révéler toutes les possibilités offertes par les feuilles de pandanus.

Pour rendre honneur à leur art toujours vivant, et pour donner un coup de pouce aux artisans originaires des îles Australes mais vivant sur Tahiti, les artisanes ont organisé un salon artisanal dans le hall de l'Assemblée de Polynésie française jusqu'au 8 mars.

Il n'y a pas que de la vannerie à Te Rara'a
Il n'y a pas que de la vannerie à Te Rara'a
Une vingtaine d'artisans y exposent leurs produits tressés, mais les chalands y trouveront aussi de l'artisanat divers : monoi, robes, bijoux, perles… Le seul regret serait de ne pas avoir eu ce salon avant la Saint-Valentin tellement il regorge d'idées de cadeau.

Mais bientôt il n'y aura peut-être plus besoin d'attendre une exposition une ou deux fois l'an pour trouver son bonheur. Pour favoriser l'artisanat qui est "un vrai marqueur d'identité", le ministre du Secteur primaire Frédéric Riveta annonce qu'avec le ministère de l'Économie, "nous pensons créer une Maison de l'artisanat, ce qui permettra aussi de profiter du tourisme pour les artisans. Au lieu que les exposants viennent ainsi à l'Assemblée, il y aura un endroit permanent qui leur sera dédié toute l'année. Il reste un problème de terrain, l'idéal serait à Papeete."

Ce salon est aussi l'occasion de transmettre des savoir-faire et l'envie de créer à une nouvelle génération, qui peut voir de visu les débouchés qu'offre cette activité traditionnelle, mais pleine d'avenir.

Mama Teamo
Mama Teamo
Mama Teamo, artisane venant de Rurutu et vivant à Papara

"C'est ma grand-mère à Rurutu qui m'a appris le tressage. D'ailleurs c'était aussi la grand-mère de notre ministre de l'agriculture, Riveta. L'artisanat, ça fait très longtemps que j'en fais, depuis que je suis enfant. Cette année je vais avoir 70 ans, et je fais toujours des peue, des paniers, tout ça. Mes enfants travaillent tous, ils ne peuvent pas apprendre. Mais à mes petits-enfants, je leur apprends à tresser comme on le faisait à Rurutu, maintenant ils connaissent et ils aiment bien."


Une pénurie de pandanus ?

Le ministre du secteur primaire, Frédéric Riveta, qui a inauguré le salon, explique que les artisans sont confrontés à un problème d'approvisionnement en feuilles de pandanus : "il n'y a pas assez de matières premières".

Le ministre a du coup annoncé des mesures : "dans le dispositif de l'agriculture nous avons mis en place une prime de 100 Fcfp par pied pour la plantation des pandanus. Il y a une crise, avec très peu de pandanus pour faire le tressage ici à Tahiti, et je suis prêt à mettre à un terrain à disposition à la presqu'île pour y planter des pandanus."

Des problèmes aussi chez les producteurs

Le ministre indique aussi que le dossier de la société anonyme Kai Hotu Rau, qui doit servir à l’établissement d’un circuit de commercialisation efficace des produits agricoles des archipels vers Tahiti, "sera bouclé la semaine prochaine, avec des partenaires privés qui vont prendre une quote-part dans la société."

Une amélioration des circuits de distribution sera bienvenue, car alors même que les artisans ont du mal à s'approvisionner, les producteurs, eux, se disent pris à la gorge. Un producteur de Maiao partageait ainsi sur Facebook vendredi dernier : "J'écris pour un appel à l'aide. Nous traversons une phase très difficile, une grande crise économique. Notre seul revenu de tous les jours, le pandanus, ne marche plus depuis un an. Nous n'arrivons même plus à subvenir à nos besoins comprenant le strict nécessaire."

Le problème : la disparition il y a un an des grossistes qui s'approvisionnaient à Maiao, et la différence de prix entre ce que touchent les producteurs et le prix du détail, qui passe du simple au triple selon les témoignages des habitants de l'île.


Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Mardi 24 Février 2015 à 18:12 | Lu 1311 fois






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