Paris, France | AFP | mardi 20/01/2026 - Plusieurs médias employant Raphaël Boukandoura ont appelé mardi à la libération du journaliste français, en garde à vue depuis la veille en Turquie et la France a dit espérer sa libération "le plus rapidement possible".
Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué mardi à l'AFP avoir été informé "hier soir" (lundi soir) de cette arrestation.
"Notre ambassade en Turquie, avec le consulat général à Istanbul, suit la situation de près et se tient prêt à exercer la protection consulaire", a précisé le Quai d'Orsay, espérant que le journaliste "pourra recouvrer la liberté le plus rapidement possible".
"Nous aurons des nouvelles (à son sujet) demain matin" (mercredi), a indiqué dans la foulée à l'AFP son avocate turque, Emine Özhasar.
Raphaël Boukandoura, qui vit et travaille légalement en Turquie depuis plus d'une décennie, a été interpellé lundi à Istanbul par la police alors qu'il couvrait une manifestation du parti prokurde DEM contre l'offensive de Damas dans le nord-est de la Syrie.
L'hebdomadaire Courrier international, les quotidiens Libération, Ouest-France, et le site Mediapart "demandent sa libération immédiate", ont-ils indiqué dans un communiqué commun.
"Raphaël Boukandoura est un excellent professionnel, installé en Turquie depuis 2015. Nous pensons à sa famille", ajoutent-ils, en soulignant que "la liberté d'informer est un droit essentiel".
"Nous exigeons des autorités turques qu'elles respectent la liberté de la presse", avait déclaré un peu plus tôt dans un communiqué la direction de Courrier international, à laquelle s'est associée sa Société des journalistes.
Raphaël Boukandoura, correspondant de l'hebdomadaire depuis neuf ans, "ne faisait qu'exercer son métier de journaliste en couvrant cette manifestation", soulignaient-ils.
Ouest-France avait demandé dès lundi sa "libération immédiate".
Le Syndicat national des journalistes (SNJ), premier dans la profession, a aussi "exigé la libération immédiate" du journaliste, rappelant "avec force que ce journaliste ne faisait qu'exercer son métier".
Selon le DEM, plusieurs membres du parti ont été également interpellés.
Erol Önderoğlu, représentant de l'organisation Reporters sans Frontières (RSF), a jugé "inacceptable que le journaliste français, présent à Sarıgazi (Istanbul) pour couvrir une manifestation, se retrouve arbitrairement en garde à vue(...) Boukandoura n’est pas un manifestant, et on ne peut traiter un journaliste comme un criminel" a-t-il insisté en appelant les autorités à "revenir sur cette grave injustice".
RSF place la Turquie à la 159e place sur 180 de son classement de la liberté de la presse, entre le Pakistan et le Venezuela.
Le parti DEM entendait notamment dénoncer "la mort de nombreux civils, y compris femmes et enfants", dans les quartiers à majorité kurde d'Alep "transformés en zones de guerre".
En mars 2025, un photographe de l'AFP, Yasin Akgül, avait également été arrêté pour participation à une manifestation interdite qu'il couvrait dans l'exercice de son métier.
Détenu pendant quatre jours, il a été jugé et finalement relaxé en novembre ainsi que trois de ses confrères.
Proche allié de la nouvelle direction syrienne qui a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad, le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué lundi l'offensive "méticuleuse de Damas".
Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué mardi à l'AFP avoir été informé "hier soir" (lundi soir) de cette arrestation.
"Notre ambassade en Turquie, avec le consulat général à Istanbul, suit la situation de près et se tient prêt à exercer la protection consulaire", a précisé le Quai d'Orsay, espérant que le journaliste "pourra recouvrer la liberté le plus rapidement possible".
"Nous aurons des nouvelles (à son sujet) demain matin" (mercredi), a indiqué dans la foulée à l'AFP son avocate turque, Emine Özhasar.
Raphaël Boukandoura, qui vit et travaille légalement en Turquie depuis plus d'une décennie, a été interpellé lundi à Istanbul par la police alors qu'il couvrait une manifestation du parti prokurde DEM contre l'offensive de Damas dans le nord-est de la Syrie.
L'hebdomadaire Courrier international, les quotidiens Libération, Ouest-France, et le site Mediapart "demandent sa libération immédiate", ont-ils indiqué dans un communiqué commun.
"Raphaël Boukandoura est un excellent professionnel, installé en Turquie depuis 2015. Nous pensons à sa famille", ajoutent-ils, en soulignant que "la liberté d'informer est un droit essentiel".
"Nous exigeons des autorités turques qu'elles respectent la liberté de la presse", avait déclaré un peu plus tôt dans un communiqué la direction de Courrier international, à laquelle s'est associée sa Société des journalistes.
Raphaël Boukandoura, correspondant de l'hebdomadaire depuis neuf ans, "ne faisait qu'exercer son métier de journaliste en couvrant cette manifestation", soulignaient-ils.
Ouest-France avait demandé dès lundi sa "libération immédiate".
Le Syndicat national des journalistes (SNJ), premier dans la profession, a aussi "exigé la libération immédiate" du journaliste, rappelant "avec force que ce journaliste ne faisait qu'exercer son métier".
Selon le DEM, plusieurs membres du parti ont été également interpellés.
Erol Önderoğlu, représentant de l'organisation Reporters sans Frontières (RSF), a jugé "inacceptable que le journaliste français, présent à Sarıgazi (Istanbul) pour couvrir une manifestation, se retrouve arbitrairement en garde à vue(...) Boukandoura n’est pas un manifestant, et on ne peut traiter un journaliste comme un criminel" a-t-il insisté en appelant les autorités à "revenir sur cette grave injustice".
RSF place la Turquie à la 159e place sur 180 de son classement de la liberté de la presse, entre le Pakistan et le Venezuela.
Le parti DEM entendait notamment dénoncer "la mort de nombreux civils, y compris femmes et enfants", dans les quartiers à majorité kurde d'Alep "transformés en zones de guerre".
En mars 2025, un photographe de l'AFP, Yasin Akgül, avait également été arrêté pour participation à une manifestation interdite qu'il couvrait dans l'exercice de son métier.
Détenu pendant quatre jours, il a été jugé et finalement relaxé en novembre ainsi que trois de ses confrères.
Proche allié de la nouvelle direction syrienne qui a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad, le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué lundi l'offensive "méticuleuse de Damas".


























