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Imagerie médicale: gare aux doses de radioactivité, rappelle l'ASN



Imagerie médicale: gare aux doses de radioactivité, rappelle l'ASN
PARIS, 6 sept 2012 (AFP) - Un accident grave de radiologie est survenu l'an dernier au centre hospitalier de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), a indiqué jeudi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), rappelant la nécessité de maîtriser les doses de radioactivité délivrées dans un cadre médical.

L'accident concerne un patient souffrant d'une grave pathologie cardiaque qui a été opéré à six reprises pour des angioplasties coronaires, "particulièrement longues et complexes, échelonnées de mars à décembre 2011", précise dans son bilan 2011 l'ASN pour l'Ile-de-France.

Pour chacune des opérations, les médecins avaient utilisé une technique de "radiologie interventionnelle" qui permettait de guider leur geste chirurgical.

Mais les doses de radiations émises sur le patient n'ont pas été analysées, "il n'y a pas eu de prise en compte des doses cumulées reçues" et aucun suivi des effets secondaires potentiels n'a été réalisé, a expliqué à la presse Delphine Ruel, chef de la division de Paris de l'ASN.

Résultat, faute de suivi médical approprié, le patient a subi une "nécrose profonde" de l'omoplate droite.

Selon Mme Ruel, il a reçu une dose comprise "entre 35 et 60 grays à la peau", dose considérée comme "très importante puisque des rougeurs apparaissent déjà à partir de quelques grays".

S'il existe bien des limites réglementaires pour l'exposition du public à des rayonnements, ces limites ne valent en revanche pas pour les patients dans un cadre médical, a-t-elle souligné.

Les deux inspections réalisées par l'ASN après la déclaration de l'accident par le centre hospitalier ont mis en évidence "un déficit d'optimisation", c'est-à-dire des doses de radioactivité plus élevées que nécessaire, une mauvaise connaissance des machines et de leur réglage, ainsi que des "défaillances dans le suivi".

Plus généralement, l'ASN met depuis plusieurs années en garde contre l'augmentation des doses de radioactivité délivrées aux patients par imagerie médicale, en particulier par les scanners.

En 2007, les scanners représentaient seulement 10% des examens mais 58% des doses reçues, rappelle l'Autorité indépendante. A titre de comparaison, les radios dentaires constituaient près de 25% des actes mais seulement 0,2% de la dose moyenne reçue par la population française.

En l'espace de cinq ans, les doses délivrées aux patients ont progressé de 47%, selon un rapport publié en 2010.

Tout en constatant les progrès réalisés globalement par les équipes médicales, l'ASN estime qu'il y a encore "des marges de progression importantes" dans divers domaines. Le contrôle des services de radiothérapie et d'imagerie restera l'une de ses priorités en 2012.

Rédigé par AFP le Jeudi 6 Septembre 2012 à 05:31 | Lu 635 fois






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