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Huit ans de prison pour agressions sexuelles sur mineure


Le prévenu conteste les faits, malgré une condamnation définitive pour des faits similaires sur une autre victime.
Le prévenu conteste les faits, malgré une condamnation définitive pour des faits similaires sur une autre victime.
Tahiti, le 17 février 2026 – Le tribunal correctionnel de Papeete examinait, ce mardi, une affaire d’agressions et d’atteintes sexuelles sur mineure, commises à Nuku Hiva entre 2014 et 2016. Le prévenu, aujourd’hui âgé de 27 ans, contestait les faits, malgré une condamnation définitive pour des faits similaires sur une autre victime.
 
Selon le dossier examiné ce mardi par le tribunal correctionnel, les faits d’agressions et d’atteintes sexuelles se seraient déroulés au domicile familial, alors que la victime, une jeune fille née en 2000, était mineure. Elle décrit des rapports sexuels répétés, parfois plusieurs fois par semaine pendant les vacances scolaires, profitant de l’absence ou du sommeil de sa grand-mère, qui était alors la belle-mère du prévenu. La jeune femme évoque des pénétrations non consenties, un climat de contrainte et un silence imposé par la peur. “Je n’ai jamais voulu de lui. J’ai gardé le silence, je n’aurais pas dû”, déclarait-elle dans la procédure.
 
À l’audience, le prévenu a affirmé ne plus se souvenir des faits. Il a néanmoins maintenu la version qu’il avait donnée à l’époque aux gendarmes, évoquant une relation qu’il disait consentie, parlant d’“avances” et minimisant l’âge de la victime, qu’il ne considérait “plus comme une enfant”. Il niait toute contrainte.
 
Le président a rappelé que plusieurs femmes mettaient en cause le prévenu dans le dossier, dont une autre mineure et une tante de la victime, qui évoquait des attouchements. “Elles mentent toutes les trois ?”, a interrogé le tribunal.
 
Le casier judiciaire du prévenu fait état d’une condamnation définitive en 2025 à huit ans d’emprisonnement pour des faits similaires. Le ministère public a souligné la gravité des faits et requis huit ans de prison, tout en relevant une correctionnalisation jugée insatisfaisante au regard de la nature des actes.
 
La défense a plaidé la relaxe, invoquant un dossier insuffisamment étayé, l’absence de contrainte physique caractérisée et une faible différence d’âge au moment des faits.
 
Le tribunal a déclaré le prévenu coupable et l’a condamné à huit ans d’emprisonnement, peine confondue avec celle déjà en cours pour des faits similaires sur une autre victime, sans allongement de détention. Il devra également se soumettre aux obligations liées à son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

Rédigé par Darianna Myszka le Mardi 17 Février 2026 à 16:29 | Lu 842 fois