Tahiti Infos
Tahiti Infos

TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
I phone App
Androïd
Newsletter
FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49

Fukushima: soupçons de nouvelle réaction de fission nucléaire



Fukushima: soupçons de nouvelle réaction de fission nucléaire
TOKYO, 2 novembre 2011 (AFP) - L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé mercredi avoir décelé des signes de récente réaction de fission en chaîne dans un réacteur, un incident qui prouve que tout danger n'est pas encore écarté.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) a détecté à l'intérieur du réacteur n°2 de faibles quantité de gaz xenon 133 et 135.

La présence de ces substances, dont la durée de vie radioactive est très courte (respectivement 5 jours et 9 heures), semble indiquer que l'uranium a subi "il y a peu de temps" une réaction de fission.

Du xenon 131m et du krypton 85 ont également été repérés, selon des mesures effectuées mardi et mercredi. Toutes ces données sont en cours de vérification par l'Agence japonaise de l'énergie nucléaire (JAEA).

Selon Tepco, "même si une réaction de fission est en cours, elle est d'une ampleur extrêmement faible et le réacteur est dans l'ensemble dans une situation stable".

D'après des documents publiés quotidiennement par Tepco, la température au fond des cuves des réacteurs 1, 2 et 3, endommagés par le séisme et le tsunami du 11 mars, restait mardi à 11H00 (02H00 GMT) nettement inférieure à 100°C. Celle du 2, la plus élevée, était de 76,8°C.

Mercredi, "elle était à 75,1°", a affirmé à l'AFP un porte-parole.

"Ces relevés montrent que, même en cas de fission, la quantité d'énergie émise n'est pas importante" et que ce qui se passe "est contrôlable", a précisé mercredi soir un responsable de Tepco, Junichi Matsumoto.

Par mesure de précaution, l'opérateur a toutefois injecté dans la nuit de mardi à mercredi 10 tonnes de solution aqueuse d'acide borique afin d'absorber les neutrons et de stopper un éventuel processus en chaîne.

Chaque cassure d'un atome d'uranium s'accompagne en effet de la production de 2 ou 3 neutrons, lesquels risquent à leur tour de heurter d'autres noyaux d'uranium et de proroger ce phénomène.

Interrogé sur le risque d'importante réaction "critique", M. Matsumoto a déclaré que "compte tenu de l'état dans lequel se trouve le combustible (fondu), la possibilité est faible".

La fission nucléaire est le processus employé dans les réacteurs nucléaires pour produire de la chaleur, générer de la vapeur, actionner une turbine puis entraîner un alternateur. En fonctionnement normal, la réaction est contrôlée.

A Fukushima, le redémarrage impromptu (ou la poursuite) d'une réaction en chaîne montre au contraire que la situation n'est pas encore maîtrisée bien que le combustible soit refroidi et que la fusion du combustible ait été stoppée.

"Il peut s'agir d'une petite réaction de fission qui repart de façon localisée et s'arrête d'elle-même sans générer une chaleur telle qu'elle puisse modifier grandement les mesures de température et de pression dans le bas de la cuve", a expliqué à l'AFP un expert français.

"En tout état de cause, il difficile de déterminer ce qui s'est produit, compte tenu du fait qu'on ne sait pas dans quelles conditions, où et sous quelle forme se trouve le combustible", a-t-il ajouté.

"Il est possible aussi qu'une très petite réaction se poursuive depuis longtemps sans que nous ayons pu détecter les niveaux très faibles de gaz dégagés", a par ailleurs souligné M. Matsumoto.

Tepco a dit prendre des dispositions pour renforcer également la surveillance des réacteurs 1 et 3.

Trois des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi ont été endommagés, de même que la piscine du quatrième, après la rupture de leur alimentation électrique et l'arrêt de leur système de refroidissement le 11 mars.

Selon les experts, le combustible qu'ils contenaient a fondu et est tombé au fond de la cuve.

Depuis, des milliers de travailleurs ont mis en place des moyens de refroidissement et de décontamination.

Les autorités espèrent parvenir d'ici à la fin de l'année à stabiliser la température des réacteurs sous 100°C, même en cas de nouveau séisme, et à maîtriser les rejets de matières radioactives toujours en cours.

kap/gca/dfg

Rédigé par Par Karyn POUPEE le Mercredi 2 Novembre 2011 à 10:34 | Lu 692 fois






Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 13 Décembre 2017 - 07:33 La mer vengeresse dévore l'Albanie

Culture et Patrimoine | carnets de voyage | Journal des enfants | Les recettes | People | Actualité Santé | Environnement | Technologies