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Fronde des policiers: appels à une grève du zèle, l'exécutif met la main à la poche



Paris, France | AFP | mercredi 19/12/2018 - Les policiers, "épuisés" par leur mobilisation lors de la crise des "gilets jaunes", étaient appelés mercredi à une grève du zèle pour faire pression sur le gouvernement, qui tente de dénouer cette fronde notamment avec le paiement des heures supplémentaires en retard.

Rejoint par Unité-SGP-FO, le syndicat Alliance a lancé le mot d'ordre "Fermons les commissariats" et demandé "à tous les policiers de France de ne sortir que sur appel" d'urgence mercredi pour réclamer de meilleures conditions de travail et de rémunération. 
La grogne était visible mercredi matin aux aéroports parisiens de Roissy et d'Orly où les fonctionnaires de la Police aux frontières appliquaient un contrôle scrupuleux des passeports en soutien à leurs collègues, selon des sources aéroportuaires. Résultat: de longues files se sont formées, occasionnant parfois une attente d'une heure et faisant craindre des retards sur certains vols.
A Créteil (Val-de-Marne), une centaine de policiers, en tenue et en civil, se sont rassemblés devant le commissariat pour faire entendre leur colère. "Nos collègues sont fatigués ils ont besoin de renforts tant effectifs que matériels", a indiqué Angelo Bruno, secrétaire départemental Unité-SGP.
A Bordeaux, où quelques centaines de policiers se sont rassemblés, le commissariat était ouvert mais "on conseille aux gens de revenir demain", indique-t-on de source syndicale. "On fait le service minimum, on sort sur réquisitions, et on ne fait pas trop de verbalisations", poursuivait cette source. 
Confronté à sa première crise en interne depuis son arrivée il y a deux mois à Beauvau, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'était voulu rassurant mardi, assurant que les policiers ne bloqueraient pas les commissariats "parce qu'ils ont le sens du service public".
"Je ne crois pas que les policiers soient +gilets jaunes+", avait aussi estimé mardi le ministre peu avant une rencontre avec les trois organisations syndicales représentatives chez les gardiens de la paix. Ces discussions doivent reprendre mercredi, selon les syndicats.
En attendant, le gouvernement a réaffirmé mercredi sa volonté de payer les 274 millions d'euros dus aux policiers au titre des heures supplémentaires accumulées depuis de nombreuses années. "Ce paiement sera effectif selon un calendrier que nous allons définir. C'est ce dont nous discutons avec les organisations syndicales", a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez sur RMC.
Autre réponse de l'exécutif: une prime de 300 euros versée aux forces de l'ordre mobilisées face aux "gilets jaunes" et qui a été adoptée dans la nuit de mardi à mercredi à l'Assemblée. Elle pourrait bénéficier à 110.000 fonctionnaires mais est loin de faire l'unanimité. 
"Si le gouvernement reste sourd, voire méprisant avec la proposition de prime à 300 euros pour solde de tout compte alors qu'on est disponible depuis 2015 pour les attaques terroristes, maintenant +les gilets jaunes+ (...), notre action de protestation pourrait se prolonger, se durcir", a indiqué à l'AFP David Leyraud, secrétaire régional adjoint d'Alliance en Occitanie, qui a participé à une fermeture "symbolique" du commissariat d'Agde (Hérault).
 

- "Gyros bleus" -

 
Depuis une petite semaine, les syndicats font monter la pression sur le gouvernement après un mois éreintant où les forces de l'ordre ont dû gérer la mobilisation des "gilets jaunes" mais aussi une menace terroriste revenue brutalement sur le devant de l'actualité avec l'attentat de Strasbourg, qui a fait cinq morts.
Lundi, les syndicats policiers ont décidé de durcir le ton pour contraindre l'exécutif à délier les cordons de la bourse.
En marge des syndicats, un mouvement baptisé "gyros bleus" et relayé sur les réseaux sociaux par des policiers en colère agite le souvenir du mouvement de fronde inédit qui a surgi à l'automne 2016 au sein de la base policière, après l'attaque au cocktail molotov contre des fonctionnaires à Viry-Chatillon (Essonne).
"Mal-être", "perte de sens" : un rapport parlementaire avait déjà dressé en juillet un tableau très sombre de l'état des forces de l'ordre françaises et le mois de crise des "gilets jaunes" qui vient de s'écouler n'a rien arrangé. 
Il a nourri "l'épuisement" des forces de sécurité, décrit par les syndicats mais aussi par le gouvernement qui a usé de cet argument pour demander aux "gilets jaunes" de cesser de manifester.

le Mercredi 19 Décembre 2018 à 06:47 | Lu 251 fois





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