Paris, France | AFP | jeudi 12/03/2026 - Air France et KLM ont augmenté leurs tarifs sur les trajets long-courriers face à la flambée pétrolière provoquée par la guerre au Moyen-Orient, comme de nombreuses autres compagnies aériennes dans le monde.
"Le contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient a entraîné une hausse importante et soudaine des prix des carburants, notamment du kérosène. En conséquence, Air France et KLM augmentent leurs tarifs sur les vols long-courriers pour les billets émis à compter du (mercredi) 11 mars", selon une déclaration d'Air France-KLM transmise jeudi à l'AFP et confirmant une information des Echos.
Plus précisément, "en classe économique, les tarifs augmenteront de 50 euros aller-retour", a ajouté le groupe aérien franco-néerlandais.
Avant lui, plusieurs compagnies ont annoncé des surcharges sur leurs billets ces derniers jours, comme SAS, Cathay Pacific, Air India et Qantas.
Deux autres compagnies françaises, Air Caraïbes et French Bee, ont révélé jeudi avoir elles aussi "ajust(é) une partie de (leur) tarification, aux billets émis à partir du 11 mars, de façon mesurée, en cohérence avec l'évolution des conditions de marché et avec le souci constant de préserver l'accessibilité de (leur) offre".
Une augmentation des tarifs a également été décidée par Corsair, spécialiste français de l'Outre-mer et de l'Afrique, face à la très forte augmentation du budget de carburant, selon une porte-parole.
En revanche, Transavia n'a pas pris de décision d'augmentation des tarifs, même si "elle reste attentive à la situation et prendra les mesures le cas échéant", a indiqué jeudi à l'AFP un porte-parole de la compagnie low-cost d'Air France-KLM.
Le cours mondial moyen du carburant d'aviation a atteint mercredi près de 168 dollars le baril, selon l'indice de référence Platts, une légère décrue par rapport à lundi, mais toujours le double des niveaux du 2 janvier et un emballement supérieur à celui du brut.
Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial du pétrole, a repassé jeudi la barre des 100 dollars, malgré le déblocage sans précédent de stocks pour éviter une pénurie mondiale.
L'écart de prix entre le brut et le carburant d'aviation s'explique par les coûts de raffinage, mais aussi du fait que le kérosène, qui ne représente que 9% des produits raffinés, est moins prioritaire que l'essence ou le gazole pour les industriels, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata).
Les carburants représentent un poste de dépense majeur pour les compagnies, le premier ou le deuxième selon les transporteurs. Sur la base d'un baril de kérosène à 88 dollars, désormais obsolète, l'Iata voyait ces entreprises y consacrer 252 milliards de dollars cette année, soit 25,7% de leurs coûts d'exploitation.
Certaines devraient néanmoins voir le choc pétrolier amorti par leur stratégie de "couverture", l'achat de carburant à prix fixe, plusieurs mois à l'avance.
Air France-KLM, par exemple, avait annoncé en février avoir renforcé cette politique, en sécurisant 70% de ses approvisionnements pour le trimestre en cours et le prochain, et 60% pour le suivant, le taux décroissant ensuite avec une visibilité à sept trimestres.
Cathay Pacific, la compagnie basée à Hong Kong, a précisé jeudi qu'elle doublait sa surcharge carburant pour la plupart de ses liaisons, à partir du 18 mars.
Pour les vols entre Hong Kong et l'Europe achetés depuis ce territoire du sud de la Chine, la surcharge carburant passera par exemple de 560 à 1.164 dollars de Hong Kong, soit de 62 à 129 euros.
"Le contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient a entraîné une hausse importante et soudaine des prix des carburants, notamment du kérosène. En conséquence, Air France et KLM augmentent leurs tarifs sur les vols long-courriers pour les billets émis à compter du (mercredi) 11 mars", selon une déclaration d'Air France-KLM transmise jeudi à l'AFP et confirmant une information des Echos.
Plus précisément, "en classe économique, les tarifs augmenteront de 50 euros aller-retour", a ajouté le groupe aérien franco-néerlandais.
Avant lui, plusieurs compagnies ont annoncé des surcharges sur leurs billets ces derniers jours, comme SAS, Cathay Pacific, Air India et Qantas.
Deux autres compagnies françaises, Air Caraïbes et French Bee, ont révélé jeudi avoir elles aussi "ajust(é) une partie de (leur) tarification, aux billets émis à partir du 11 mars, de façon mesurée, en cohérence avec l'évolution des conditions de marché et avec le souci constant de préserver l'accessibilité de (leur) offre".
Une augmentation des tarifs a également été décidée par Corsair, spécialiste français de l'Outre-mer et de l'Afrique, face à la très forte augmentation du budget de carburant, selon une porte-parole.
En revanche, Transavia n'a pas pris de décision d'augmentation des tarifs, même si "elle reste attentive à la situation et prendra les mesures le cas échéant", a indiqué jeudi à l'AFP un porte-parole de la compagnie low-cost d'Air France-KLM.
Le cours mondial moyen du carburant d'aviation a atteint mercredi près de 168 dollars le baril, selon l'indice de référence Platts, une légère décrue par rapport à lundi, mais toujours le double des niveaux du 2 janvier et un emballement supérieur à celui du brut.
Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial du pétrole, a repassé jeudi la barre des 100 dollars, malgré le déblocage sans précédent de stocks pour éviter une pénurie mondiale.
L'écart de prix entre le brut et le carburant d'aviation s'explique par les coûts de raffinage, mais aussi du fait que le kérosène, qui ne représente que 9% des produits raffinés, est moins prioritaire que l'essence ou le gazole pour les industriels, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata).
Les carburants représentent un poste de dépense majeur pour les compagnies, le premier ou le deuxième selon les transporteurs. Sur la base d'un baril de kérosène à 88 dollars, désormais obsolète, l'Iata voyait ces entreprises y consacrer 252 milliards de dollars cette année, soit 25,7% de leurs coûts d'exploitation.
Certaines devraient néanmoins voir le choc pétrolier amorti par leur stratégie de "couverture", l'achat de carburant à prix fixe, plusieurs mois à l'avance.
Air France-KLM, par exemple, avait annoncé en février avoir renforcé cette politique, en sécurisant 70% de ses approvisionnements pour le trimestre en cours et le prochain, et 60% pour le suivant, le taux décroissant ensuite avec une visibilité à sept trimestres.
Cathay Pacific, la compagnie basée à Hong Kong, a précisé jeudi qu'elle doublait sa surcharge carburant pour la plupart de ses liaisons, à partir du 18 mars.
Pour les vols entre Hong Kong et l'Europe achetés depuis ce territoire du sud de la Chine, la surcharge carburant passera par exemple de 560 à 1.164 dollars de Hong Kong, soit de 62 à 129 euros.





























