Tahiti, le 15 février 2026 – Premier adjoint de la maire sortante Sonia Taae, Fabien Rima mène sa propre liste aux élections municipales : Papara no ananahi. “Réaliser, développer, respecter”, c’est le slogan porté par sa nouvelle équipe qui met l’accent sur l’eau et les servitudes, mais aussi sur la jeunesse à travers plusieurs projets, dont des rencontres sportives inter-quartiers étoffées et une salle insonorisée pour les car-bass et les troupes de danse.
À Papara, Fabien Rima, 47 ans, en couple et père de famille, bat campagne pour la première fois en tant que tête de liste. Après 20 ans de carrière comme agent de sûreté aéroportuaire à Faa’a – période durant laquelle il a géré une société dédiée de 2015 à 2019 –, il s’est “consacré à 100 % à la population de Papara” suite à la sortie de Roonui Fenuaiti de la majorité en 2022 et sa nomination au poste de premier adjoint, en charge de la sécurité civile et publique. “J’étais entraineur de volley-ball et les jeunes m’ont encouragé à me lancer pour faire avancer les choses. En 2020, j’ai rejoint le groupe ‘A Here ia Papara de Sonia Taae, présidé par Putai Taae. C’était un challenge, mais je l’ai accepté pour régler les problématiques auxquelles font face les administrés”, confie-t-il.
À Papara, Fabien Rima, 47 ans, en couple et père de famille, bat campagne pour la première fois en tant que tête de liste. Après 20 ans de carrière comme agent de sûreté aéroportuaire à Faa’a – période durant laquelle il a géré une société dédiée de 2015 à 2019 –, il s’est “consacré à 100 % à la population de Papara” suite à la sortie de Roonui Fenuaiti de la majorité en 2022 et sa nomination au poste de premier adjoint, en charge de la sécurité civile et publique. “J’étais entraineur de volley-ball et les jeunes m’ont encouragé à me lancer pour faire avancer les choses. En 2020, j’ai rejoint le groupe ‘A Here ia Papara de Sonia Taae, présidé par Putai Taae. C’était un challenge, mais je l’ai accepté pour régler les problématiques auxquelles font face les administrés”, confie-t-il.
“Libre de proposer autre chose”
Fabien Rima prend “à cœur” sa mission de premier adjoint “jusqu’au bout” et n’évoque “pas de rupture relationnelle” avec la maire sortante, Sonia Taae. Les divergences reposent davantage sur le bilan : “Ma vision des choses, c’est que quand on dit quelque chose, il faut le faire. Nous avions un beau programme en 2020, mais il y a beaucoup de projets qu’on n’a pas pu réaliser. On arrive à la fin de cette mandature et c’est important de rappeler qu’on est libre de rester ou de proposer autre chose, et c’est ce que j’ai décidé pour réaliser des projets concrets. Si je cours aujourd’hui, c’est grâce à l’impulsion de mes colistiers pour concrétiser nos projets à court, moyen et long termes.”
Papara no ananahi, Papara de demain, c’est le nom de la liste menée par Fabien Rima. Autonomiste, il a toutefois opté pour une union sans étiquette. La liste compte 33 colistiers et deux suppléants, “des personnes qui veulent donner de leur temps pour la population”, âgées de 20 à 72 ans. Le logo a d’ailleurs été réalisé par la benjamine du groupe : il associe la montagne Mou’a Tamaiti à la vague de Taharu’u avec des fleurs à six pétales qui représentent les six quartiers de Papara.
L’accent sur la jeunesse
L’objectif s’affiche comme un slogan : “Réaliser, développer, respecter”. Parmi les grandes thématiques qui animent la campagne à Papara, on retrouve les problématiques d’eau. “L’eau est potable, mais le souci qu’on n’a pas réussi à régler depuis 40 ans, c’est la pression. On se donne quatre ans pour y parvenir”, indique Fabien Rima. La gestion des déchets verts et ménagers s’ajoute à la liste des améliorations à apporter, de même que l’entretien régulier des caniveaux contre le fléau des inondations.
Autre enjeu majeur : la jeunesse. Sur ce point, Papara no ananahi avance plusieurs projets portés par les jeunes recrues de la liste. “On voudrait construire un hangar insonorisé pour accueillir les car-bass pour qu’ils puissent vivre leur passion tout en respectant la population, mais aussi des événements culturels ou des répétitions de danse. On prévoit de faire appel à tous les partenaires, dont le Pays”, explique Fabien Rima. Le candidat souhaite aussi étoffer les rencontres sportives inter-quartiers “tout au long de l’année” en impulsant la création d’une fédération dédiée. Il mise aussi sur “l’attractivité pour la création d’emplois” et la valorisation des référents de quartiers pour lutter contre le désœuvrement et les stupéfiants. “Il faut rénover le complexe sportif Tāvana Reia et construire des plateaux sportifs dans les quartiers, en commençant par Afarerii et Taharu’u”, ajoute-t-il. Au chapitre de l’éducation, la rénovation des écoles Taharu’u et Ariitama figure sur son programme, de même que la poursuite du chantier engagé à l’école Apea.
Les colistiers de Papara no ananahi ont commencé leur tournée dans les quartiers il y a quelques jours. Une réunion est organisée chaque soir de la semaine dans un quartier différent : vendredi, il s’agissait de la Carrière.






























