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Exercice cyclone 2018 : les services et les associations se mobilisent



Une cellule de crise fictive a été mise en place, mardi, dans les locaux du Haut-commissariat.
Une cellule de crise fictive a été mise en place, mardi, dans les locaux du Haut-commissariat.
PAPEETE, le 16 octobre 2018 - Chaque année, le Haut-commissariat met en place un exercice cyclone afin de mieux coordonner l'ensemble des acteurs qui se mobiliseront en cas de catastrophes naturelles au fenua. Services de l’État, du pays et les associations de protection aux personnes et aux biens se sont donc retrouvés mardi pour la simulation d'un cyclone aux Tuamotu.

Un cyclone qui touche le Nord-Ouest des Tuamotu et qui se dirige vers Tahiti, voilà le scénario qui a été mis en place par les services de l'Etat pour l'exercice cyclone 2018 (voir le déroulé ci-contre).

Chaque année avant l'arrivée de la saison chaude, le Haut-commissariat mobilise ses troupes ainsi que celles du pays et des associations de protection des personnes et des biens, afin de se retrouver dans une situation fictive où les émotions seront mises à rudes épreuves. "Il faut ce type d'exercice pour renforcer la compréhension générale et la coordination de l'ensemble des acteurs qui sont voués à la protection des personnes et des biens en cas de catastrophes naturelles", explique René Bidal, haut-commissaire de la Polynésie française.

Pour que tout soit réel, gendarmes, police nationale, Météo France, associations de protection civile, pompiers… ont été répartis dans des box, chacun sait ce qu'il a à faire. Dans une pièce à côté, les agents du pays et de l’État échangent autour d'une table. Sur les tableaux, sont projetés diverses informations et le trajet du cyclone. Bien étudier la trajectoire et comment protéger au mieux les personnes et les biens, tous les scénarios sont possible. "Le plus important dans un exercice est de voir comment on réagit en interface avec les autres services qui sont mobilisés. Après, un cyclone c'est toujours très complexe. J'ai besoin, bien sûr, d'avoir des précisions météo très affinées", souligne René Bidal.

Et de poursuivre : "Comme vous avez pu le voir dans l'Hexagone, les phénomènes météorologiques sont souvent très imprévisibles. L'activité cyclonique n'a rien à voir parce qu'on peut mesurer l'ampleur du cyclone et prévoir son déplacement. Mais, on est parfois surpris par les conséquences du cyclone. Donc, c'est très compliqué pour Météo France de fournir les données qui sont les plus compatibles avec les conséquences envisagées par le phénomène cyclonique. C'est la raison pour laquelle cet exercice a aussi pour objet de prévoir l'imprévisible, c'est-à-dire d'être le plus optimal possible dans la réponse à fournir pour la protection de la population et des biens".

Météo France dévoilera d'ailleurs ses prévisions pour la saison chaude 2018-2019, à la fin du mois.


Plusieurs services de l'Etat et du pays ainsi que les associations de protection civile ont été mobilisés pour cet exercice cyclone.
Plusieurs services de l'Etat et du pays ainsi que les associations de protection civile ont été mobilisés pour cet exercice cyclone.

Le scénario de l'exercice 2018

Le samedi 13 octobre, le haut-commissaire informe de la mise en garde cyclonique sur le Nord-Ouest des Tuamotu. Le lendemain, il décide d'activer le poste de commandement en mode "restreint".

Lundi matin, Météo France donne la trajectoire probable du cyclone intitulé "CYC18". Le haut-commissaire prend donc la décision de placer cette partie de l'archipel des Tuamotu en alerte rouge, et l'alerte orange est activée sur les Îles du Vent. Le poste de commandement passe en mode "élargi".

Après le passage du cyclone, le constat est assez lourd avec 1 mort, 20 blessés et de nombreux dégâts matériels à Rangiroa, Tikehau, Mataiva, Tahiti et Moorea. Le haut-commissaire sollicite par anticipation, le concours des forces armées en Polynésie afin d'acheminer des renforts pour assurer le secours et l'assistance aux populations sinistrées.


Campagne de reconnaissance des secteurs à risque (communiqué du Haut-commissariat)

Une campagne de reconnaissance des cours d'eau et des embouchures a débuté sur Tahiti et Moorea, à l'aide de l'hélicoptère Dauphin inter-administration. Six vols sont donc prévus durant le mois d'octobre, deux ont déjà eu lieu, les 4 et 12 octobre derniers. Deux vols sont programmés ce mercredi sur la Presqu'Île.

Les prochains vols de reconnaissance auront lieu les :
- lundi 22 octobre (dans l’après-midi, de Punaauia à Pirae),
- vendredi 26 octobre (dans l’après-midi, sur la côte Est de Tahiti).

Des vols supplémentaires pourront être effectués les :
- lundi 29 octobre,
- mardi 30 octobre,
- mercredi 31 octobre.

Ces missions ont pour objectif d’identifier les secteurs à risque sur l’ensemble des communes de Tahiti et de Moorea afin d’élaborer un inventaire des cours d’eau et des embouchures potentiellement dangereuses, notamment au regard des dernières inondations de 2017.

Ces vols de reconnaissance s’effectuent en complément du travail de repérage qui doit être réalisé à l’initiative des tāvana pour dégager, avant la période cyclonique, tous les encombrants qui jonchent les vallées aux abords des cours d’eau et qui peuvent devenir des embâcles, donc des causes d’inondation en cas de fortes pluies.



Rédigé par Corinne Tehetia le Mardi 16 Octobre 2018 à 15:22 | Lu 1226 fois






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