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En sommet à Hawaï, l'Asie-Pacifique mijote une zone de libre-échange à 9



En sommet à Hawaï, l'Asie-Pacifique mijote une zone de libre-échange à 9
HONOLULU, 9 novembre 2011 (AFP) - Aux antipodes de la crise de la zone euro, le Forum économique Asie-Pacifique (Apec), réuni à Hawaï, doit se pencher sur la création d'une zone de libre-échange entre neuf pays qui risque d'alimenter la rivalité entre les géants chinois et américain.

L'hôte du sommet, le président américain Barack Obama, a choisi sa ville natale d'Honolulu pour accueillir à partir de samedi le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des 21 pays membres. Il devrait en profiter pour faire avancer un projet de "Partenariat transpacifique" (TPP), que Washington négocie avec huit pays de l'Apec.

Les ministres des Finances se retrouvent dès mercredi.

Au moment où l'Europe se débat dans la crise de la dette, l'Apec, qui représente 44% du commerce mondial, compte sur la libéralisation des échanges pour alimenter la croissance de ses pays membres. Pas question de se pencher sur un plan d'aide au Vieux continent.

"Je doute qu'aucun pays membre veuille discuter d'une aide à la zone euro", déclare à l'AFP Gary Hufbauer, du Peterson Institute for International Economics de Washington, même s'il pourrait être question en coulisses de renforcer les finances du Fonds monétaire international.

Face aux menaces pesant sur l'économie mondiale, Washington mise donc sur ses huit partenaires au sein du TPP (Australie, Brunei, Chili, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Vietnam) pour annoncer les contours d'un accord de libre-échange qui pourrait à terme être étendu aux autres pays de l'Apec.

Le représentant américain pour le commerce, Ron Kirk, voit dans ce projet un pacte "pour le XXIe siècle" dans lequel les participants s'engageraient à respecter des normes sociales et écologiques.

Mais les ambitions américaines se heurtent à des incertitudes.

Selon la presse japonaise, le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, annoncera jeudi que son pays va participer aux négociations, malgré la forte opposition des agriculteurs japonais, qui y voient une menace pour leurs subventions.

Ce faisant, M. Noda risque d'isoler la Chine, qui n'a pas été invitée à négocier sa participation au TPP et pourrait le percevoir comme "un cordon" destiné à l'écarter du commerce international, souligne M. Hufbauer.

Le ministre adjoint au Commerce chinois, Yu Jianhua, a déjà dit douter que certains pays de l'Apec puissent remplir les "critères élevés" exigés pour adhérer.

Pékin, qui a déjà travaillé par le passé sur une sphère de libre-échange concurrente avec les pays du Sud-Est asiatique (Asean) et avec l'Inde, pourrait tenter de relancer ces efforts avec la Corée du Sud et le Japon. Au risque de scinder la région en sphères d'influence économique chinoise et américaine.

Cette perspective rebute les Etats-Unis. "Nous ne voulons pas voir l'émergence d'accords commerciaux et politiques en Asie qui tireraient un trait au milieu du Pacifique", met en garde Michael Green, ancien conseiller Asie du président George W. Bush.

Cherchant à parer le danger, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a assuré dans la revue Foreign Policy que les Etats-Unis étaient "déterminés à cimenter l'Apec afin d'en faire l'institution économique dominante de la région".

Selon M. Hufbauer, Barack Obama va devoir "déminer" le terrain avec la Chine en assurant au président Hu Jintao que le TPP n'est pas dirigé contre son pays.

Washington prêche aussi pour que ses partenaires s'engagent à abaisser leurs droits de douane sur les produits "verts" destinés à économiser l'énergie. Pékin a fait savoir lundi que cet objectif lui paraissait "trop ambitieux" pour les pays en développement.

Pour le président américain, un accord de libre-échange dans le Pacifique serait l'occasion "d'apporter son empreinte" en matière de commerce international, alors que les négociations du cycle de Doha sont en souffrance à l'OMC depuis dix ans.

bar-sct/hh/sl/gde/pm

Rédigé par Par Patrick BAERT le Mardi 8 Novembre 2011 à 21:58 | Lu 716 fois





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