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Déserts médicaux: Fillon "déterminé" à agir mais ne veut pas de la contrainte



Déserts médicaux: Fillon "déterminé" à agir mais ne veut pas de la contrainte
RICHELIEU, 7 octobre 2011 (AFP) - François Fillon a exprimé vendredi la détermination du gouvernement à lutter contre les déserts médicaux par des mesures incitatives, se refusant en revanche à recourir à la contrainte, comme l'envisagent des candidats à la primaire socialiste.

"Je le dis avec la plus grande clarté: si nous sommes déterminés à renforcer les incitations à l'installation, nous ne ferons jamais le choix du recours à des méthodes coercitives, qui ne fonctionnent pas et sont en général contre-productives", a déclaré M. Fillon.

Mercredi, lors du dernier débat télévisé de la primaire PS avant le premier tour, Martine Aubry et Arnaud Montebourg ont affiché leur intention de recourir à la contrainte, en cas d'élection en mai 2012, à l'inverse de François Hollande et Manuel Valls. Ségolène Royal a proposé, quant à elle, "d'expérimenter un dispensaire où les médecins seraient salariés dans les zones rurales et les banlieues".

Après l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée en 2007, le gouvernement avait pris des mesures coercitives, dans le cadre de la loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST) de Roselyne Bachelot, avant de revenir à l'incitation.

Entouré, notamment, du ministre de la Santé, Xavier Bertrand, et du député-maire UMP de Richelieu, Hervé Novelli, M. Fillon a martelé que le gouvernement n'entendait pas relâcher ses efforts à l'attention du monde rural.

Après avoir souligné que le "maintien de l'école rurale" comme "priorité" faisait "l'unanimité", le Premier ministre a longuement défendu l'action menée dans le domaine de la santé, thème de son déplacement.

"Le président de la République a fixé le cap que nous devons tenir, celui du soutien à la médecine de proximité", a-t-il assuré, estimant qu'un "effort sans précédent" avait été "engagé en direction des professionnels de santé".

"Les contrats d'engagement -nous venons d'en signer deux- de service public visent déjà à inciter 400 étudiants en médecine à partir exercer dans des zones sous-dotées en échange d'une allocation", a fait valoir M. Fillon.

Quant au "programme 250 maisons de santé en zone rurale ou dans les quartiers en difficulté", il apporte, comme dans le cas de Richelieu, "une réponse réelle aux besoins des patients et à l'aspiration des médecins pour l'exercice collectif", a-t-il dit.

Exprimant sa volonté d'"aller plus loin", M. Fillon a indiqué qu'il n'entendait pas renoncer aux dispositions "de la loi dite Fourcade" censurées par le Conseil constitutionnel pour des questions de "procédure", selon lui.

"Il n'y avait pas de quoi crier victoire pour les parlementaires de l'opposition (...) au regard de l'urgence qu'il y avait à adopter ces dispositifs", a-t-il dit. Et de prévenir: "Nous profiterons de toutes les occasions au cours des prochains mois pour relancer ces chantiers."

M. Fillon a cité l'exemple "de la responsabilité civile professionnelle, qui est une question très sensible pour la sérénité du travail au quotidien des personnels de santé".

Le dispositif de "fonds de mutualisation" "figurera dans le prochain projet de loi de finances qui sera discuté dans les prochains jours", a-t-il annoncé.

gk/sm/er

© 1994-2011 Agence France-Presse

Rédigé par AFP le Vendredi 7 Octobre 2011 à 06:20 | Lu 403 fois





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