Paris, France | AFP | vendredi 20/02/2026 - Les crues qui touchent l'ouest de la France ont atteint des niveaux rarement observés simultanément sur plusieurs cours d'eau, selon des données provisoires de la plateforme publique Hydroportail et des hydrologues interrogés par l'AFP.
Sur la Maine à Angers comme sur la Charente à Cognac, plusieurs stations hydrométriques enregistraient vendredi des hauteurs d'eau inédites depuis le début de leurs séries statistiques, il y plus d'une décennie.
Plus au sud, des communes situées sur la Garonne ou la Dordogne avaient déjà connu, ces derniers jours, des niveaux sans équivalent depuis au moins trente ans.
Les hydrologues rappellent toutefois que ces mesures brutes peuvent être révisées, les incertitudes étant plus fortes en période de très basses ou très hautes eaux.
"Ce qui semble inédit cette année, c'est que l'ensemble des rivières et des bassins versants de l'ouest sont en crue", explique Pierre Brigode, enseignant-chercheur en hydrologie à l'École normale supérieure de Rennes. "On enchaîne les épisodes pluvieux sur plusieurs bassins et, avec les confluences, deux crues moyennes peuvent se combiner pour en donner une forte."
À Angers, la Maine a dépassé les niveaux des crues de 2020 et 2021. Son débit était vendredi environ trois fois supérieur au débit moyen de février depuis le début des mesures de la station en 2014.
A quelque 20km, la Sarthe à Cheffes‑sur‑Sarthe est à sa hauteur maximale depuis au moins quinze ans. Le maire a ordonné l'évacuation de ce village d'un millier d'habitants encerclé par les eaux.
Sur la Loire, à Saumur, il faut remonter à 1983 pour retrouver un niveau aussi élevé. À Nantes, plus en aval, le débit est au plus haut depuis 1995.
La station de Cognac, sur la Charente, a atteint vendredi une hauteur inédite depuis au moins 2013.
Sur la Garonne, les stations de Marmande, Tonneins et Agen, mises en service dans les années 1980, ont également enregistré des hauteurs inédites en fin de semaine dernière.
La France a connu 37 jours consécutifs de pluie, un record en métropole.
"Ce n'est pas parce qu'on a de la pluie maintenant que ces régions là ne connaîtront pas des cours d'eau asséchés cet été", prévient cependant Claire Magand, hydrologue à l'Office français de la biodiversité (OFB).
Ce fleuve avait connu une crue importante en janvier 2022 puis un tarissement marqué durant l'été, dû notamment à des pluies en altitude qui avaient entamé le stock de neige.
Sur la Maine à Angers comme sur la Charente à Cognac, plusieurs stations hydrométriques enregistraient vendredi des hauteurs d'eau inédites depuis le début de leurs séries statistiques, il y plus d'une décennie.
Plus au sud, des communes situées sur la Garonne ou la Dordogne avaient déjà connu, ces derniers jours, des niveaux sans équivalent depuis au moins trente ans.
Les hydrologues rappellent toutefois que ces mesures brutes peuvent être révisées, les incertitudes étant plus fortes en période de très basses ou très hautes eaux.
"Ce qui semble inédit cette année, c'est que l'ensemble des rivières et des bassins versants de l'ouest sont en crue", explique Pierre Brigode, enseignant-chercheur en hydrologie à l'École normale supérieure de Rennes. "On enchaîne les épisodes pluvieux sur plusieurs bassins et, avec les confluences, deux crues moyennes peuvent se combiner pour en donner une forte."
À Angers, la Maine a dépassé les niveaux des crues de 2020 et 2021. Son débit était vendredi environ trois fois supérieur au débit moyen de février depuis le début des mesures de la station en 2014.
A quelque 20km, la Sarthe à Cheffes‑sur‑Sarthe est à sa hauteur maximale depuis au moins quinze ans. Le maire a ordonné l'évacuation de ce village d'un millier d'habitants encerclé par les eaux.
Sur la Loire, à Saumur, il faut remonter à 1983 pour retrouver un niveau aussi élevé. À Nantes, plus en aval, le débit est au plus haut depuis 1995.
La station de Cognac, sur la Charente, a atteint vendredi une hauteur inédite depuis au moins 2013.
Sur la Garonne, les stations de Marmande, Tonneins et Agen, mises en service dans les années 1980, ont également enregistré des hauteurs inédites en fin de semaine dernière.
La France a connu 37 jours consécutifs de pluie, un record en métropole.
"Ce n'est pas parce qu'on a de la pluie maintenant que ces régions là ne connaîtront pas des cours d'eau asséchés cet été", prévient cependant Claire Magand, hydrologue à l'Office français de la biodiversité (OFB).
Ce fleuve avait connu une crue importante en janvier 2022 puis un tarissement marqué durant l'été, dû notamment à des pluies en altitude qui avaient entamé le stock de neige.































