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Covid-19 : Raynal "pas opposé" à la chloroquine, mais...



Covid-19 : Raynal "pas opposé" à la chloroquine, mais...
Tahiti, le 15 octobre 2020 - L’usage des molécules dérivées de l’hydroxychloroquine n’est plus autorisé en médecine de ville depuis avril dernier en Polynésie. Interrogé jeudi à l’assemblée le ministre de la Santé a manié la litote pour dire sa réserve quant à la levée de cette restriction de la liberté de prescrire.
 
Régulièrement, la problématique revient au-devant de la scène. Jeudi à l’assemblée, c’est par la voix du président du groupe Tavini qu’elle s’est invitée à la séance des questions au gouvernement. Quid, en Polynésie française, de la liberté de prescrire en médecine de ville dans le cadre du traitement des malades infectés par le Covid-19 ? En filigrane, se pose la question de la liberté pour les médecins généralistes de disposer des molécules dérivées de l’hydroxychloroquine en dehors de leur autorisation de mise sur le marché. "Je tiens à préciser que ma question n’a rien à voir avec la pétition qui circule actuellement", a souligné en préambule Antony Géros, avant d’interpeller le ministre de la Santé sur cette liberté restreinte depuis 6 mois maintenant en Polynésie française.
Les dérivés d’hydroxychloroquine sont indiqués pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (maladie des articulations), de certaines formes de lupus (maladie inflammatoire susceptible d’entraîner l’atteinte de plusieurs organes).

L’arrêté n° 394/CM du 8 avril 2020 portant dispositions relatives à la mise à disposition de certains médicaments dans le cadre de la lutte contre la propagation du covid-19 réserve strictement l’emploi de l’hydroxychloroquine et l’association Lopinavir/Ritonavir aux médecins du Centre hospitalier. Cette mesure restrictive a été attaquée par une requête en référé liberté, puis par un référé suspension. Deux procédures retoquées les 16 avril et 11 mai derniers. Un recours pour excès de pouvoir est toujours en instance devant le tribunal administratif.

"A ce jour, je ne suis pas opposé à l’abrogation de l’arrêté en question sous réserve que les patients qui nécessitent ce médicament dans le cadre de son autorisation de mise sur le marché soient assurés de sa disponibilité", a développé en litote Jacques Raynal, médecin et forcément sensible à la liberté de prescription du thérapeute. "Je n’ai aucune objection à ce que cette restriction soit levée, dans la mesure où les médecins comprennent qu’il n’est pas dans l’intérêt du patient d’utiliser ce médicament". Et comme l’a rappelé une nouvelle fois le ministre de la Santé, les multiples essais comparatifs menés récemment à travers le monde "ne permettent pas de tirer des conclusions pertinentes sur l’efficacité clinique de l'hydroxychloroquine dans la prise en charge de l’infection au coronavirus".

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Jeudi 15 Octobre 2020 à 13:56 | Lu 1075 fois





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