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Communiqué du Tavini: Paka : début de débat sur le net


La proposition pour une autre approche du cannabis fait réagir. Un début de débat s’est instauré sur le net après les interventions de l’association anti drogues de Mme Liénard dans les médias et de la représentante UPLD Mme Tea Hirshon sur Polynésie 1ère dimanche. Des opinions totalement opposées s’y expriment, une cinquantaine et plaident pour que l’hypocrisie qui voudrait interdire toute réflexion différente sur un sujet qui nous touche tous, et souvent de très près, doit prendre fin.

Fait rare, plus de 50 internautes sont intervenus et prouvent l’intérêt des Polynésiens. Nous retenons d’abord certaines annonces qui n’ont jamais été exprimées par le Tavini. Des internautes de mauvaise foi font ainsi croire que les « indépendantistes » souhaitent la vente dans le commerce. C’est d’ailleurs ce qu’a osé affirmer le journaliste en dépit des déclarations très claires de la représentante UPLD. Ceci ne peut pas se réaliser pour la simple raison que nous ne sommes pas compétents, seul l’Etat peut agir dans ce sens et nous savons qu’il y est totalement opposé.

Le Tavini a montré qu’en France, devant l’échec du tout répressif, des commissariats de police ont opté pour une autre approche : les contraventions ont remplacé les convocations devant le juge ! C’est dire comme sur le terrain la lutte prend une tournure totalement nouvelle. La question se pose également en Polynésie où on constate la même inefficacité de la répression. Il est donc temps que la société s’empare du sujet : une autre approche sur le pakalolo est-elle possible ?

Nous vivons en démocratie, nous avons le droit et le devoir d’aborder toutes les questions de société, comme celles de l’usage de produits dits « stupéfiants ». En premier lieu, la lutte pour l’information des Polynésiens sur les effets nocifs pour la santé de l’usage des drogues, contre l’excès de consommation et les campagnes de sensibilisation sont une priorité. Second constat, la ligne dure est un échec, ceux qui y adhèrent ont le droit de maintenir leur conduite mais pas celui d’en interdire une différente. Les défenseurs de l’interdiction totale sont bien évidemment invités à participer à un débat sur la question. Il reste à proposer un lieu propice et des intervenants prêts à s’impliquer ce qui ne devrait pas manquer.

Précisons que pour ce qui concerne toutes les autres formes de drogues, le Tavini Huiraatira s’oppose fermement.

Car : 2120

Rédigé par TAVINI le Mardi 13 Novembre 2012 à 13:53 | Lu 644 fois