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Commonwealth et Francophonie poursuivent leur rapprochement à Paris



Les deux Secrétaires généraux, MM. Kamalesh Sharma (Commonwealth) et Abdou Diouf (OIF), lors d’une entrevue mercredi 5 octobre 2011 à l’Élysée avec Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français
Les deux Secrétaires généraux, MM. Kamalesh Sharma (Commonwealth) et Abdou Diouf (OIF), lors d’une entrevue mercredi 5 octobre 2011 à l’Élysée avec Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français
PARIS, vendredi 7 octobre 2011 (Flash d’Océanie) – Le Commonwealth et l’organisation internationale de la francophonie (OIF) ont poursuivi en milieu de semaine un mouvement de rapprochement entamé ces deux dernières années en rendant une visite conjointe au Palais de l’Élysée, dans le cadre des prochaines réunions du G20, actuellement sous Présidence française.
Les deux Secrétaires généraux, MM. Kamalesh Sharma (Commonwealth) et Abdou Diouf (OIF), lors d’une entrevue mercredi 5 octobre 2011 à l’Élysée, se sont notamment entretenus avec Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français et représentant du Président français Nicolas Sarkozy pour les questions de Francophonie.
Ils ont notamment évoqué, à l’approche du sommet 2011 du G20 qui se tiendra les 3 et 4 novembre à Cannes (France), « la nécessité de mettre en place les financements innovants additionnels, indispensables aux pays en développement », souligne un communiqué conjoint de ces deux organisations.
http://www.francophonie.org/Commonwealth-et-Francophonie.html
Ils ont insisté en particulier sur les questions de changement climatique, de sécurité alimentaire, de rattrapage des infrastructures, de santé et d’éducation, qui « demandent des moyens évalués en centaines de milliards (…) Le G20 est aujourd’hui en mesure d’exercer son influence en encourageant les États à s’engager sur des méthodes de financement innovant à la mesure de ce défi ».
Par ailleurs, M. Sharma a aussi rappelé que « 90% du PIB mondial est représenté à la table du G20, mais 90% des États de la planète ne sont toujours pas invités ».
En mode binôme, M. Diouf a pour sa part déclaré à l’issue de ces entretiens que « la Francophonie et le Commonwealth sont prêts à soutenir les initiatives du G20 et à prendre leur part dans l’établissement et le déploiement des financements innovants et dans la construction d’une nouvelle architecture de l’aide».
Le Commonwealth et l’OIF, dans la perspective de cette démarche conjointe auprès du G20 et de sa présidence actuelle, avaient tenu une réunion spécialement consacrée à ce sujet, le 28 juin 2011, au Cap (Afrique du Sud) , en marge d’une réunion d’un groupe de travail du G20 consacré aux questions de développement, qui se tenait aussi dans la même ville à ce moment-là.
Le rapprochement entre le Commonwealth et l’OIF (organisations longtemps perçues comme antagonistes), entamé ces dernières années, permet de rassembler deux organisations regroupant une bonne partie des composantes des anciens empires coloniaux britannique et français : pour le Commonwealth, ce groupement représente 54 pays (avec certains membres, comme Fidji, actuellement suspendus [depuis septembre 2009] pour faute de retour rapide à la démocratie) pour un total estimé de 2,1 milliards de personnes.
En Océanie, les membres du Commonwealth sont l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, Kiribati, Nauru, Samoa, Tonga, Tuvalu et Vanuatu.
Pour l’OIF, ce sont quelque 56 États et gouvernements, ainsi que 19 observateurs, pour un total estimé à 890 millions de personnes, dont 220 millions de francophones.
Certains États sont aussi membres des deux groupements y compris, pour le Pacifique, Vanuatu, seul État indépendant de cette région à être partiellement francophone.
Les dix autres pays membres des deux organisations sont le Cameroun, le Canada, Chypre, la Dominique, le Ghana, Maurice, le Mozambique, le Rwanda, Sainte-Lucie et les Seychelles.
Parmi les valeurs communes que se reconnaissent désormais les deux groupes figurent en bonne place le développement durable ainsi que la promotion de l’état de droit et de la démocratie, le commerce libéral ainsi que la bonne gouvernance et les libertés fondamentales.
Lors de sa toute récente visite officielle en Australie, le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, avait évoqué avec son homologue Kevin Rudd plusieurs aspects englobant une coopération renforcée entre blocs anglophones et francophones.
À l’issue des entretiens entre les deux hommes, dans un communiqué conjoint, http://www.foreignminister.gov.au/releases/2011/kr_mr_110911.html
Canberra et Paris évoquaient notamment plusieurs zones de convergence, y compris pour l’action humanitaire en Afrique, mais aussi en Océanie.
Cette « collaboration potentielle » était notamment appliquée à des mutualisations entre l’agence australienne internationale d’aide au développement (AusAid) et l’OIF.
D’autres points évoqués concernaient l’organisation de missions d’observateurs à l’occasion d’élections dans les pays membres de l’une ou de l’autre de ces deux organisations.

pad

Rédigé par () le Vendredi 7 Octobre 2011 à 06:08 | Lu 873 fois




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