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Collomb programme son départ du gouvernement pour faire campagne à Lyon en 2020



Paris, France | AFP | mardi 17/09/2018 - Le gouvernement devrait perdre un nouveau poids lourd l'année prochaine: dans un entretien à l'Express, Gérard Collomb annonce qu'il sera candidat à Lyon en 2020 et envisage de quitter son poste de ministre de l'Intérieur après les européennes de 2019 pour faire campagne.

"C'est loin, les municipales. Si d'ici là on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave [rires], je serai candidat à Lyon." Au détour d'un long entretien à L'Express paru mardi, le numéro 2 du gouvernement a mis fin aux spéculations sur son implication dans les futures batailles municipales lyonnaises.
"Je pense que les ministres qui veulent être candidats aux municipales de 2020 devraient pouvoir quitter le gouvernement après la bataille des européennes" de mai 2019, a ajouté M. Collomb, âgé de 71 ans.
"Je ne serai pas ministre de l'Intérieur jusqu'à l'avant-dernier jour. A partir d'une certaine période, il vaut mieux être totalement disponible pour la campagne", a-t-il complété.
Maire de Lyon pendant 16 ans avant d'être nommé en mai 2017 au poste stratégique de ministre de l'Intérieur par Emmanuel Macron, dont il est un des fidèles, Gérard Collomb a choisi d'annoncer son futur départ très en amont, au risque d'ajouter de la confusion à une rentrée déjà agitée pour l'exécutif. 
Suites de l'affaire Benalla, valse hésitation sur l'impôt à la source, cacophonie sur les droits de succession ou encore départ surprise de Nicolas Hulot, autre poids lourd du gouvernement: l'exécutif semble patiner pour cet An II du quinquennat, sur fond de sondages en chute.
Habituel relais discipliné de la parole élyséenne, Gérard Collomb avait d'ailleurs surpris en pointant du doigt le "manque d'humilité" de l'exécutif, le 6 septembre.
"On se dit les choses en face", a assuré le ministre à L'Express à propos d'Emmanuel Macron avec qui il avait jusqu'ici revendiqué une relation "quasi-filiale".
 

- Politiquement affaibli -

 
Cet été, le ministre de l'Intérieur avait été pris dans la tourmente de l'affaire Benalla.
Jurant ne pas connaître l'ex-chargé de mission de l'Elysée et semblant renvoyer les responsabilités aux seuls préfet de police et directeur de cabinet de M. Macron, M. Collomb était sorti de cette séquence politiquement affaibli.
Selon un récent sondage BVA-Mag2Lyon, M. Collomb avait accusé une baisse sensible de 11 points de satisfaction sur son action en tant que ministre de l'Intérieur par rapport à septembre 2017. 
Moqué pour son verbe parfois brouillon, critiqué pour ne pas avoir su couper le cordon avec sa ville de cœur, Gérard Collomb avait maintenu la barre auprès de l'opinion publique en dépit de réformes contestées, surtout à gauche: la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Silt), qui a intégré dans le droit commun des dispositions de l'état d'urgence, ou la loi asile immigration, critiquée au sein même de la majorité parlementaire.
L'annonce de son futur départ, le jour même du lancement officiel de nouveaux renforts pour des quartiers en difficulté, une des mesures-phares de la Police sécurité du quotidien (PSQ), ne devrait pas renforcer son image de "premier flic de France".
La droite a aussitôt tiré à boulets rouges sur le locataire de Beauvau en appelant à son départ séance tenante.
"La France mérite un ministre de l'Intérieur à temps plein et non pas un homme qui ne pense qu'à lui-même et n'exerce sa fonction qu'à temps partiel", a estimé le numéro 3 des Républicains, Guillaume Peltier.  
"Les neuf mois qui s'annoncent ne seront pas une sinécure. Personne ne comprendrait qu'il ne mène pas les chantiers à leur terme avant de s'en aller", a déclaré à l'AFP le patron du syndicat policier Alliance, Jean-Claude Delage, qui voit cependant dans son annonce, une "marque de responsabilité et d'honnêteté".
En affirmant à L'Express vouloir être candidat "à la Ville et à la Métropole", le ministre n'a en outre pas levé toutes les incertitudes concernant son futur retour dans l'arène politique lyonnaise. En 2020, la loi n'autorisera plus le cumul des fonctions de maire et de président de la Métropole de Lyon.

le Mardi 18 Septembre 2018 à 01:58 | Lu 77 fois





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