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Cancer du sein : une organisation américaine accusée de trop vanter la mammographie



Cancer du sein : une organisation américaine accusée de trop vanter la mammographie
PARIS (France), 02 août 2012 (AFP) - Des experts médicaux reprochent à la fondation américaine, qui a popularisé le ruban rose, d'exagérer les mérites des mammographies pour le dépistage du cancer du sein, en omettant d'en évoquer les inconvénients.

Deux experts médicaux accusent la fondation américaine Susan G. Komen for the Cure, qui a créé le fameux ruban rose, de recourir à des "statistiques trompeuses" pour persuader les femmes de faire une mammographie, à l'occasion notamment du mois de sensibilisation au cancer du sein (Octobre rose), dans le British Medical Journal (BMJ).

Les professeurs Lisa Schwartz et Steven Woloshin (Dartmouth Institute, New Hampshire) estiment que la campagne de 2011 de la puissante organisation, a "exagéré le bénéfice de la mammographie sans tenir aucun compte de ses préjudices", comme le surdiagnostic.

Ils critiquent ainsi une affiche de la fondation qui cite un taux de survie de 98% cinq ans après le diagnostic, pour une tumeur décelée suffisamment tôt, contre 23% pour un diagnostic tardif.

Or, selon eux, l'apport du dépistage est en fait modeste pour une femme dans la cinquantaine : pour une femme de 50 ans, la mammographie fait passer le risque de décéder de son cancer dans les dix ans de 0,53% à 0,46%, notent-ils.

L'amélioration des traitements serait davantage efficace actuellement et certains se demandent même si le dépistage par mammographie apporte le moindre avantage, poursuivent-ils.

Ils reprochent également à la fondation de négliger les inconvénients potentiels de ce dépistage qui peut entraîner des examens inutilement pénibles et angoissants. Ainsi, 20 à 50% des femmes, dépistées annuellement sur une décennie, ont été victimes d'une fausse alerte ayant entraîné une biopsie.

Plus important, selon eux, le dépistage génère un surdiagnostic - un surtraitement pour un cancer qui ne se serait jamais manifesté.

Pour chaque vie sauvée, entre deux et dix femmes font l'objet d'un surdiagnostic. Elles ne peuvent donc tirer de bénéfice des traitements inutiles qui en découlent, mais en subissent les méfaits.

"Une détection précoce permet un traitement précoce, ce qui donne aux femmes les meilleures chances de survivre au cancer du sein", insiste la fondation en réponse au commentaire du BMJ.

"Tout le monde s'accorde à dire que la mammographie n'est pas parfaite, mais c'est le meilleur outil de détection largement disponible que nous ayons", relève Chandini Portteus de la fondation Komen qui investit des millions de dollars afin de faire progresser la recherche dans le domaine du diagnostic.

En France, le dépistage organisé du cancer du sein est proposé tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans.

BC/mc

Rédigé par AFP le Jeudi 2 Août 2012 à 12:46 | Lu 673 fois





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