Tahiti Infos

Cancer du sein : la surcharge pondérale augmente le risque d'un second cancer


Cancer du sein : la surcharge pondérale augmente le risque d'un second cancer
PARIS, 9 août 2012 (AFP) - Le surpoids et l'obésité, qui touchent près d'un adulte français sur deux, augmentent sensiblement le risque d'un second cancer après un cancer du sein, selon une étude publiée jeudi.

L'augmentation atteint 96% pour le cancer de l'endomètre (utérus), 89% pour le cancer colorectal et 37% pour un cancer à l'autre sein, indique l'étude réalisée par des chercheurs français faisant partie du Réseau NACRe (Réseau National Alimentation Cancer recherche) en collaboration avec une équipe de l'Imperial College à Londress.

Les chercheurs sont parvenus à cette conclusion en analysant les résultats de 13 études effectuées ces dernières années.

"Nous avons trouvé une augmentation de risque significative pour les personnes atteintes d'une surcharge pondérale", commente le Dr Nathalie Druesne-Pecollo de l'unité mixte de recherche Inra-Inserm-Cnam-Université de Paris 13 qui a participé à l'étude.

Elle ajoute que la simple augmentation de l'indice de masse corporelle (IMC) de 5 points augmente le risque d'un second cancer du sein de 12%.

Pour la même augmentation de l'IMC, le risque d'un second cancer de l'endomètre augmente de 46%.

Déja pointée du doigt dans les maladies cardiovasculaires ou le diabète, la surcharge pondérale est également associée à une augmentation du risque de plusieurs cancers primaires dont ceux de l'oesophage, de l'endomètre, du rein, du colon et du sein après la ménopause.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme avec 53.000 nouveaux cas estimés en France en 2011. Ces femmes ont un risque de développer un second cancer primaire majoré de 15 à 25% au total, tous facteurs de risques confondus (jeune âge au diagnostic, prédispositions génétiques et surcharge pondérale).

"Les résultats de l'étude soulignent l'importance des politiques de prévention visant à réduire le surpoids et l'obésité", souligne l'étude publiée dans la revue Breast Cancer Research and Treatment, avant d'inviter les professionnels de santé à encourager leurs patientes à risque à surveiller leur régime alimentaire et à pratiquer des activités physiques.

ez/fa/phc

Rédigé par AFP le Jeudi 9 Août 2012 à 06:09 | Lu 500 fois