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Benalla: Philippe défend Macron dans une Assemblée électrique



Paris, France | AFP | mardi 24/07/2018 - Emmanuel Macron toujours mutique, Édouard Philippe s'est employé à défendre l'exécutif mardi en relativisant l'affaire Benalla, lors d'une séance électrique de questions au gouvernement à l'Assemblée, alors que les auditions se poursuivent et que le dépôt d'une motion de censure est en vue.

C'est dans une atmosphère très tendue que le Premier ministre a brisé le silence de l'exécutif dans l'affaire Benalla. "Une dérive individuelle" et non pas "une affaire d’État", a soutenu M. Philippe sous les ovations du groupe En Marche et les quolibets de l'opposition.
"Rien n'a été masqué, rien n'a été omis", a assuré le Premier ministre, soumis au feu roulant de questions des chefs de groupe, de Christian Jacob (LR) à Valérie Rabault (PS) en passant par André Chassaigne (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (LFI) et le premier secrétaire du PS Olivier Faure qui a dénoncé "un clan qui s'autorise tout" autour du chef de l’État.
M. Philippe a admis des "questions" sur la "proportionnalité" de la sanction infligée début mai à M. Benalla, une simple mise à pied de 15 jours après avoir frappé des manifestants le 1er mai pour ce proche collaborateur d'Emmanuel Macron. Mais "la célérité" de la réponse n'est "pas contestable", a-t-il assuré.
L'exercice se poursuivra au Sénat où une nouvelle séance de questions d'actualité est prévue, à 16h45. Dans le même temps, un premier membre de l'Élysée, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, sera entendu par la Commission d'enquête de l'Assemblée à 16H30.
Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler, bras droit du chef de l’État, répondra pour sa part jeudi aux questions des sénateurs, signe que l'affaire tutoie bien les sommets. Le Sénat entendra auparavant Gérard Collomb, qui s'est déjà plié aux questions des députés lundi matin.
La tension n'est pas près de retomber au parlement: le président du groupe LR Christian Jacob a annoncé le dépôt d'une motion de censure contre le gouvernement, probablement la semaine prochaine, afin qu'il "s'explique".
Elle a peu de chance d'être votée au vu de la très large majorité LREM-MoDem. Mais avec un groupe LR de 103 membres pour 58 signatures requises, son dépôt semble cependant acquis, avec un long débat en perspective pour Édouard Philippe.
La France insoumise, qui cherche à déposer sa propre motion avec l'appui des communistes et des socialistes, n'a pas exclu de voter le texte LR. "Vous avez dit que l'opposition ne cherchait pas la vérité mais la crise", a déjà accusé Jean-Luc Mélenchon mardi : "La crise est là, la vérité se dérobe".
Les oppositions, profitant d'une majorité "au début perdue" selon les mots d'une source gouvernementale, ont provoqué de sérieuses secousses à l'Assemblée, provoquant le renvoi à la rentrée de l'examen du projet de loi constitutionnel. 
A l'image d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe s'était montré jusque-là d'une remarquable réserve, malgré les coups de boutoir de droite et de gauche lui demandant de venir s'expliquer au plus vite dans l'hémicycle.
Armée d'un argumentaire censé démonter "les privilèges d'Alexandre Benalla", la macronie monte crescendo au créneau pour réfuter à l'unisson toute "affaire d’État" et évoquer une "dérive individuelle".
Cette ligne a de nouveau été tracée mardi lors de l'habituel petit-déjeuner de la majorité à Matignon, auquel ont participé les patrons du groupe La République en Marche, Richard Ferrand, et MoDem, Marc Fesneau, ainsi que le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner. Le Premier ministre s'est ensuite rendu à la réunion hebdomadaire des députés LREM, à huis clos, où il a accusé les oppositions "de ne pas vouloir la vérité mais la crise", en prélude d'une après-midi orageuse.
Une partie de cette attente fébrile avait été désamorcée par l'audition lundi du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb devant la commission des Lois de l'Assemblée, dotée pour cette occasion exceptionnelle de prérogatives d'enquête. 
Le ministre d’État a nié avoir commis une quelconque faute dans la gestion de cette affaire et a imputé les éventuels manquements notamment au préfet de police Michel Delpuech. Qui, dans la foulée, s'est défendu pied à pied et à renvoyé Élysée et place Beauvau à leurs responsabilités.
Mardi, un haut responsable policier a dû rétropédaler après son audition lundi soir, dans laquelle il avait laissé entendre que M. Benalla avait assisté à des réunions sécuritaires durant la période où il était censé être suspendu. Il pourrait éventuellement être auditionné de nouveau.

le Mardi 24 Juillet 2018 à 05:58 | Lu 534 fois




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