Tahiti, le 19 mars 2026 - Le 7e concours d’éloquence organisé par l’Université de la Polynésie s’est déroulé mercredi soir. Douze étudiants se sont succédé sur scène, démontrant leur talent oratoire à travers des discours passionnés et engagés.
À la tombée de la nuit, mercredi, le campus de l’Université de la Polynésie française (UPF) s’anime. Devant l’amphithéâtre, les discussions s’estompent peu à peu à mesure que chacun s’installe sur son siège. Chaque candidat n’a qu’un micro-casque. Les mots vont devoir occuper tout l’espace. Chacun aura entre 5 et 10 minutes pour être écouté et entendu et espérer remporter le concours d’éloquence de l’UPF 2026.
Ils sont douze à se succéder sur scène : huit étudiants de l’UPF et quatre venus de l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Douze voix, douze histoires, douze façons d’habiter la parole. Dès les premiers mots, chacun donne le ton. Joshua Ouillemon-Chung ouvre une parenthèse sur lui-même et sur ses racines. Il fait voyager le public entre Nouvelle-Calédonie et Polynésie, son héritage et son identité. “L’océan ne nous sépare pas, il nous relie”, glisse-t-il. Ce dernier avait gagné le prix de l’éloquence de l’Université de la Nouvelle-Calédonie, ce qui lui avait permis d’avoir le voyage pour Papeete offert par la compagnie aérienne Aircalin, partenaire de l’événement à l’UPF également. C’est pour lui une première en Polynésie dont sa mère est originaire. “Mon âme parle le tahitien et dans mon sang coule le Fenua. Je connaissais cette terre sans l’avoir embrassée”, dit-il.
Des sujets profonds et personnels
La question de la paix revient dans plusieurs prises de parole d’autres camarades. Loïs Saoulo livre un témoignage marqué par la perte de son enfant et de la paix qu’il a essayé de retrouver. Camille Gérard prolonge cette réflexion en invitant à “cultiver la paix” au quotidien.
Certains candidats choisissent d’aborder des émotions plus conflictuelles. Vaimiti Alibert développe le thème de la rancune, tandis que Pierre Boutonnet porte son discours sur l’injustice. Malgré un trou de mémoire, il réussit à emballer le public. Matt Lippens-Cordero, lui, centre son discours sur la parole comme une arme, en défendant l’idée qu’il ne faut “pas frapper fort, mais juste”.
D’autres interventions s’appuient sur des parcours de vie. Ombeliane Cartoon raconte l’histoire de ses grands-parents, originaires de l’île de Java en Indonésie, et évoque la disparition de son grand-père avec une réflexion sur le temps qui passe. Inivaiterai Vanaa aborde également un sujet intime en parlant de sa mère décédée, rappelant l’importance de profiter de ses proches.
La différence est au cœur du discours d’Aroarii Ehlinger Teriitehau, tandis que Heimiti Bigey traite de la misandrie. Elle commence avec humour avant d’adopter un ton plus sérieux. Anna Morati, de son côté, critique subtilement l’exhibition et la recherche de visibilité.
Joshua Ouillemon-Chung, grand vainqueur
Enfin, Tamaeva Tapage propose un sujet plus léger en apparence : l’ennui. Il explique en quoi il peut être bénéfique et parvient à faire réagir le public avec des situations du quotidien.
Le jury était composé de Gerbert Bouyssou, Stéphanie Colas, Tepoe Fau’a, Tauhani Lesca, Heimanu Manutahi et Marina Demoy-Schneider. À l’issue de la soirée, le classement est le suivant : Joshua Ouillemon-Chung remporte le concours et le prix du public. Matt Lippens-Cordero arrive en deuxième position. Anna Morati complète le podium.
Au-delà du classement, c’est une autre victoire qui s’est dessinée. Celle d’une jeunesse qui prend la parole, qui se livre et qui transforme ses expériences en messages de valeurs. Ce mercredi soir, à l’UPF, il était surtout question d’oser être entendu.
À la tombée de la nuit, mercredi, le campus de l’Université de la Polynésie française (UPF) s’anime. Devant l’amphithéâtre, les discussions s’estompent peu à peu à mesure que chacun s’installe sur son siège. Chaque candidat n’a qu’un micro-casque. Les mots vont devoir occuper tout l’espace. Chacun aura entre 5 et 10 minutes pour être écouté et entendu et espérer remporter le concours d’éloquence de l’UPF 2026.
Ils sont douze à se succéder sur scène : huit étudiants de l’UPF et quatre venus de l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Douze voix, douze histoires, douze façons d’habiter la parole. Dès les premiers mots, chacun donne le ton. Joshua Ouillemon-Chung ouvre une parenthèse sur lui-même et sur ses racines. Il fait voyager le public entre Nouvelle-Calédonie et Polynésie, son héritage et son identité. “L’océan ne nous sépare pas, il nous relie”, glisse-t-il. Ce dernier avait gagné le prix de l’éloquence de l’Université de la Nouvelle-Calédonie, ce qui lui avait permis d’avoir le voyage pour Papeete offert par la compagnie aérienne Aircalin, partenaire de l’événement à l’UPF également. C’est pour lui une première en Polynésie dont sa mère est originaire. “Mon âme parle le tahitien et dans mon sang coule le Fenua. Je connaissais cette terre sans l’avoir embrassée”, dit-il.
Des sujets profonds et personnels
La question de la paix revient dans plusieurs prises de parole d’autres camarades. Loïs Saoulo livre un témoignage marqué par la perte de son enfant et de la paix qu’il a essayé de retrouver. Camille Gérard prolonge cette réflexion en invitant à “cultiver la paix” au quotidien.
Certains candidats choisissent d’aborder des émotions plus conflictuelles. Vaimiti Alibert développe le thème de la rancune, tandis que Pierre Boutonnet porte son discours sur l’injustice. Malgré un trou de mémoire, il réussit à emballer le public. Matt Lippens-Cordero, lui, centre son discours sur la parole comme une arme, en défendant l’idée qu’il ne faut “pas frapper fort, mais juste”.
D’autres interventions s’appuient sur des parcours de vie. Ombeliane Cartoon raconte l’histoire de ses grands-parents, originaires de l’île de Java en Indonésie, et évoque la disparition de son grand-père avec une réflexion sur le temps qui passe. Inivaiterai Vanaa aborde également un sujet intime en parlant de sa mère décédée, rappelant l’importance de profiter de ses proches.
La différence est au cœur du discours d’Aroarii Ehlinger Teriitehau, tandis que Heimiti Bigey traite de la misandrie. Elle commence avec humour avant d’adopter un ton plus sérieux. Anna Morati, de son côté, critique subtilement l’exhibition et la recherche de visibilité.
Joshua Ouillemon-Chung, grand vainqueur
Enfin, Tamaeva Tapage propose un sujet plus léger en apparence : l’ennui. Il explique en quoi il peut être bénéfique et parvient à faire réagir le public avec des situations du quotidien.
Le jury était composé de Gerbert Bouyssou, Stéphanie Colas, Tepoe Fau’a, Tauhani Lesca, Heimanu Manutahi et Marina Demoy-Schneider. À l’issue de la soirée, le classement est le suivant : Joshua Ouillemon-Chung remporte le concours et le prix du public. Matt Lippens-Cordero arrive en deuxième position. Anna Morati complète le podium.
Au-delà du classement, c’est une autre victoire qui s’est dessinée. Celle d’une jeunesse qui prend la parole, qui se livre et qui transforme ses expériences en messages de valeurs. Ce mercredi soir, à l’UPF, il était surtout question d’oser être entendu.
































